Chronique ONU

Actualités/Maintien de la paix
De nouveaux défis se présentent
Par Horst Rutsch et Consuelo Remmert

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L'article
Nombre d'opérations de maintien de la paix des Nations Unies, en particulier en Afrique, ont confirmé leur rôle vital. Même s'il y a de plus en plus de contingents sur place, de nouveaux accords régionaux tenant compte des différentes conditions dans lesquelles les Nations Unies sont appelées à assurer l'ordre dans les sociétés sortant d'un conflit sont conclus.

Des enfants soudanais dans le camp de Bonga, près de Gambella, en Éthiopie occidentale en mars 2003. Photo HCR/N. Behring

Nombre d'opérations de maintien de la paix des Nations Unies, en particulier en Afrique, ont confirmé leur rôle vital. Même s'il y a de plus en plus de contingents sur place, de nouveaux accords régionaux tenant compte des différentes conditions dans lesquelles les Nations Unies sont appelées à assurer l'ordre dans les sociétés sortant d'un conflit sont conclus.

Avec le rapatriement prévu de millions de réfugiés et de personnes déplacées dans leur pays, le 8 mars, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Ruud Lubbers, a demandé un soutien mondial pour briser le cycle de pauvreté, de violence et de désespoir en Afrique. Lors d'une conférence de deux jours consacrée au rapatriement volontaire et à la réintégration durable en Afrique, il a annoncé que 5 millions de personnes pourraient bientôt rentrer dans leur pays, le plus grand nombre jamais atteint en dix ans, alors que neuf longs conflits se terminaient ou avaient diminué d'intensité. Les retours les plus importants étaient possibles en Angola, au Burundi, en République démocratique du Congo, en Érythrée, au Liberia, au Rwanda, en Sierra Leone, en Somalie et au Soudan, ces pays étant sur le point de conclure un accord de paix.

Alors qu'il incombe aux gouvernements des pays touchés par les conflits de les résoudre et de promouvoir le développement, M. Lubbers a souligné que les gouvernements donateurs pourraient apporter un soutien important pendant le retour à la stabilité. « Des efforts doivent être déployés pour assurer l'efficacité des programmes destinés au désarmement, à la démobilisation, à la réintégration et à la réinsertion des anciens combattants, y compris des jeunes », a-t-il indiqué. Plus de 800 000 réfugiés sont récemment retournés en Angola, au Burundi, en Érythrée, au Rwanda et en Sierra Leone, malgré les « énormes défis » qui se posent dans leurs pays.

Informant le Conseil de sécurité le 5 février 2004, le Secrétaire général adjoint des Opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, a fait remarquer que trois quarts des 45 000 forces de maintien de la paix en uniforme de l'ONU étaient stationnées en Afrique. Alors que le continent a réalisé de réels efforts pour établir la paix, il a déclaré que de nombreux défis demeuraient et qu'il était « important de soutenir les efforts de maintien de la paix dans ces pays ». Il s'est félicité de l'établissement d'un gouvernement de transition en République démographique du Congo, de la perspective de paix en Sierra Leone et au Burundi, de la possibilité de paix au Liberia et des négociations en Soudan.

Trois Représentants spéciaux du Secrétaire général - Daudi Mwakawago, chef de la Mission de l'ONU en Sierra Leone (MINUSIL), William Lacy Swing, chef de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC), et Jacques Paul Klein, chef de la Mission de l'ONU au Liberia (MINUL) - ont également mis le Conseil au courant.

