action de l'onu contre le
terrorisme

Actions de l'Assemblée générale

« Le terrorisme continue de menacer la sécurité mondiale. Malgré les efforts sans cesse déployés par l'Organisation des Nations Unies, les États Membres, les organisations internationales, régionales et sous régionales, ainsi que par la société civile, la menace terroriste continue de s'étendre avec des effets déstabilisateurs et perturbateurs graves qui se font sentir dans le monde entier. L'impact sur nos sociétés, le traumatisme ressenti dans nos vies quotidiennes et la régression du développement social et économique qu'entraînent les actes terroristes sont énormes et ne peuvent être quantifiés. »

Allocution de M. Ali Abdussalam Treki,
Président de la 64e Assemblée générale
à l'occasion du deuxième examen biennal de la
Stratégie mondiale antiterroriste des Nations Unies,
le 8 septembre 2010.

Ces dernières années, les États Membres ont fait progresser leurs travaux sur le contre-terrorisme par l'entremise de l'Assemblée générale, et ce tant au plan juridique qu'opérationnel. L'établissement de normes par l'Assemblée a été marqué par des succès récents avec l'adoption de conventions destinées à enrayer le financement du terrorisme, les attentats à la bombe et l'accès au matériel nucléaire. Le travail effectué par les États Membres pour renforcer la coordination des actions antiterroristes a connu son point culminant avec l'adoption toute récente de la première Stratégie antiterroriste mondiale.

L'Assemblée générale considère le terrorisme comme un problème international depuis 1972. Dans les années 1970 et 1980, elle y a répondu par des résolutions. Pendant cette même période, elle a également adopté deux conventions ayant trait au contre-terrorisme : la Convention sur la prévention et la répression des infractions contre les personnes jouissant d'une protection internationale en 1973 et la Convention internationale contre la prise d'otages en 1979.

Assemblée généraleC'est en décembre 1994 que l'Assemblée a une fois de plus attiré l'attention sur ce fléau dans sa Déclaration sur les mesures visant à éliminer le terrorisme international. Un supplément à cette déclaration nommait un comité spécial sur le terrorisme en 1996. Depuis son adoption, l'Assemblée s'est constamment préoccupée de cette question.

Au cours des dernières années, dans le cadre du Comité spécial (sur le terrorisme) de l'Assemblée et du Groupe de travail de la Sixième Commission, des progrès considérables ont été accomplis dans l'élaboration d'instruments internationaux. Depuis 1997, les États Membres ont achevé l'élaboration de trois traités antiterroristes spécifiques couvrant des activités précises : la Convention internationale pour la répression des attentats terroristes à l'explosif de 1997, la Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme de 1999 et la Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire.

À l'heure actuelle, les États Membres sont en train de négocier un projet de convention globale sur le terrorisme international. Celle-ci viendrait s'ajouter au cadre actuel d'instruments antiterroristes internationaux.

Au Sommet de septembre 2005, les dirigeants du monde ont condamné sans équivoque le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu'en soient le lieu, les auteurs ou les buts. Le Sommet s'est appuyé sur cette plate-forme historique pour demander aux États Membres de s'efforcer, par l'entremise de l'Assemblée générale, d'adopter une stratégie antiterroriste (sur base des recommandations du Secrétaire général) qui proposerait des réponses globales, coordonnées et cohérentes au terrorisme aux niveaux national, régional et international.

Suite à cela, le Secrétaire général Kofi Annan a soumis un ensemble de recommandations à l'Assemblée générale, dans un rapport daté du 2 mai 2006. Ces dernières ont servi de base pour une série de consultations par les États Membres qui a débouché sur l'adoption d'une « Stratégie antiterroriste mondiale pour les Nations Unies ». Celle-ci se présente sous forme d'une résolution (A/RES/60/288) avec en annexe un plan d'action. Avec cette stratégie, l'Assemblée générale réaffirmait et renforçait de façon concrète son rôle dans le contre-terrorisme. La stratégie appelle aussi l'Assemblée à assurer le suivi de la mise en ouvre et à procéder à des examens et des mises à jour périodiques. Le premier de ces examens est prévu pour la 62e session de l'Assemblée générale.

Comme contribution au premier examen de la mise en oeuvre de la Stratégie effectué par les États Membres les 4 et 5 septembre 2008, le Secrétaire général Ban Ki-moon a établi un rapport sur les activités menées par le système des Nations Unies pour mettre en oeuvre la Stratégie. Il a également convoqué le 9 septembre 2008 un colloque sur le soutien aux victimes du terrorisme. Pour le deuxième examen de cette mise en oeuvre effectué le 8 septembre 2010, le Secrétaire général a publié un deuxième rapport sur les activités menées par le système des Nations Unies pour mettre en oeuvre la Stratégie mondiale antiterroriste.