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Cecilia veut du changement

Photo de Cecilia« L'Argentine possède l'un des taux d'infection au VIH les plus élevés de l'Amérique latine, » dit Cecilia Correa, une psychologue spécialiste des adolescents et des enfants, qui travaille pour éduquer les jeunes, en particulier les filles, sur la manière de se protéger contre le VIH/Sida.

Cecilia, qui est médecin pour la Fondation pour les études et la recherche sur les femmes, une agence non gouvernementales basée à Buenos Aires, est venue à la Session extraordinaire des Nations Unies sur le VIH/Sida afin de pouvoir exprimer ses inquiétudes quant à l'impact de l'épidémie sur son pays.

« Les Nations Unies prennent le risque de déclarer qu'il s'agit d'un problème universel et que quelque chose doit être fait pour le résoudre, » commente Cecilia. Elle a espéré que le gouvernement argentin adopterait de nouvelles approches après que sa délégation a eu rencontré d'autres dirigeants politiques venus à New York pour élaborer une stratégie de lutte mondiale contre la pandémie.

Les délégués de plus de 150 nations, y compris 26 chefs d'état et de gouvernement, ont entendu des chiffres ahurissants sur les effets de la pandémie. Ils ont aussi entendu des appels fermes à une action concrête pour endiguer la propagation de la maladie et aider tous ceux qui en ont besoin, en particulier ceux qui n'ont pas accès aux traitements. La Session extraordinaire a adopté une Déclaration d'engagement, un solide plan d'action pour l'avenir, qui demande l'adoption de stratégies nationales et de projets de financement pour lutter contre le VIH/Sida.

Cecilia souhaite changer la stigmatisation associé aux VIH et au Sida dans son pays, en coordonnant le tout premier Réseau national de la jeunesse pour la santé sexuelle et reproductive. Cecilia n'est pas elle-même séropositive, mais elle dit que le virus frappe trop près de chez elle pour pouvoir être ignoré.

En Argentine, le nombre de cas d'infection au VIH a sensiblement augmenté au cours des dix dernières années. Cecilia pense que les jeunes femmes sont extrêmement vulnérables, étant donné qu'il y a un homme pour six femmes infectées par le VIH. « Les femmes sont plus vulnérables car on ne leur apprend rien sur la protection des rapports sexuels et elles ont trop effrayées et gênées pour poser, à leurs parents ou à d'autres adultes, des questions en rapport avec le comportement sexuel, » explique-t-elle.

Depuis, 1992, Cecilia a aidé à former de nombreux jeunes gens pour qu'ils deviennent à leur tour des conseillers. Elle défend l'idée que la plus jeune génération d'argentins est plus à l'aise lorsque conseillée sur la protection des rapports sexuels, la grossesse et les dangers du VIH et du Sida par d'autres jeunes plutôt que par des gens plus âgés.

Cecilia sourit fièrement lorsqu'elle déclare, « Je suis ici à New York, aux Nations Unies, afin que nous puissions tous dire au reste du monde 'Nous sommes ici et nous allons aidé à combattre le Sida!'. »


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