Comité du Conseil de sécurité faisant suite aux résolutions
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Résumé des motifs ayant présidé aux inscriptions de noms sur la Liste des sanctions d'Al-QaidaIndividus associés à Al-QaidaJainal Antel Sali Jr. (QI.S.209.05.)Jainal Antel Sali Jr. a été inscrit sur la Liste des sanctions d'Al-Qaida le 6 décembre 2005 en application des paragraphes 1 et 2 de la résolution 1617 (2005) comme associé à Al-Qaida, Oussama ben Laden ou aux Taliban, au motif qu'il participe au financement, à l'organisation, à la facilitation, à la préparation ou à l'exécution d'actes ou d'activités du Groupe Abou Sayyaf [Abu Sayyaf Group] (QE.A.1.01.), en association avec cette entité, sous son nom, pour son compte ou pour la soutenir; qu'il lui fournit, lui vend ou lui transfère des armes et matériels connexes; qu'il recrute pour son compte; et qu'il soutient de toute autre manière des actes commis par le Groupe Abou Sayyaf ou des activités auxquelles il se livre. Renseignements complémentaires :Jainal Antel Sali Jr a occupé plusieurs postes influents et élevés au sein du Groupe Abou Sayyaf [Abu Sayyaf Group] (QE.A.1.01.). En février 2005, par exemple, Sali a accompagné le chef du Groupe, Khadafi Aboubakar Janjalani [Khadafi Abubakar Janjalani] (QI.J.180.04.) et le numéro deux du Groupe, Isnilon Totoni Hapilon (QI.H.204.05.) à une réunion organisée aux Philippines avec de hauts dirigeants de la Communauté islamiste [Jemaah Islamiyah] (QE.J.92.02.). Ces dirigeants étaient notamment Dulmatin [Joko Pitono] (QI.P.185.05.), le meilleur artificier de la Communauté islamiste, Zaki, représentant de l'entité aux Philippines, Mohamad Ali Abdul Rahiman, agent de renseignement du Jemaah Islamiyah, et Umar Patek (QI.P.294.11), soupçonné d'avoir participé à l'attentat à la bombe de 2002, à Bali. Sali a été le porte-parole du Groupe Abou Sayyaf et a pris part aux réunions stratégiques des dirigeants du Groupe. Il était agent de renseignement et conseiller du chef du Groupe, Khadafi Janjalani. À la fin de 2002, Sali et d'autres dirigeants du Groupe se sont réunis pour examiner la possibilité de mener des activités terroristes à Davao (Philippines). Mais les opérations ont été suspendues, en attendant la réception de fonds. Sali a organisé et commis plusieurs actes de violence brutale, dont des enlèvements de ressortissants étrangers et des attentats à la bombe contre des objectifs civils. En mars 2000, il a orchestré l'enlèvement du prêtre catholique Cirilo Nacord et de 200 enseignants et étudiants à Sumisip et Tumahubong, villes de Basilan, au sud des Philippines. Sali a également organisé les enlèvements de mai 2001 à la station touristique de Dos Palmas (Philippines). Au cours de cette opération, Sali et huit autres membres du Groupe Abou Sayyaf, dont Hapilon, se sont emparés de 20 otages, dont 17 ressortissants philippins et 3 ressortissants des États-Unis. Deux des otages ont été décapités en juin 2001, sur l'île de Basilan (Philippines). Les ravisseurs et 17 des otages se sont alors dirigés vers un hôpital à Lamitan, où les ravisseurs ont pris d'autres otages. Plus tard dans le même mois, le Groupe Abou Sayyaf a décapité un ressortissant américain. Sali était le principal négociateur des rançons demandées pour libérer les victimes des enlèvements de Dos Palmas; une rançon a été versée au Groupe Abou Sayyaf. En janvier 2002, Sali a fait des déclarations dans une interview radiophonique, dénonçant l'arrivée de conseillers militaires des États-Unis aux Philippines qui étaient venus participer à des exercices militaires conjoints avec les Forces armées des Philippines, pour repérer et combattre le Groupe Abou Sayyaf et délivrer les otages. Ceux-ci ont été détenus jusqu'au 7 juin 2002, date à laquelle un otage, Gracia Burnham, ressortissante des États-Unis, a été délivrée et deux autres, la Philippine Ediborah Yap et l'Américain Martin Burnham, ont été tués lors d'un accrochage entre le Groupe Abou Sayyaf et les Forces armées philippines. Les autorités philippines ont porté plainte contre Sali et deux autres dirigeants du Groupe pour avoir participé à une série d'attentats à la bombe en octobre 2002, à Zamboanga (Philippines). Les explosions se sont produites dans des centres commerciaux et près d'un restaurant, faisant au moins 11 morts et plus de 200 blessés parmi les civils philippins et tuant un militaire américain. Sali a également dirigé l'unité du Groupe Abou Sayyaf responsable des attentats à la bombe du 17 octobre 2002 dans deux grands magasins de Zamboanga. Il avait donné à cinq membres du Groupe l'ordre de faire exploser des bombes sur les objectifs en ville et avait aidé à réaliser ces bombes. En 2002, Jainal Antel Sali Jr et quatre autres membres du Groupe, dont Janjalani et Hapilon, ont également été inculpés aux États-Unis pour leur participation présumée à des actes de terrorisme contre des ressortissants des États-Unis et d'autres ressortissants étrangers aux Philippines et dans les environs. Le 27 février 2004, une bombe dissimulée par des terroristes du Groupe Abou Sayyaf a coulé le SuperFerry 14 dans la baie de Manille (Philippines), faisant plus de 100 morts. Sali a aidé à organiser cet attentat qu'il a revendiqué au nom du Groupe Abou Sayyaf. En avril 2004, Sali a aidé à superviser des membres du groupe de terreur urbaine du Groupe Abou Sayyaf, concentrés dans la péninsule de Zamboanga aux Philippines, qui préparaient des attentats à la bombe. Le 14 février 2005, trois bombes ont explosé presque simultanément à Makati, Davao et General Santos (Philippines), faisant au moins 7 morts et près de 150 blessés. Sali a revendiqué ces attentats au nom du Groupe Abou Sayyaf. Il a également donné l'ordre à Angelo Ramirez Trinidad (QI.T.241.08.) et à un complice de diriger l'attentat à la bombe contre un autobus à Manille qui a fait 6 morts et plus de 100 blessés. En novembre 2006, Dinno Amor Rosalejos Pareja (QI.P.242.08.) a dirigé un groupe chargé de repérer des cibles dans la ville de Cebu (Philippines), pour des attentats à la bombe qui devaient coïncider avec le Sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est. Sali avait donné l'ordre à Pareja de diriger cet attentat. Personnes ou entités en relation avec la personne susmentionnée et figurant également sur la Liste des sanctions d'Al-Qaida :
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