M. Mwakawago a indiqué que les effectifs de la Mission de l'ONU en Sierra Leone, qui étaient de 17 000, avaient été progressivement réduits et que le retrait des contingents serait terminé avant la fin de 2004. Le retrait est échelonné sur plusieurs mois pour donner au gouvernement suffisamment de temps pour assurer la sécurité et instaurer l'ordre public. M. Swing a fait observer que la MONUC, qui était au début une petite mission d'observation, était devenue une opération complexe appelée à faciliter le processus de transition qui débouchera sur la tenue d'élections en juin 2005. Des progrès considérables ont été réalisés. Les anciens adversaires font partie du même gouvernement, le pays est réunifié et le trafic fluvial a repris, a-t-il indiqué. Mais 3,5 millions de personnes ont perdu la vie et 600 000 autres ont fui leur pays, a-t-il ajouté. M. Klein a informé le Conseil que le renforcement des forces internationales au Liberia avait permis de mettre fin à la violence et de préparer le pays à recevoir une assistance humanitaire.

Dans un nouveau rapport adressé à l'Assemblée générale, le Secrétaire général, Kofi Annan, a noté qu'avec le renforcement des forces militaires internationales permettant un déploiement rapide dans les zones de conflit, les Nations Unies pouvaient déployer des contingents multinationaux dans le cadre d'une série de mesures destinées à renforcer les partenariats stratégiques. Établir une coopération avec les organisations régionales était à la fois destiné à fournir « un soutien direct à l'ONU avant, pendant ou après une opération de l'ONU » ainsi qu'à « renforcer à long terme la capacité de maintien de la paix des organisations régionales et sous-régionales, en particulier en Afrique », a-t-il expliqué.

En Côte d'Ivoire, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a instauré la paix, en coopération avec les forces françaises de réaction rapide, jusqu'à ce que le Conseil de sécurité ait autorisé une opération de l'ONU dans le pays. Au Liberia, les forces de la CEDEAO ont été les premières envoyées pour stabiliser la situation dans le pays, rejointes ensuite par les casques bleus de l'ONU. En République démocratique du Congo, une force dirigée par l'Union européenne a été déployée à Bunia pour réduire les conflits ethniques, tandis que la MONUC, la mission de l'ONU dans le pays, a été restructurée pour garantir la sécurité. Selon le rapport, dans d'autres pays, les agents de maintien de la paix ont coopéré avec les forces de la Communauté des États indépendants (CEI), l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la Force d'assistance internationale à la sécurité (FIAS) en Afghanistan et la Force internationale au Timor oriental (INTERFET) dirigée par l'Australie.

Selon le récent rapport sur le budget des opérations de maintien de la paix de l'ONU, rendu public le 5 mars 2004, le nombre de soldats de la paix dans le monde continue d'augmenter, même si le nombre de missions est relativement stable. Le rapport annuel montre que le nombre de casques bleus et d'observateurs militaires a augmenté, tandis que les effectifs de la police civile et du personnel civil ont diminué. Le Département des opérations de la paix de l'ONU (DOMP) a été renforcé depuis 2000 suite aux recommandations du Groupe d'étude sur les opérations de maintien de la paix.

Nouvelle opération de maintien de la paix en Côte d'Ivoire

Le 27 février, le Conseil de sécurité a autorisé à l'unanimité le déploiement d'une opération de maintien de la paix en Côte d'Ivoire pour une période initiale de douze mois. L'ONUCI devrait débuter le 4 avril 2005 lorsque le mandat de la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire (MINUCI) prendra fin. Environ 7 000 militaires surveilleront l'accord de cessez-le-feu conclu en mai 2003 entre les parties en conflit. Depuis le coup d'État de 2002, qui a plongé le pays dans la violence et engendré une crise humanitaire, la Côte d'Ivoire est divisée, le Sud étant sous le contrôle du gouvernement, dirigé par le Président Laurent Gbago, et le Nord contrôlé par les rebelles. Après des mois de combats intenses, le gouvernement a signé à Linas-Marcoussis, en France, un accord de paix avec les rebelles qui appelle le gouvernement, les rebelles et l'opposition politique à partager le pouvoir jusqu'aux élections en 2005. Selon le Conseil, l'ONUCI coopérera avec les Forces françaises déjà stationnées afin de promouvoir « le rétablissement de la confiance entre toutes les parties ivoiriennes impliquées », la présence de l'ONU en Côte d'Ivoire ayant un effet stabilisant sur les efforts de maintien de la paix menés dans la région de l'Afrique de l'Ouest.

