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La session du Comité pour l’élimination
de la discrimination à l’égard des femmes
(CEDEF) se tient du 16 janvier au 3 février. Les 23 experts
indépendants qui composent le Comité se pencheront
sur la condition de la femme dans les huit pays suivants : Australie,
Cambodge, Érythrée, l’ex-République
yougoslave de Macédoine, Mali, Thaïlande, Togo et
Venezuela.
Ces pays, qui sont parties à la Convention sur l’élimination
de toutes les formes de discrimination à l’égard
des femmes, se sont engagés à prendre des mesures
juridiques, administratives et autres pour permettre à
leur citoyennes de jouir de leurs droits fondamentaux. Ces huit
pays feront ainsi le bilan de leurs efforts en faveur de la
promotion de la femme dans différents domaines comme
l’accès à l’éducation, aux
soins de santé génésique, la participation
à la vie publique et politique et au développement
économique et social de leur pays. À leur tour,
les experts leur feront part de leurs préoccupations
et formuleront des recommandations générales.
La
Convention a été adoptée par l’Assemblée
générale en 1979 et est entrée en
vigueur en 1981. Elle compte 180 États parties
et figure ainsi parmi les instruments internationaux de
protection des droits de l’homme qui ont recueilli
le plus grand nombre de ratifications. Son Protocole facultatif,
qui est entré en vigueur le 22 décembre
2000, permet désormais aux femmes victimes de discrimination
fondée sur le sexe de déposer des plaintes
auprès du Comité. Les États qui ont
ratifié le Protocole reconnaissent la compétence
du Comité à recevoir et examiner des plaintes
émanant d’individus ou de groupes de personnes
dès lors que tous les recours nationaux ont été
épuisés. À ce jour, le Protocole
compte 70 États parties. |
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