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Secrétaire général
Ban Ki-moon

Contexte du Forum du Secrétaire général
sur la promotion de la santé en case de crise
New York, 15 juin 2009

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, conscient que la santé est le fondement de la prospérité et de la stabilité et une arme contre la pauvreté, a fait de la santé mondiale l’une des priorités de son mandat et décidé de susciter par un effort collectif l’attention des politiques et de rallier les bonnes volontés pour intervenir dans ce domaine.

De vastes difficultés sont encore à relever, aggravées par les crises multiples auxquelles nous faisons face.  L’Organisation des Nations Unies doit joindre ses forces à celles des États Membres, des associations civiles, des entreprises, des donateurs privés et de tous ceux qui se sont montrés résolus à realiser les progrès dont la santé publique a besoin d’urgence.

La santé est fondamentale pour le développement, la paix et la sécurité et l’exercice des droits de l’homme.  Le financement et l’attention politique qu’elle a reçus ces dernières années ont augmenté rapidement, ainsi que le nombre d’intervenants.  Certains domaines ont connu des percées technologiques rapides, des avancées considérables.  Mais le travail de coordination et de délimitation des responsabilités entre intervenants s’est laissé distancer par la multiplication des acteurs et des ressources.  La crise économique actuelle, la crise vivrière et les changements climatiques augurent mal des progrès futurs, notamment quant aux populations les plus vulnérables.  L’épidémie de grippe A (H1N1) est venue nous rappeler une fois encore que le risque sanitaire d’un pays menace tous les autres et qu’il appelle une réponse collective dans le monde entier.  Nous devons nous engager dans une stratégie de pluripartenariats afin de donner un effet maximal aux interventions sur le terrain, surtout au niveau local.

L’Assemblée générale s’est déjà saisie de la problématique de la santé lors des débats thématiques qu’elle a tenus à ses soixante et unième et soixante-deuxième sessions sur les objectifs du Millénaire pour le développement, et lors de ses sessions extraordinaires sur le VIH/sida.  Il est donc opportun de faire de cette seule problématique un sujet à part, en se demandant par exemple comment rendre l’action plus efficace et en améliorer la coordination et la cohérence.  Le Secrétaire général et l’ensemble du système des Nations Unies, ainsi que les États Membres, les associations civiles et le secteur privé, seront appelés à collaborer très étroitement pour obtenir des résultats tangibles.

Forum du Secretaire général

Soucieux de déterminer la voie à suivre, le Secrétaire général a réuni le 15 juin 2009 un Forum sur le thème de la santé mondiale face à la crise, afin d’élever le débat mondial et d’y faire participer les représentants de plusieurs secteurs. On ne peut progresser pas sur le front de la santé avec les seuls ministères; il faut l’appui de tous les intervenants.

Le Forum a fait valoir la nécessité de gérer efficacement les ressources mondiales et de mieux coordonner les interventions si l’on veut répondre aux besoins des populations les plus vulnérables; il a donné aux différentes parties l’occasion d’expliquer comment elles entendent changer le cours des choses et constituer de nouveaux partenariats.

La conférence a commencé par une séance inaugurale ouverte par le Secrétaire général et le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé. Les États Membres, les institutions des Nations Unies, les milieux philanthropiques, le secteur privé et les associations civiles, y compris les organisations représentatives de la base, y ont participé.

Les débats avec les invités à la tribune ont porté sur les thèmes suivants :

  1. Protéger les vulnérables — Débat centré sur les questions suivantes :
    • Les objectifs du Millénaire en matière de santé, notamment de santé maternelle et néonatale. Hâter le pas, notamment sur la voie de l’objectif 5 (réduction de la mortalité maternelle), en direction duquel on a le moins avancé;
    • Les maladies qui affectent surtout les pauvres (maladies tropicales négligées, maladies non contagieuses). Sensibiliser et mobiliser les bonnes volontés afin de prévenir, de guérir et de maîtriser ces maladies qui touchent le plus durement les populations vulnérables, perpétuent la pauvreté et, dans le cas des maladies non contagieuses, sont une cause de mortalité de plus en plus grave.
  2. Créer des systèmes de santé solides — renforcer l’échelon local des services. Faire valoir les expériences réussies en matière de services de santé, passant du niveau mondial au niveau local, et les exemples de succès face aux obstacles financiers qui excluent les pauvres et aggravent leur indigence lorsqu’ils veulent se faire soigner.
  3. Améliorer la coordination et la cohérence — les pluripartenariats stratégiques. Faire converger les initiatives des États Membres et les interventions des institutions internationales, des associations civiles et des entreprises pour donner un effet maximal à l’action en faveur de la santé mondiale.

Un déjeuner a été offert par le Secrétaire général, le Ministre des affaires étrangères de la Norvège et la grande revue médicale The Lancet, à l’occasion de la parution du rapport de 2009 de la Campagne mondiale pour les objectifs du Millénaire pour le développement concernant la santé.

À l’issue des travaux, le Président a accepté de préparer un résumé exposant les options qui s’offrent concrètement face à chacune des questions qui ont été débattues dans la journée.

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