Accueil ONU Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés

FOIRE AUX QUESTIONS

1. Quel est le mandat du Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés ? Réponse

2. Pouvez-vous nous donner des statistiques qui reflèteraient l'étendue du problème ? Réponse

3. Combien d’enfants sont obligés de servir comme enfants soldats à travers le monde ? Réponse

4. Ces enfants peuvent-ils être désarmés, démobilisés et réinsérés avec succès dans la société ? Réponse

5. Est-il vrai que le plus grand nombre de réfugiés et déplacés internes sont des enfants ? Réponse

6. Comment se fait-il que les traités internationaux existant en la matière ne fonctionnent pas ? Réponse

7. Que font les Nations Unies pour améliorer la vie des enfants dans le cadre d’un conflit armé ? Réponse

8. Que fait-on pour mobiliser les jeunes du monde entier afin qu’ils défendent les autres enfants ? Réponse

9. Que puis-je faire pour aider ? Réponse

1. Quel est le mandat du Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés ?

Mon mandat, en tant que Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, consiste, en résumé, à promouvoir la protection, les droits et le bien-être des enfants dans toutes les phases du conflit : de manière préventive, avant que le conflit n’éclate, mais également pendant le conflit ainsi qu'après les conflits. En tant que défenseur public des enfants brutalisés et maltraités dans les situations de conflits armés et pendant l’après-guerre, je me consacre à faire prendre conscience du problème et mobiliser la communauté internationale pour qu'elle agisse. J’ai également promu l’application de normes internationales ainsi que les valeurs locales traditionnelles pour assurer la protection des enfants en temps de conflits. De plus, j’engage des actions de diplomatie politique et humanitaire et je propose des initiatives concrètes pour la protection des enfants pendant les guerres. D'ici la fin de mon mandat, j’espère que j’aurai réussi à largement faire prendre conscience du destin auquel sont confrontés les enfants affectés par les conflits armés. Enfin, j’espère que l’indignation mondiale face aux innombrables atrocités aboutira à un mouvement global de refus.


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2. Pouvez-vous nous donner des statistiques qui reflèteraient l'étendue du problème ?

Au cours de la dernière décennie, 2 millions d’enfants sont morts dans les conflits armés. Plus d’1 million sont devenus orphelins, plus de 6 millions ont été gravement blessés ou sont devenus à jamais invalides et plus de 10 millions ont subi, depuis lors, de graves traumatismes psychologiques. Aujourd’hui, dans environ 50 pays à travers le monde, des enfants souffrent lors de conflits armés et dans la période d’après-guerre. Des enfants sont violés, souffrent d’abus sexuels et sont déracinés de leurs maisons. Actuellement, 20 millions d’enfants sont réfugiés à l’intérieur autant qu’à l’extérieur de leur pays en raison de la guerre. Ces enfants sont privés d’une éducation et d’une assistance sanitaire et souffrent de graves cicatrices émotionnelles et de traumatismes persistants; environ 800 enfants meurent ou sont mutilés par des mines antipersonnel chaque mois.


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3. Combien d’enfants sont obligés de servir comme enfants soldats à travers le monde ?

Actuellement, environ 300.000 mineurs de moins de 18 ans sont exploités comme enfants soldats dans 30 zones de conflits à travers le monde. C’est un phénomène mondial qui affecte des enfants de pays aussi éloignés que le Sri Lanka, la Colombie, le Myanmar, la Tchétchénie, et le continent Africain (par exemple, la Sierra Leone, la République démocratique du Congo et le Soudan). Le Protocole additionnel facultatif de la Convention relative aux Droits de l’enfant qui porte sur l’implication des enfants dans les conflits armés – un consensus international entré en vigueur le 12 février 2002 relève l’âge limite de recrutement obligatoire et de déploiement des participants dans les conflits armés de 15 à 18 ans- est une phase primordiale de cette campagne. Cela nous permet de concentrer nos énergies et notre action sur la diminution du nombre d'enfants soldats dans le monde.


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4. Ces enfants peuvent-ils être désarmés, démobilisés et réinsérés avec succès dans la société ?

La réinsertion des enfants soldats dans une communauté où ils ont pu être responsables de la perte de vies humaines, de blessures ou de destructions matérielles, est évidemment une tâche complexe. Cependant en ce qui concerne les séquelles de la guerre, les efforts énergiques de gouvernements et de la société civile ont montré que les communautés peuvent vraiment faire disparaître ces abus particulièrement traumatisants. Au Mozambique et au Libéria, par exemple, une orientation psychiatrique professionnelles associée à des efforts pour rattraper le programme scolaire et la formation professionnelle ont donné à d'ex-enfants soldats une seconde chance pour qu’ils donnent du sens à leur vie et qu’ils acquièrent des aptitudes afin de participer activement à la société. Un travail similaire est en cours en Sierra Leone. Nous devons faire pression sur nos gouvernements pour les engager à mettre en place des programmes efficaces et structurés de démobilisation et de réinsertion dans la société d'ex-enfants soldats et ceci afin d'éviter la possibilité qu'ils ne retombent à nouveau dans la violence.


