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Joey se bât contre la discrimination

Photo de JoeyTrès tôt dans sa vie, Joey DiPaolo a découvert le genre de discrimination auquel font face les jeunes gens séropositifs. Il n'avait que dix ans lorsque des centaines de personnes ont protesté et manifesté pour l'empêcher d'aller à l'école publique de Staten Island, un quartier de la ville de New York.

Né le 5 septembre 1979, Joey a contracté le Sida à quatre ans. Une malformation congénitale du coeur ayant été diagnostiquée lorsqu'il était bébé, Joey a subi une opération à coeur ouvert en 1984. Quatre ans plus tard, après des complications médicales, un diagnostic a révélé qu'il avait le Sida, en raison du sang contanimé qui lui avait été transfusé pendant l'opération. Le médecin a dit à la famille de Joey que celui avait un an à vivre et que s'ils étaient malins, ils ne parleraient à personne de sa maladie.

La famille DiPaolo a vaicu dans le silence le plus absolu jusqu'en 1990, lorsque Joey, qui avait alors 10 ans, tomba si sévèrement malade que les médecins ne lui donnèrent que 48 heures à vivre. Son amour de la vie et son solide état d'esprit l'ont aidé à survivre. L'incident l'a également convaincu qu'il ne voulait plus vivre en portant ce secret. « Je voulais que mes amis connaissent la vérité ».

Lorsque Joey a révélé la vérité, sa photo est apparue en couverture de New York Newsday, dans un article sur les enfants souffrant du Sida, qui a produit une levée de boucliers dans son école. Les parents de l'endroit étaient effrayés et en colère, ils ne voulaient pas que Joey aille à l'école avec leurs enfants. Bien que les manifestations et les menaces aient echoué et que Joey soit rapidement retourné à l'école, la discrimination dont il a alors été l'objet - et dont il est toujours l'objet aujourd'hui - a eu sur lui un impact profond.

Joey a maintenant 22 ans et explique que sa mission est « d'aider à lutter pour les droits des enfants et des adultes malades, afin qu'ils ne fassent l'objet d'aucune discrimination comme cela m'est arrivé. » Il est devenu le porte-parole pour les personnes vivant avec le VIH/Sida et a rencontré des étudiants de tous les âges dans l'espoir de les éduquer sur la maladie. La vie de Joey a même été présentée dans un reportage spécial de la chaine télé HBO, « Frères de sang, l'histoire de Joey DiPaolo », qui a reçu le prix Cable Ace en 1993.

En 1996, Joey et sa mère, Carol, ont créé la Fondation Joey DiPaolo, Inc. Elle s'occupe d'Adolescents mis au défi, un programme qui sponsorise annuellement un camp de vacances, au nord de l'état de New York, pour des enfants de 13 à 19 ans, souffrant du VIH/Sida. « J'ai créé ce programme parce que la plupart des ados qui sont séropositifs vivent dans le secret. Ils ont trop peur de la discrimination qu'ils auront à subir si leurs amis et leur communauté apprennent qu'ils sont malades, » explique Joey. « Au camp de vacances, les enfants sont rassurés de savoir qu'il y a d'autres enfants qui traversent les mêmes choses qu'eux. »

Le Programme Adolescents mis au défi est principalement financé par des dons et des collectes de fonds. « Notre programme pilote a eu lieu l'année dernière et il s'est vraiment bien passé, » explique Joey. La plupart des participants sont des enfants de banlieue de New York ou du New Jersey, mais certains viennent d'aussi loin que de Floride. Joey dit que la meilleure chose dans ce camp de vacances est que « les enfants passent une semaine sans vivre dans la crainte. »

Joey est venu à la Session extraordinaire des Nations Unies sur le VIH/Sida parce qu'il était heureux et motivé par le fait que les Nations Unies essayent de changer les choses dans le combat contre cette terrible maladie. « L'ONU fournit des directives mondiales. Je n'ai jamais vu un politicien profiter de l'occasion et prendre position comme l'a fait le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. C'est un homme qui inspire beaucoup, » commente Joey. « Il est temps que les gens commencent à réaliser que cette maladie est là depuis 20 ans et qu'elle ne s'atténue pas du tout. Si nous nous rassemblons tous, ici, aux Nations Unies, nous pouvons changer les choses. »


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