action de l'onu contre le
terrorisme

Actions de l'Assemblée générale

« La Stratégie antiterroriste mondiale va venir s’ajouter au cadre juridique de l’Assemblée générale en offrant des mesures pratiques et orientées vers l’action… »
Sheikha Haya Rashed Al Khalifa,
Présidente de la 61e session de l'Agence générale
à l'occasion de la présentation de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, le 19 septembre 2006

Actions antiterroristes de l'Assemblée générale

Ces dernières années, les Etats Membres ont fait progresser leurs travaux sur le contre-terrorisme par l'entremise de l'Assemblée générale, et ce tant au plan juridique qu'opérationnel. L'établissement de normes par l'Assemblée a été marqué par des succès récents avec l'adoption de conventions destinées à enrayer le financement du terrorisme, les attentats à la bombe et l'accès au matériel nucléaire. Le travail effectué par les Etats Membres pour renforcer la coordination des actions antiterroristes a connu son point culminant avec l'adoption toute récente de la première Stratégie antiterroriste mondiale.

L'Assemblée générale considère le terrorisme comme un problème international depuis 1972. Dans les années 1970 et 1980, elle y a répondu par des résolutions. Pendant cette même période, elle a également adopté deux conventions ayant trait au contre-terrorisme : la Convention sur la prévention et la répression des infractions contre les personnes jouissant d'une protection internationale en 1973 et la Convention internationale contre la prise d'otages en 1979.

C'est en décembre 1994 que l'Assemblée a une fois de plus attiré l'attention sur ce fléau dans sa Déclaration sur les mesures visant à éliminer le terrorisme international. Un supplément à cette déclaration nommait un comité spécial sur le terrorisme en 1996. Depuis son adoption, l'Assemblée s'est constamment préoccupée de cette question.

Au cours des dernières années, dans le cadre du Comité spécial (sur le terrorisme) de l'Assemblée et du Groupe de travail de la Sixième Commission, des progrès considérables ont été accomplis dans l'élaboration d'instruments internationaux. Depuis 1997, les Etats Membres ont achevé l'élaboration de trois traités antiterroristes spécifiques couvrant des activités précises : la Convention internationale pour la répression des attentats terroristes à l'explosif de 1997, la Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme de 1999 et la Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire.

A l'heure actuelle, les Etats Membres sont en train de négocier un projet de convention globale sur le terrorisme international. Celle-ci viendrait s'ajouter au cadre actuel d'instruments antiterroristes internationaux.

Au Sommet de septembre 2005, les dirigeants du monde ont condamné sans équivoque le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu'en soient le lieu, les auteurs ou les buts. Le Sommet s'est appuyé sur cette plate-forme historique pour demander aux Etats Membres de s'efforcer, par l'entremise de l'Assemblée générale, d'adopter une stratégie antiterroriste (sur base des recommandations du Secrétaire général) qui proposerait des réponses globales, coordonnées et cohérentes au terrorisme aux niveaux national, régional et international.

Suite à cela, le Secrétaire général Kofi Annan a soumis un ensemble de recommandations à l'Assemblée générale, dans un rapport daté du 2 mai 2006. Ces dernières ont servi de base pour une série de consultations par les Etats Membres qui a débouché sur l'adoption d'une « Stratégie antiterroriste mondiale pour les Nations Unies ». Celle-ci se présente sous forme d'une résolution (A/RES/60/288) avec en annexe un plan d'action. Avec cette stratégie, l'Assemblée générale réaffirmait et renforçait de façon concrète son rôle dans le contre-terrorisme. La stratégie appelle aussi l'Assemblée à assurer le suivi de la mise en ouvre et à procéder à des examens et des mises à jour périodiques. Le premier de ces examens est prévu pour la 62e session de l'Assemblée générale.