Les problèmes que rencontrent les enfants lors des conflits armés sont nombreux. Plus de 20 millions d'enfants vivent actuellement en dehors de leur pays d'origine. On estime par exemple à 300.000, le nombre d'enfants soldats participant aux conflits, et ce dès l'âge de 10 ans.
Depuis la Convention de Genève, adoptée le 12 août 1949, le Conseil lutte pour protéger les enfants lors des conflits armés. En 1998, le Conseil s'est formellement engagé dans ce combat. Cela s'est traduit par l'adoption de quatre résolutions (résolution 1261 en 1999, 1314 en 2000, 1379 en 2001 et 1460 en 2003).
La mise en place de différentes formes de protection des enfants dans les conflits armés, fait désormais partie intégrante des programmes de missions de paix de l'ONU, tant dans les écrits que sur le terrain.
Des instruments internationaux existent, qui tendent à protéger les enfants dans les conflits armés à travers le monde, comme par exemple, le Protocole additionnel de la Convention des Droits de l'Enfant, ratifié par 63 pays et consistant à fixer une limite d'âge minimal de 18 ans pour l'enrôlement de force des enfants et de 16 ans pour l'enrôlement volontaire.
En plus de ces outils formels, les organisations-non gouvernementales et les sociétés civiles apportent leur indispensable contribution dans la lutte contre la participation des enfants dans les conflits armés.
Ainsi, la collaboration entre les organisations gouvernementales et les organisations-non gouvernementales se révèle productive. Chacune tente d'introduire dans ses règles propres, des dispositions tendant à protéger le statut des enfants lors des conflits armés, comme en atteste, par exemple, le partenariat qui existe entre l'Union Européenne et la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (ECOWAS).
Beaucoup d'initiatives existent également au niveau régional, qui sont de mettre un point d'honneur à sauvegarder les droits des enfants dans le cadre d'une guerre mais également dans les situations de post-conflits, comme en Sierra Leone, en Irlande du Nord, au Rwanda ou encore au Sri Lanka, où les droits des enfants restent à garantir.
La question de la défense des enfants lors des conflits armés a été introduite dans les accords de paix de l'Irlande du Nord en 1998, de la Sierra Leone en 1999, du Burundi en 2000 et est prévue pour le Libéria. Les Nations Unies travaillent actuellement en collaboration avec l'UNICEF pour intégrer cette idée au Sri Lanka et au Soudan.
Les enfants, eux-mêmes deviennent acteurs de ces mouvements. Un projet d'émissions de radios est attendu par exemple, en Sierra Leone, qui seront réalisées par des enfants et pour eux. Un projet d'émissions de radios réalisées par des enfants et a leur intention, est attendu en Sierra Leone, pour ne citer qu'un exemple.
Malgré les efforts soutenus de l'ONU et de nombreuses organisations, la situation des enfants à travers le monde reste inacceptable pour un trop grand nombre d'entre eux. Les parties engagées dans un conflit violent en toute impunité les droits des enfants, comme en témoignent les affrontements en Ouganda, en Iraq ou en République Démocratique du Congo.
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