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5. Est-il vrai que le plus grand nombre de réfugiés et de déplacés internes sont des enfants?

Oui. En effet, plus de la moitié des déplacés dans le monde sont des enfants. La plupart des personnes fuyant les conflits armés le font à l'intérieur des frontières de leur pays. Ils ne peuvent ou ne veulent abandonner leur terre natale et les pays d'asiles se montrent de moins en moins disposer à les recevoir. Plus de 25 millions de personnes se trouvent déplacées à l'intérieur de leurs propres frontières nationales, alors qu'il y a moins de 12 millions de réfugiés enregistrés par le Haut commissariat pour les réfugiés des Nations Unies (HCR). Au cours de mes missions dans les pays affectés par la guerre j'ai été directement témoin des conditions de vie profondément pénibles et précaires de ces déplacés internes en particulier des femmes et des enfants.


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6. Comment se fait-il que les traités internationaux qui existent en la matière ne fonctionnent pas ?

Même si nous pouvons nous féliciter de la panoplie de documents internationaux qui défendent les droits de l'enfant, comme la Convention relative aux Droits de l'enfant, les Conventions de Genève, d'épouvantables abus continuent néanmoins d'être commis régulièrement. Bien que différents belligérants se soient engagés personnellement en ma présence à respecter les traités internationaux, je suis parfaitement conscient que l’engagement est une chose et que l’application en est une autre. C’est à la communauté internationale qu’il appartient d’exercer une pression politique pour identifier, mettre en évidence et refuser de soutenir des groupes armés qui continuent de maltraiter les enfants. Nous devons également renforcer un autre pilier de la protection, en refusant catégoriquement que les normes locales autorisent les mauvais traitements sur les enfants sous pretexte qu'ils font partie des règles de la guerre. Naturellement, les mots à eux seuls ne peuvent sauver les enfants en danger : il faut s'attacher à les appliquer.


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7 . Que font les Nations Unies pour améliorer la vie des enfants dans le cadre de conflits armés ?

L'Organisation des Nations Unies a entrepris très sérieusement de protéger les enfants qui se retrouvent impliqués dans un conflit armé. Depuis la ratification par tous les États membres (à l'exception de deux) de la Convention relative aux Droits de l'enfant deux nouveaux développements ont eu lieu.

D'une part, le vote à l'unanimité en août 1999 par le Conseil de sécurité de la Résolution 1261 sur les Enfants et les conflits armés. Ceci a été un événement clé qui a permis de créer une arme nouvelle et puissante dans la campagne contre les traitements cruels sur les enfants. Le Conseil de sécurité a clairement établit que sauvegarder la protection, les droits et le bien-être des enfants sont des sujets importants qui occupent une place légitime dans les programmes et cela au plus haut niveau.

D’autre part, l'intégration de Conseillers à la protection de l’enfance dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies constitue une innovation importante. Ces civils, spécialistes de la protection des enfants et des Droits de l'homme, travailleront conjointement avec les " casques bleus " afin de garantir que l'on traite les droits de l'enfant de manière prioritaire dans les opérations de maintien de la paix ainsi que dans les programmes de reconstruction.


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8. Que fait-on pour mobiliser les jeunes du monde entier afin qu’ils défendent les autres enfants ?

Je crois depuis longtemps que les jeunes peuvent être les défenseurs les plus efficaces de leurs pairs. C’est pourquoi j’ai toujours demandé instamment aux enfants des nations riches et démocratiques de tendre la main aux jeunes des pays moins avantagés pour créer une sorte de réseau de " jeunes à jeunes ". C’est ainsi que le contact peut être établi entre les écoles, les communautés et les groupes religieux. Les jeunes recevront de cette manière plus d’information sur leurs pairs partout dans le monde, un mouvement de solidarité pourra se développer et les enfants pourront devenir les défenseurs directs de ceux qui souffrent en raison des conflits armés.


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9. Que puis-je faire pour aider ?

Vous pouvez faire beaucoup, tant sur le plan local que national et international pour vous joindre au mouvement mondial qui refuse que les enfants soient maltraités pendant les guerres. Vous pouvez offrir votre appui à une organisation non gouvernementale (ONG) dans votre pays qui travaille dans un domaine spécifique comme la réinsertion des enfants ou les réfugiés. Pourquoi ne pas demander aux membres de votre Parlement local quand votre pays ratifiera le Protocole additionnel facultatif qui élève l’âge du recrutement dans l’armée ? Vous pouvez aussi simplement partager avec d’autres jeunes dans votre pays ce que vous avez appris sur les enfants qui se trouvent dans une situation de conflit armé. Peu importe ce que vous décidez de faire, impliquez-vous !

N'hésitez pas à contacter mon bureau pour obtenir davantage de conseils.


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Page préparée par la Section du site Internet de l'ONU, Département de l'information
avec la collaboration du Centre d'information régional de Bruxelles pour la traduction © Nations Unies 2004