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Descriptif de mission
Un monde où tous ont accès aux soins de santé
Par Mirta Roses Periago

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L'article

L'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), l'organisation internationale de santé publique la plus ancienne au monde, entame, cette année, son deuxième centenaire, une étape importante qui coïncide avec ma nomination au poste de directrice. Ce sera aussi la première fois qu'une Argentine remplira ces fonctions. Les défis et les responsabilités auxquels fait face l'Organisation sont, certes, importants et je m'efforcerai d'y répondre en m'appuyant sur mon expérience passée et sur les succès impressionnants que nous avons connus, notamment en matière d'élimination de la variole, de la polio et de la rougeole.

Le secteur de la santé des pays des Amériques est un exemple pour les autres pays du monde. Du Canada à la pointe de l'Amérique du Sud, le personnel de la santé, mû par une volonté et une détermination à toute épreuve, a traversé les montagnes et est allé dans chaque maison pour vacciner les enfants contre des maladies invalidantes et mortelles, suivant l'exemple des pays des Caraïbes.

L'année dernière, nous avons fêté les 100 ans de l'OPS. Tous les pays des Amériques y ont pris part, mettant en valeur une fois de plus le caractère unique et la richesse de la culture de la région ainsi que la volonté de travailler à une cause commune. Nous partageons un passé historique et avons pour objectif commun d'améliorer la vie de tous, en particulier des plus vulnérables tels que les enfants. Nous avons la chance d'avoir des liens à la fois avec le système interaméricain et l'ONU. Aujourd'hui, fiers de notre passé, nous sommes résolument tournés vers l'avenir et avons pour vision une organisation solide et dynamique qui conservera nos avancées tout en faisant face aux nouveaux défis.

J'aspire à voir un monde où toutes les personnes ont accès aux soins de santé, un monde engagé à réduire les écarts en matière de santé, où les pays collaborent, réunissent leurs ressources, accordent de l'importance aux contributions de chacun et partagent les informations et les ressources.

La région des Amériques est un cas particulier car, malgré les progrès et les réussites, malgré l'augmentation de l'espérance de vie et l'élimination de nombreuses maladies, des inégalités profondes persistent.

Nous devons nous concentrer sur ceux qui essaient de gagner leur vie dans un contexte de pauvreté extrême, ceux qui ne bénéficient pas des services de santé, ceux qui sont les plus marginalisés, les plus vulnérables.

Nous devons réduire les inégalités. Nous devons fournir à tous un meilleur accès aux services de santé, à l'eau salubre, aux transfusions de sang sans risque, à des logements décents et à une alimentation saine. Les pays des Amériques font face à des conditions économiques défavorables marquées par une population vieillissante, l'extension anarchique des villes et la dégradation de l'environnement. Sur les 850 millions d'habitants de la région, 76 % vivent dans des zones urbaines. La mondialisation, qui nous lie sur le plan commercial, a des effets négatifs sur la gestion des maladies et exacerbe les inégalités. Parmi mes principaux objectifs figurent la maîtrise de l'épidémie du sida, spécialement dans les Caraïbes, ainsi que l'amélioration des conditions de santé parmi les populations les plus pauvres, comme en Haïti.

L'OPS aspire à devenir le forum de santé des Amériques, à établir un consensus, à créer des partenariats réunissant les défenseurs de la santé et à promouvoir l'égalité sociale, la protection sociale et l'accès à des services de santé efficaces. L'Organisation s'attachera à défendre les liens entre les soins de santé primaires, la promotion de la santé, la citoyenneté et les droits de l'homme et continuera de produire des informations fiables en matière de santé.

Nos objectifs de santé publique pour les Amériques sont les suivants : développer et renforcer une culture de la vie et de la santé ainsi que des environnements sains qui créent des conditions de vie optimales et de meilleures opportunités; contrôler les risques et les menaces pour la santé publique; assurer la qualité et la sécurité des biens et des services; répondre aux besoins de manière efficace; et comprendre les facteurs déterminants ainsi que les processus en jeu pour assurer la santé publique. Le plan stratégique de l'OPS est centré sur des groupes de population spécifiques, tels que les populations à revenus bas, les groupes ethniques et raciaux, les femmes, les enfants et les personnes âgées, ainsi que les pays clés et les domaines techniques de priorité, et aborde les questions essentielles à facettes multiples. Les domaines prioritaires comprennent la prévention, le contrôle et la réduction des maladies transmissibles et des maladies chroniques ainsi que la promotion de styles de vie et d'environnements sociaux sains, la croissance et le développement des individus dans des environnements physiques sains et sans risque.

