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Ce que l'ONU peut faire
Réduire le fossé numérique
Par Michael Fors

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L'article

Le Sommet mondial de la société de l'information est un excellent moyen de traduire en action ces idées et d'autres projets.

Les besoins de base. Les Nations Unies doivent poursuivre leurs efforts pour fournir aux pays en développement des programmes d'immunisation, des soins de santé, l'eau potable, la nourriture, l'hygiène et d'autres besoins de base. Alors que la technologie peut être un moteur de l'économie, elle ne sert pas à grand-chose si les besoins de base ne sont pas satisfaits.

L'infrastucture. Une infrastructure technologique doit être mise en place dans les pays en développement. La technologie Internet la plus récente peut remplacer les anciennes technologies. Par exemple, la technologie sans fil offre une connexion n'utilisant pas les lignes téléphoniques ou le câble - un projet pilote dans la ville médiévale de Zamora, en Espagne, où 68 000 utilisateurs ont été connectés à Internet, l'accès à haut débit leur étant offert à moitié prix. Les pays en développement ont également besoin d'ordinateurs. On pourrait, par exemple, proposer un dégrèvement fiscal aux entreprises qui feraient don de leurs anciennes machines; aux États-Unis, environ 70 % des ordinateurs encore en bon état de marche finissent dans les décharges. Ces ordinateurs, ainsi que les logiciels, peuvent permettre aux pays en développement de se connecter. Une fois que le matériel, les logiciels et la technologie sans fil sont installés, la croissance de l'emploi et la formation permettront de soutenir l'infrastructure.

Les partenariats public/privé. En 2002, le Secrétaire général Kofi Annan a écrit un article incitant les entreprises de Silicon Valley à faire profiter les pays en développement de leur remarquable dynamisme et de leurs innovations. L'ONU joue un rôle unique pour exploiter les capacités existantes du secteur privé et des organisations gouvernementales et non gouvernementales. Lorsque ces divers acteurs seront réunis, il sera essentiel de définir des objectifs et des rôles précis, les ressources nécessaires et un processus de travail en commun. La gouvernance de l'Internet. Représentant les pays du monde entier, les Nations Unies sont un organe qui peut façonner, de manière positive, l'avenir de l'Internet. Les diplomates sont encouragés à s'informer de la gestion de l'Internet et à siéger dans les conseils d'administration afin de participer aux décisions concernant la propriété, les taxes et le commerce Internet mondial.

La sécurité. Le cyberterrorisme et la sécurité des informations sont des menaces réelles pour le monde, et l'ONU peut prendre des mesures pour assurer la sécurité des systèmes. Le cyberterrorisme peut causer des dommages majeurs en ciblant les sites d'approvisionnement en eau, les réseaux électriques, les systèmes de contrôle du trafic aérien et les usines nucléaires. Il est essentiel d'assurer une sécurité continue des systèmes, de dépister et de poursuivre en justice les auteurs d'infraction. Peu de lois existent qui correspondent à la gravité des crimes commis. Un excellent ouvrage sur la sécurité intitulé «L'insécurité de l'information», d'El Gelbstein et d'Ahmad Kamal, est une ressource importante utilisée par tous, aux Nations Unies.

L'amélioration de la diplomatie. Pour les dirigeants mondiaux, le défi consiste à mieux utiliser la technologie de façon à améliorer leurs activités diplomatiques. La technologie peut leur permettre de faire des recherches, de transmettre et de partager des informations en temps réel, de mener des négociations et de travailler de manière virtuelle avec toutes les organisations sur des questions mondiales communes.

La formation des diplomates. L'ONU a lancé une série d'ateliers pour éduquer les diplomates en informatique, Internet, gouvernance, sécurité et cyberterrorisme. Cette formation est vitale et a donné lieu à un partenariat public-privé efficace entre Intel Corporation et l'Équipe spéciale de l'ONU chargée des technologies de l'information et de la communication, dont les travaux visent à combler le fossé numérique. Il serait nécessaire d'intensifier la formation, y compris de développer des modules d'apprentissage pour les dirigeants mondiaux.

Le pouvoir de la technologie pour les pays en développement. Le pouvoir de la technologie qui ne cesse de s'amplifier se traduit par de nouvelles opportunités d'application telles que le développement agricole, l'amélioration des services d'approvisionnement en eau et le développement des petites entreprises participant à l'économie mondiale. Nous devons inciter les experts en technologie à trouver des moyens innovants d'exploiter les nouvelles possibilités informatiques afin de répondre aux besoins de base des pays en développement.

La compréhension entre les cultures. La technologie peut connecter les gens aux quatre coins de la planète, et les aider à partager et à respecter leurs différences, à parvenir à une compréhension réciproque et à éviter que les différences d'opinion n'engendrent des conflits. Le photographe Phil Borges a créé un programme intitulé «Bridges to Understanding», qui connecte des enfants vivant dans des régions reculées avec des enfants des établissements scolaires situés dans les zones urbaines pauvres aux États-Unis. Ils partagent leurs expériences en échangeant des photos et des dessins. Le musicien et producteur américain Quincy Jones a créé la «Listen Up» Foundation afin d'encourager les élèves des quartiers déshérités de Los Angeles et d'Afrique du Sud à partager leur musique pour parvenir à une meilleure compréhension réciproque. De fait, la technologie peut être un outil qui peut aider à faire du monde un meilleur endroit où vivre.

Michael Fors est membre de l'Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) depuis quatre ans et directeur des ressources humaines à Intel Corporation, où il travaille depuis 13 ans. Il a parrainé des sessions sur les technologies de l'information aux Nations Unies où il a donné des cours.
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