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La vision de la solidarité mondiale
« Relever un défi direct»

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L'article
Dans son rapport faisant état des progrès réalisés en vue d'atteindre les objectifs fixés lors du Sommet du millénaire des Nations Unies en 2000, le Secrétaire général, Kofi Annan, a appelé les nations à renforcer leur solidarité sur les questions de sécurité suite à la guerre en Irak, de redoubler leurs efforts pour réaliser les objectifs de développement, et a demandé aux pays riches d'honorer leurs engagements vis-à-vis des pays pauvres.

Il est indispensable que les nations du monde réaffirment leur solidarité après les différends de la guerre en Irak et parviennent à s'entendre sur les principales menaces auxquelles fait face l'humanité. Pour être plus efficace, la communauté internationale ne devrait pas reculer devant la nécessité de réformer les Nations Unies et les autres institutions internationales.

Les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) visant, entre autres, à réduire de moitié d'ici à 2015 l'extrême pauvreté, de combattre le VIH/sida et d'assurer l'éducation primaire pour tous, pourront être atteints durant les douze prochaines années, mais il faut pour cela, " maintenir et accroître l'élan acquis durant les trois dernières années ", a déclaré M. Annan, lors de la présentation de son rapport intitulé Rapport 2003 de la mise en ouvre de la Déclaration du millénaire. " Mais cela dépend de la détermination des États Membres à respecter les engagements qu'ils ont pris ", a-t-il ajouté.

Le rapport a été en grande partie finalisé avant l'attaque tragique du 19 août contre le siège des Nations Unies, où un attentat à l'explosif a fait 22 morts, notamment le Réprésentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour l'Irak, Sergio Vieira de Mello,14 autres personnels de l'ONU et 100 blessés. Les conséquences de cette tragédie n'ont pas encore été évaluées dans toute leur ampleur. Mais il s'agit d'" un défi direct à la vision de la solidarité mondiale et de la sécurité collective ancrée dans la Charte des Nations Unies et exposée dans la Déclaration du Millénaire ", adoptée par les leaders mondiaux lors du Sommet du millénaire. Dans le domaine de la paix et de la sécurité, le consensus semblait " maintenant moins solide qu'il y a trois ans ", a-t-il jugé.

Dans son rapport, le Secrétaire général met en garde que " l'architecture de sécurité internationale doit pouvoir s'adapter aux besoins de notre temps " et note un manque de consensus inquiétant sur la définition de ces besoins.

Photo ONU
Alors que certains États se concentrent principalement sur le terrorisme et la propagation des armes de destruction massive, " pour de nombreuses populations dans le monde, la pauvreté, le dénuement et la guerre civile demeurent des préoccupations prioritaires. Il est indispensable que la communauté internationale mette un terme aux différends de ces derniers mois et parvienne à une identité de vues fondée sur un programme de sécurité commun, objectif qui ne sera atteint que si les États, dans la poursuite de leurs intérêts nationaux, montrent qu'ils comprennent et respectent les réalités mondiales et les besoins d'autrui ", a affirmé M. Annan. Le programme de sécurité commun " devrait refléter un consensus global sur les principales menaces à la paix et à la sécurité, qu'elles soient anciennes ou nouvelles, ainsi que sur notre intervention commune et ne devrait pas reculer sur la nécessité d'améliorer et, au besoin, de modifier la structure et les fonctions des nations Unies et des autres institutions internationales. "

Le Conseil de sécurité doit regagner la confiance des États et de l'opinion publique mondiale, et parviendra à le faire " s'il est perçu comme étant largement représentatif de la communauté internationale dans son ensemble et des réalités géopolitiques du monde contemporain ", a-t-il ajouté.

Dans le chapitre sur le développement, M. Annan a mis l'accent sur la nécessité pour les pays développés de respecter leurs engagements envers les pays en développement portant sur le commerce, l'allègement de la dette et l'aide. Le succès ou l'échec des objectifs du millénaire en dépend. Les pays développés devraient convenir d'honorer ces engagements avant une date limite, comparable à celle de 2015 retenue pour les premiers objectifs.

Sur la question des droits de l'homme, la démocratie et la bonne gouvernance, il a mis en garde que " la tolérance est trop souvent la première victime de la "guerre à la terreur", qui est largement perçue, en particulier par les musulmans, comme une guerre contre l'islam. Un plus grand respect des droits de l'homme, plus de démocratie, plus de justice sociale seront, à long terme, la prophylaxie la plus efficace contre la terreur. L'Irak nous rappelle que les droits de l'homme, la bonne gouvernance et la démocratie doivent être acceptés et adoptés par la société concernée. "

Dans le chapitre intitulé " Renforcer les institutions multilatérales ", le Secrétaire général appelle les États Membres à " examiner attentivement " l'architecture des institutions internationales et, en particulier, les principaux organes des Nations Unies - non seulement le Conseil de sécurité mais aussi l'Assemblée générale, le Conseil économique et social et, peut-être même, le Conseil de tutelle.

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