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En passant
Commencements, fin et renouveau
Dans le cadre de la restructuration du Département de l'information de l'ONU, les neuf centres d'information des Nations Unies (CINU) en Europe occidentale ont été regroupés dans un grand centre régional situé à Bruxelles.
Par William Tanza

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L'article

Je n'aurais jamais pensé que je vivrais suffisamment longtemps pour assister à la création du premier bureau de l'information des Nations Unies qui a été créé à Londres - ou n'importe où dans le monde, et à sa fermeture, quelque cinquante ans plus tard. Quel événement fâcheux et tellement regrettable !

Le Service d'information de Londres, c'est ainsi qu'il s'appelait - les centres n'existaient pas encore, a été créé le 15 mars 1946 après la conclusion de la première Assemblée générale et après que les nouvelles Nations Unies se sont établies à Lake Success, à la recherche d'un siège permanent.

Toutefois, le bureau de Londres dirigé par F.C. Sharpely, a été dissous en décembre 1946. Seul le Service de l'information a été conservé et transféré à la fin janvier 1947 à Russell Square. Le Service de l'information initial était composé de moi-même, responsable de la presse, de Bill Henson, adjoint, responsable de l'information visuelle, de Dik Lehmkuhl pour la radio et du personnel administratif.

En janvier 1947, j'ai été nommé directeur du service par intérim, baptisé Centre d'information, agissant par intérim conformément à une règle, depuis abandonnée, selon laquelle seule une personne originaire du pays pouvait occuper le poste de directeur. Après plus de deux ans, en avril 1949, George Ivan Smith m'a succédé et je suis parti à Bangkok où j'ai travaillé à la CESAP. À cette époque, il régnait un climat proche de l'euphorie, ce qui est bien différent aujourd'hui. Le personnel avait une confiance immense dans l'avenir des Nations Unies. L'idée d'une communauté internationale était en vogue, même si quelques problèmes internationaux de taille s'annonçaient, comme la guerre froide.

Cette situation est probablement la mieux illustrée par les petits badges qui étaient distribués et qui portaient la photo de Churchill et l'inscription «The United Nations Unite». Churchill a également fait un discours le 5 mars 1946 dans lequel il a sereinement proclamé : «Si nous adhérons pleinement aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et allons de l'avant, mus par une force calme et sobre [...], les voies de l'avenir seront limpides, non seulement pour nous mais pour tous, non seulement pour notre siècle mais pour le siècle à venir.» Bien entendu, les Nations Unies ont eu leur lot de critiques. Les hommes politiques et les médias nostalgiques de l'empire de Beaverbrook ont attaqué l'Organisation, y compris notre bureau d'information.

Le problème de l'Irak n'existait pas encore, mais nous étions très occupés. Entre autres tâches, nous devions expliquer au public et aux médias en quoi les Nations Unies étaient différentes de la Société des Nations, et insister pour qu'elles soient appelées les Nations Unies et non pas l'UNO. Notre petit bureau a été épaulé par l'Association des Nations Unies à Londres, et spécialement à Cambridge. Je suis désolé de voir que le bureau du CINU de Londres a fermé, spécialement à un moment où ses services auraient été plus que jamais nécessaires.

William Tanza a été le premier directeur du CINU de Londres.
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