Nelson Ebo en récital.

Angola


UNE ÉTOILE EST NÉE
Par le Bureau de l'information du BNUA

Les conditions de vie de la grande majorité de la population angolaise sont de plus en plus difficiles du fait des ravages de la guerre. Il n'est pas facile pour un jeune homme de famille modeste de réussir à intégrer une école de musique en Europe. Cependant, grace à une combinaison de talent, de courage et de chance, Nelson Ebo a été capable de le faire.

Ebo est né à Luanda et a 18 ans. Grace à ses talents musicaux il a été mis en contact avec Alfonso Barragues, un responsable des droits de l'homme travaillant pour le Bureau des Nations Unies en Angola (BNUA). Il n'est pas courant qu'un défenseur des droits de l'homme soit à la recherche de nouveaux talents, mais cela peut arriver. En plus de son emploi du temps habituel qui est fort chargé, Alfonso Barragues anime, pendant son temps libre, une émission de musique classique hebdomadaire sur une radio locale.

Il participe également à l'organisation du festival annuel de chansons pour la Journée des Droits de l'Homme, qui est sponsorisé par le BNUA. Ce concours réuni des représentants talentueux de diverses provinces angolaises, et la chanson qui gagne peut devenir trés connue. Ce festival a pour emblême la chanson "Get up, stand up" de Bob Marley, qui est également le titre du Programme des droits de l'homme, et, partout dans Luanda, les gens portent des T-Shirt promotionnels "Get Up, Stand Up".

La première fois que Barragues a entendu Nelson Ebo chanter c'était dans un club local à Luanda. C'est alors qu'il a attiré l'attention du jeune chanteur sur la musique classique et l'opéra. Quelques mois plus tard, en mars 2001, Ebo a tellement impressionné le public du deuxième Festival de la Journée des droits de l'homme, qu'il est devenu la vedette de la soirée. Fort de ce succés, et avec l'aide d'amis du BNUA et l'intervention de l'Ambassade d'Espagne, il n'a pas fallu longtemps pour qu'il soit admis dans une école de chant européenne réputée.

Aujourd'hui, Ebo vit à Madrid. Son potentiel a attiré l'attention de l'un des plus grands tenors d'aujourd'hui, Placido Domingo. Ils se sont rencontrés cette année au Théatre royal de Madrid où le ténor espagnol dirigeait un concert de gala.

Depuis juin, Ebo a obtenu une bourse de l'Université Carlos III et étudie le chant lyrique. En vue d'obtenir cette bourse il a fallu qu'il obtienne la première place parmis 40 candidats et qu'il ait un "10" dans son examen. La compétition était d'autant plus difficile qu'il n'y avait que cinq places au niveau intermédiaire dans le domaine du chant. Comme c'est le seul candidat africain a avoir obtenu l'une de ces places, Ebo poursuivra désormais ces études auprés du Conservatoire de Madrid, où, selon Placido Domingo "le monde aura l'occasion de découvrir un grand espoir pour l'Angola et pour le chant lyrique universel."

Nelson Ebo représente une preuve vivante du fait que, en dépit des conditions difficiles que connaissent les jeunes en Angola, ils est possible de réussir. Si seulement la paix était rétablie dans ce pays, le monde pourrait y découvrir d'autres perles à l'instar de Nelson Ebo.


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