RÉGION DES GRANDS LACS — Projet d'une Conférence internationale
Informant le Conseil de sécurité le 17 février, le Secrétaire général adjoint chargé des Affaires politiques, Tuliameni Kalomoh, a noté que les relations entre la République démocratique du Congo (RDC) et ses voisins s'étaient améliorées, tandis que le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi s'étaient réalisés plus rapidement que prévu. « Suite aux progrès réalisés dans les processus de paix en République démocratique du Congo et au Burundi au cours des six derniers mois, il est envisagé d'organiser une conférence internationale sur la région des Grands Lacs », a-t-il dit. La Conférence a pour objectif d'élaborer des politiques qui permettront d'assurer la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région. Les pays concernés sont le Burundi, la RDC, le Kenya, le Rwanda, la République unie de Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie. Le premier sommet est prévu en novembre 2004, en Tanzanie.

Le 12 mars, le Conseil de sécurité a établi un comité pour surveiller l'embargo des armes contre tous les groupes armés opérant dans la région Est de la RDC. Concerné par l'insécurité persistante et la circulation des armes illégales dans la région - principalement par des groupes et des milices armés - le Conseil a autorisé la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) à confisquer les armes, à surveiller les mouvements de ces groupes et à continuer ses inspections surprise des cargaisons transportées par avion et par camion.

Une réunion nationale s'est tenue le 25 février pour discuter de l'établissement d'une Commission de vérité et de réconciliation dans le cadre de la transition politique vers la paix. Elle vise à promouvoir la réconciliation en dressant un constat des violations des droits de l'homme et du droit humanitaire.

AFRIQUE DE L'OUEST — Maintien de la paix et gouvernance
Dans son rapport du 12 mars sur les moyens de combattre les problèmes transfrontaliers en Afrique de l'Ouest, le Secrétaire général Kofi Annan a demandé au Conseil de sécurité de donner suffisamment de temps aux missions de maintien de la paix pour aider à instaurer une bonne gouvernance locale et assurer la participation du pays à la réconciliation dans la région. Il a exhorté la communauté internationale à « maintenir une présence importante dans les pays sortant d'un conflit afin de prévenir un retour au conflit, ainsi que de promouvoir une bonne gouvernance et de renforcer la responsabilité nationale dans le processus de consolidation de la paix ». Dans ces régions, il est crucial de promouvoir la démocratie, la responsabilité, la paix, la tolérance, l'égalité entre les sexes et la transparence, a souligné M. Annan, et de remplacer la culture de l'impunité, de la violence, de l'exclusion et de l'extorsion qui prévaut - souvent exacerbée par le manque de gouvernance dont souffrent de nombreuses régions de l'Afrique de l'Ouest. Parmi les problèmes régionaux figurent le chômage des jeunes, l'exclusion sociale, l'utilisation accrue et la prolifération des mercenaires, les enfants soldats, les armes de petit calibre, la faiblesse des institutions nationales et l'affaiblissement du secteur de la sécurité. M. Annan a recommandé d'améliorer l'harmonisation des bureaux de l'ONU dans la région sous la direction de son Représentant spécial, Ahmedou Ould-Abdallah.

Dans un rapport présenté le 15 mars à l'Assemblée générale, le Secrétaire général a demandé à l'organe de l'ONU d'allouer 40 millions de dollars supplémentaires au budget de l'exercice 2004-2005 pour le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, précisant que les contributions volontaires des États Membres de l'ONU ne pourront payer les opérations que jusqu'en 2004. Le Tribunal a été créé par un accord entre les Nations Unies et la Sierra Leone afin de juger les personnes responsables des atrocités commises pendant la guerre civile à la fin des années 1990. Jusqu'à ce jour, onze personnes ont été condamnées, dont Charles Taylor, l'ancien président du Liberia. Le 12 mars, le Conseil de sécurité a demandé à tous les gouvernements de geler les avoirs de Charles Taylor et de sa famille proche, afin qu'ils ne puissent utiliser « des fonds et des biens détournés » pour entraver le rétablissement de la paix et la stabilité au Liberia et dans la région de l'Afrique de l'Ouest.