Une autre priorité sera d'assurer la santé publique et l'accès de tous aux systèmes de santé intégrés et durables ainsi que de promouvoir la gestion des catastrophes et la mise en place de mesures de santé efficaces dans les politiques de développement social, économique et culturel. L'amélioration de l'efficacité, de la transparence et de la productivité sont parmi mes objectifs stratégiques. Lors de ma prise de fonctions, le 31 janvier 2003, je me suis engagée à créer un nouveau modèle d'action collective afin d'aider les gens à définir leurs rôles, à répondre aux défis et à évaluer leurs succès. Par exemple, pour la première fois, nous organisons cette année une semaine de vaccinations pour l'ensemble des Amériques.

J'ai demandé à de nombreux mnistres de la santé de la région des Amériques d'établir leurs propres objectifs pour la semaine de vaccinations, d'identifier les personnes les plus vulnérables et les laissés-pour-compte et d'évaluer leurs succès à la lumière des résultats obtenus. Nous pouvons, et devons, nous efforcer de construire un consensus et de créer des partenariats, renforcer la solidarité entre les peuples du monde entier, tout en encourageant les nouveaux acteurs à participer à la défense de la santé.

J'aimerai également attirer l'attention mondiale sur les Objectifs du millénaire pour le développement et la contribution de la santé pour y parvenir, objectifs qui pourront être atteints si nous les prenons comme base d'action et d'unité. L'appel à une action collective fait écho à celui lancé à Alma-Ata il y a 25 ans. Cet accord historique, signé pour mettre en ouvre une stratégie de soins de santé primaires et assurer " La santé à tous ", sera célébré cette année. Le moment est désormais venu de renouveler notre engagement d'assurer la santé à tous et de créer un nouveau modèle d'action commune qui invite et incite nos amis, nos alliés et nos partenaires à unir leurs efforts afin d'améliorer la santé. Tout le monde est gagnant lorsque la communauté est en bonne santé, éduquée et capable de travailler et de partager les ressources. Qu'il s'agisse de l'infrastructure des biens de santé publique ou de la maîtrise des maladies, notre objectif est d'assurer à tous une bonne santé.

BIO
Le docteur Mirta Roses Periago est directrice de l'OPS depuis le 31 janvier 2003 ainsi que directrice régionale de l'Organisation mondiale de la santé pour les Amériques. Médecin et chirurgien spécialisé dans l'épidémiologie des maladies infectieuses, elle est entrée à l'OPS en 1984 où elle a occupé divers postes régionaux. Elle a été nommée directrice adjointe en 1995. Elle a également travaillé au Ministère de la santé publique de l'Argentine dans les domaines de l'épidémiologie, de la recherche et de la capacité d'intervention d'urgence.

Les institutions de l'ONU renforcent leur action contre le VIH/sida dans les Amériques
Exprimant leurs préoccupations vis-à-vis de la " croissance inexorable " du VIH/sida en Amérique latine et dans les Caraïbes, les leaders des Nations Unies en santé et en développement se sont engagés à joindre et à multiplier leurs efforts pour réduire la crise.

" Nous appelons les pays de la région et la communauté internationale à engager une action commune afin de prévenir l'impact démographique et social important de l'épidémie, qui entravera la réalisation des objectifs de développement ", selon la déclaration du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et les huit institutions associées - le Programme des Nations Unies pour le développement, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, le Fonds des Nations Unies pour la population, l'Organisation internationale du Travail, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale.

" Une action commune est indispensable pour augmenter les efforts de prévention et de soutien à ceux qui sont le plus exposés aux risques d'infection ", pouvait-on lire dans la déclaration rendue publique après la réunion du 11 juin, parrainée par ONUSIDA et l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), le bureau régional du de l'OMS.

La discussion a été un suivi de la session spéciale de l'Assemblée générale de l'ONU sur le VIH/sida qui a eu lieu en juin 2001.

Selon les estimations d'ONUSIDA, presque 2 millions de personnes sont atteintes du VIH/sida en Amérique latine et dans les Caraïbes. Avec 500 000 personnes infectées, les Caraïbes présentent le deuxième taux de prévalence le plus élevé après l'Afrique subsaharienne.

" Cette réunion est l'occasion d'aborder quelques-uns des défis de cette pandémie ", a affirmé Mirta Roses Periago, directrice de l'OPS. " Ensemble, nous confrontons une situation qui est simplement inacceptable. " La déclaration appelle à un renforcement du dialogue politique sur le VIH/sida aux niveaux les plus élevés, à la coordination des efforts de l'ONU afin de mobiliser les ressources, améliorer la coopération et augmenter la participation du secteur privé et des personnes vivant avec le VIH-sida. Une attention particulière a été portée à la République dominicaine, la Guyana, Haïti et le Honduras.

Les institutions de l'ONU ont appelé les pays de la région à renforcer leur action nationale contre le VIH/sida par le biais d'" une approche complète et multisectorielle, afin de réduire la vulnérabilité des populations à risque et des jeunes, et de les amener à devenir des partenaires actifs dans la lutte contre l'épidémie ".               Source : OPS
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