![]() |
![]() |
|
|
|
Sahara
occidental
NOMINATION OU ÉTAT D'ESPRIT? Pour intégrer Mission des Nations Unies au Sahara Occidental (MINURSO), il a fallu que je passe par le processus habituel de réunions d'information, tests, et vaccins, avant d'être rapidement assigné à une équipe dans le désert. Au départ je devais juste me familiariser avec la zone sous ma responsabilité, apprendre à me déplacer en utilisant le Système de positionnement mondial (GPS), patrouiller et faire d'autres tâches tel que le service radio. Mon travail commencait tous les jours au lever du soleil, au moment où mon réveil se mettait en marche. A moitié réveillé, j'aidais l'équipe à préparer le petit déjeuner et à vérifier l'état des voitures à prendre pour les 5 à 6 heures de patrouille dans le désert. Habituellement, la vie du camp s'arrêtait pour quelques heures aprés le déjeuner, au moment où la chaleur est la plus forte. Plus tard dans la journée, nous avions notre réunion d'information et planifions les activités du lendemain. C'était un travail routinier, une vie de routinière. Plus le temps passait et plus je devenais expérimenté et, trés vite j'étais chargé de la formation des nouveaux arrivés. En moyenne le camp était composé de 15 officiers, 6 à 7 tentes, une station d'essence, 3 à 4 réservoirs d'eau et 6 à 7 voitures de patrouille, le tout entouré d'une clotûre en fil barbelé. Une telle déscription ne rend toutefois pas compte du travail assidu d'une douzaine de personnes que le destin a réuni, qui mangent la même chose et font le même travail. Planifier et patrouiller ne sont que le début. Le camp existe de manière indépendante, ce qui signifie que les observateurs militaires doivent prendre en charge la viabilité du camp. Lorsque je suis devenu commandant du camp, j'ai commencé à comprendre la lourde responsabilité qui m'incombait désormais. J'ai aussi compris que même le meilleur commandant n'arrive à rien sans son équipe. Pour moi, il a été essentiel de créer cette équipe et d'en faire partie. Il ne peut pas y avoir de commandant sans soldats. Il n'y a pas de soldats ici - nous sommes tous officiers et égaux - toutefois, le commandant doit être respecté par son équipe et non pas être juste quelqu'un qui a été nommé à ce poste. On n'est pas nommé pour devenir Commandant de l'équipe d'un camp. C'est un état d'esprit que le leader partage avec ceux qu'il encadre. Nous avons tous eu une opportunité formidable de travailler au service de la paix et d'apprendre à communiquer entre-nous. Un casque bleu est avant tout quelqu'un qui a la paix dans l'âme. Seul ces gens là peuvent apporter la paix aux autres. L'endroit où l'on se trouve importe peu. Qu'on soit dans l'agitation de New York, au Kosovo ou encore au Congo, où, dans mon cas au Sahara, les gens qui nous entourent, ceux avec lesquels on travaille, ceux qu'on ne connait même pas, les membres de notre équipe, répondront toujours par un sourire à un sourire, viendront toujours à notre secours en cas de besoin et nous aiderons quand nécessaire. |
||
|
Haut
de page Tous
les droits réservés. Site conçu par la Section de la paix et de la sécurité
Département de l'Information ©Les Nations Unies 2002 |
|||