Les pourparlers se poursuivent autour de la péninsule de Bakassi

La Commission mixte Cameroun-Nigeria poursuit ses efforts pour résoudre le contentieux sur la souveraineté de la péninsule de Bakassi, riche en pétrole. Dans un arrêt rendu le 10 octobre 2002, la Cour internationale de justice (CIJ) a attribué cette péninsule au Cameroun. À la demande des Présidents des deux pays, le Secrétaire général a créé en novembre 2002 une Commission tripartite afin de mettre en ouvre pacifiquement la décision de la CIJ. Le 1er février 2004, suite aux pourparlers qui ont eu lieu à Genève entre le Président du Cameroun, Paul Biya, et le Président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, les deux pays ont convenu de renforcer les mesures de confiance par l'échange d'ambassadeurs, l'ouverture de consulats le long de la frontière commune et par la mise en place de patrouilles mixtes de forces de sécurité. Ils ont également convenu d'examiner la conclusion d'un traité de non-agression.

IRAK — Signature de la Constitution provisoire
Après la signature de la Constitution provisoire par le Conseil de gouvernement irakien, le 8 mars à Bagdad, le Secrétaire général Kofi Annan a souligné « l'importance d'un dialogue national inclusif et de la mise en place d'un véritable consensus parmi tous les Irakiens afin de promouvoir la stabilité en Irak alors que le pays est près de retrouver sa souveraineté ».

À la demande du Conseil de gouvernement et de l'Autorité provisoire de la coalition, M. Annan a envoyé, du 6 au 13 février, une mission d'enquête en Irak chargée de déterminer le futur rôle des Nations Unies en Irak. D'après les conclusions du rapport, il sera impossible, sans une préparation importante, d'organiser des élections avant le 30 juin 2004, date du transfert du pouvoir aux Irakiens. La mission a demandé la mise en place d'une administration publique, d'un cadre de réglementation pour l'organisation des élections, d'une commission électorale et de programmes pour l'inscription des électeurs. Cette mission a marqué le premier retour du personnel international des Nations Unies en Irak depuis qu'il a quitté le pays en octobre 2003, suite à l'attentat du 19 août commis contre le siège de l'ONU à Bagdad. Le personnel international de la Mission d'assistance des Nations Unies en Irak (MANUI) a été transféré à Nicosie, à Chypre, et à Amman, en Jordanie, tandis que le personnel national continue de mettre en ouvre et de surveiller les programmes humanitaires dans les 18 provinces irakiennes. Le 10 décembre 2003, M. Annan a nommé Ross Mountain, coordonnateur de longue date des secours humanitaires, Représentant spécial en Irak.

Une force multinationale en Haïti

Le 29 février, le Conseil a autorisé le déploiement d'une force multinationale intérimaire en Haïti afin de rétablir la paix et la sécurité suite au départ du Président Jean-Bertrand Aristide. Il a appelé les Nations Unies, la communauté des Caraïbes et l'Organisation des États d'Amérique à « promouvoir le rétablissement des institutions démocratiques » et à combattre la pauvreté en Haïti. Le 26 février, le Secrétaire général Kofi Annan a nommé John Reginald Dumas, de la Trinité-et-Tobago, son Conseiller spécial pour Haïti, afin de chercher une issue à la crise politique, économique et sociale dans le pays. Le 16 mars, M. Dumas a engagé des discussions avec les leaders politiques à Port-au-Prince, la capitale de Haïti, tandis qu'une mission multidisciplinaire de l'ONU détermine les termes d'un mandat pour une nouvelle mission de maintien de la paix. L'équipe interinstitutions cherche à assurer la sécurité, le transport et les conditions humanitaires dans le pays. Le 9 mars, les Nations Unies ont lancé un « appel éclair » d'urgence de 35 millions de dollars pour améliorer la sécurité alimentaire et répondre aux besoins humanitaires des 3 millions de Haïtiens. Le Coordinateur du secours d'urgence, Jan Egeland, a souligné que les mesures d'urgence à moyen terme « doivent être accompagnées d'un ensemble de politiques à long terme afin de répondre aux problèmes de gouvernance et de pauvreté ».

