Chronique ONU

En passant
« Les accidents de la route ne sont pas une fatalité »
Par Jonas Hagen

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L'article
Avec 1,26 million de morts en 2000 et une moyenne de 3 000 morts par jour, les accidents de la route sont un fléau. Alors que le nombre de décès qui leur sont dus sont en baisse dans les pays développés, ils sont en hausse dans les pays en développement, en particulier en Asie, où les taux de motorisation sont élevés. Et dans les pays en développement, ce sont les plus pauvres, piétons, cyclistes, motocyclistes et usagers des transports publics, qui sont les plus vulnérables. Dans certains pays, la pollution liée à la circulation routière entraîne plus de décès que les accidents de la circulation.

Lors d'une réunion plénière qui aura lieu le 14 avril 2004, l'Assemblée générale abordera la question de la « crise de la sécurité routière dans le monde ». L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi la « sécurité routière » comme thème de la Journée mondiale de la santé 2004, qui aura lieu le 7 avril, et de la Semaine de la sécurité routière, qui aura lieu du 5 au 11 avril. La campagne s'articule autour du slogan « les accidents de la route ne sont pas une fatalité ».

Pendant la semaine, des centaines d'organisations du monde entier organiseront des manifestations afin de sensibiliser l'opinion sur les accidents de la route, leurs conséquences et leurs coûts élevés pour la société. Le 15 avril, le Département de l'information des Nations Unies organisera une réunion qui rassemblera des spécialistes, le secteur privé, des organisations non gouvernementales (ONG) et les médias. Des présentations d'experts sont prévues tout au long de la journée.

Partant du principe que les accidents de la route sont évitables, les dirigeants mondiaux et locaux ont du travail en perspective. Ils ont pu suivre des exemples de pays et de villes qui ont réussi à réduire de manière considérable les accidents de la route, tels qu'à Séoul, en République de Corée, où une campagne massive a été lancée pour que la ville améliore la sécurité des piétons, ou à Bogota, en Colombie, où des mimes ont appris aux automobilistes à respecter les passages piétons à bande blanche et noire. Au Cap, en Afrique du Sud, la diminution des accidents de la route a fait l'objet d'une importante campagne et le gouvernement du Congrès national africain a réduit la vitesse maximum de 60 à 50 km/h, et a demandé à des ingénieurs de mettre en place des mesures d'atténuation.

Selon Walter Hook, directeur de l'Institute for Development and Transport Policy, une ONG affiliée à l'ONU, les gouvernements locaux et municipaux sont les plus efficaces pour réduire le nombre d'accidents de la circulation. Les gouvernements pourraient cependant jouer un rôle important, a-t-il ajouté, comme en Suède où l'objectif « zéro accident » sur les routes a été lancé. L'OMS a aussi activement participé à la sensibilisation de ce problème dans le monde.

Selon le Secrétaire général Kofi Annan, les coûts économiques des accidents de route s'élèvent à « plus de 500 milliards de dollars par an. Dans les pays en développement, les coûts - environ 100 millions de dollars - représentent deux fois le montant annuel de l'aide au développement », a-t-il déclaré, ajoutant que cela était « particulièrement grave [...] parce que les groupes économiquement actifs sont les plus vulnérables à ces accidents ».
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