Afghanistan — Inscription des électeurs
Durant la première phase d'inscription, un nombre important d'électeurs afghans se sont inscrits. Selon une information communiquée le 11 mars par la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), le nombre de femmes inscrites, bien que toujours inférieur à celui des hommes, est en augmentation constante. Au total, 28 % des 1,4 million d'Afghans qui se sont inscrits dans les huit centres régionaux sont des femmes, contre seulement 16 % au début des inscriptions en décembre 2003. Le Secrétaire général Kofi Annan a demandé à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord de prolonger ses activités jusqu'aux élections. Il a nommé le Français Jean Arnault Représentant spécial en Afghanistan et chef de la MANUA.

Le 13 octobre 2003, le Conseil de sécurité a prolongé de douze mois les mandats de la MANUA et de la Force internationale d'assistance pour assurer la sécurité en dehors de la capitale où le personnel international travaille à la reconstruction du pays et participe aux efforts humanitaires. La prorogation du mandat permettra au gouvernement d'étendre son autorité aux provinces, de fournir des services sociaux et d'aider à la reconstruction. Selon l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la production d'opium dans le pays a atteint son niveau record depuis 1999 et la culture du pavot pourrait continuer d'augmenter.

Chypre : un règlement « en vue »

Plus de 40 ans après que les Nations Unies ont été impliquées dans le différend sur la question chypriote, le Secrétaire général Kofi Annan a annoncé le 13 mars qu'un règlement était en vue après que les dirigeants chypriotes grecs et turcs se sont engagés à réunifier la nation insulaire avant son adhésion à l'Union européenne, le 1er mai 2004. Les deux parties ont convenu de produire un texte finalisé avant le 22 mars dans le cadre de la mission de bons offices du Secrétaire général. Si les pourparlers dirigés par son Conseiller spécial à Chypre, Alvaro de Soto, débouchent sur une acceptation des modifications du plan, la proposition sera soumise le 20 avril par référendum à leurs populations.

Timor-Leste — Viabilité des progrès accomplis
Bien que le mandat de la Mission d'appui des Nations Unies au Timor oriental (MANUTO) expire en mai 2004, le Secrétaire général a recommandé qu'il soit prolongé d'un an afin de renforcer le système de justice et les structures administratives de base, de soutenir le développement d'une force de police nationale et d'assurer la sécurité. « Je suis convaincu qu'un effort supplémentaire relativement modeste peut entraîner une différence cruciale pour élargir la portée et accroître la viabilité des progrès qui ont été déjà accomplis, ainsi que pour permettre au Timor-Leste de parvenir à un niveau d'autosuffisance », a dit M. Annan le 18 février au Conseil de sécurité. Le pays a acquis son indépendance le 20 mai 2002, après un processus de transition de trois ans sous l'égide des Nations Unies.

Kosovo — Date des élections fixée
Le 14 mars, le chef de la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), Harri Holkeri, a annoncé que les élections au Kosovo auront lieu le 23 octobre 2004.

Suite aux recommandations d'un groupe spécial chargé des élections, il a approuvé les listes fermées qui, selon lui, étaient « l'option la plus adéquate pour le Kosovo à ce moment ». Pendant les élections en 2000, avec le système des listes ouvertes, seulement 8 % des élus étaient des femmes. « Les listes fermées permettront de s'assurer de la participation des femmes à l'Assemblée du Kosovo, aujourd'hui parmi la plus élevée », a dit M. Holkeri, ajoutant que les listes ouvertes « tendaient à favoriser les candidats les plus en vue ».
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