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La coopération
avec les organisations régionales
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| La coopération avec des organisations intergouvernementales
et régionales est l'un des nouveaux aspects du maintien de la paix. Au
Libéria, la MONUL a été la première mission de maintien de la paix mise
en place en coopération avec une opération de maintien de la paix déjà
établie par une autre organisation. Dès le début du conflit, une organisation
sous-régionale, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest
(CEDEAO) avait pris diverses mesures afin de parvenir à un règlement pacifique.
Elle a ainsi créé, en 1990, le Groupe de surveillance du cessez-le-feu
(ECOMOG). Les pourparlers menés par la CEDEAO ont abouti à la conclusion,
par les différentes parties au conflit, d'un accord de paix signé à Cotonou
(Bénin) en 1993. La MONUL, créée en 1993, s'est attachée à faire appliquer
cet accord. En 1997, la CEDEAO et la MONUL ont surveillé ensemble les
élections qui ont marqué la fin de la terrible guerre civile du Libéria.
Le Chapitre VIII de la Charte prévoit l'instauration d'accords régionaux
destinés à régler les différends et à maintenir la paix, même s'il ne
donne pas une définition précise de ces accords.
Plusieurs organisations et accords régionaux commencent à jouer un rôle non négligeable dans la coopération avec l'ONU, en particulier dans le domaine du maintien de la paix. En 1997, le Conseil de sécurité a autorisé le maintien de la MISAB, force de 800 hommes détachés par sept pays, stationnée en République centrafricaine pour mettre en œuvre les Accords de Bangui. En mars 1998, le Conseil de sécurité a décidé que la MISAB serait remplacée par la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINURCA). Dans presque tous les conflits survenus récemment en Afrique et pour lesquels une mission de maintien de la paix a été mise sur pied, l'Organisation de l'unité africaine (OUA) s'est efforcée de renforcer le rôle de l'ONU, souvent en appuyant le processus de rétablissement de la paix. En Bosnie-Herzégovine, la MINUBH travaille en liaison étroite avec le Haut Représentant de l'Union européenne, les forces de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). En Géorgie, la MONUG coopère étroitement avec l'OSCE et les forces de maintien de la paix de la Communauté d'États indépendants (CEI). Au Tadjikistan, la MONUT coopère également avec les forces de maintien de la paix de la CEI. Au Kosovo, où les forces armées de l´OTAN sont chargés de la sécurité, un immense effort international est engagé afin de transformer ce territoire ravagé par la guerre en une véritable société démocratique. Quatre organisations et agences internationales ont été invitées à travailler ensemble dans le cadre de la même opération qui est placée sous la direction du Représentant spécial du Secrétaire général. Chacune d´entre elles a été chargée de s´occuper de l´un des quatre secteurs d´activité de la mission. L´administration civile a été placée sous la responsabilité de l´ONU elle-même. Le Haut Commissariat aux réfugiés s´occupe de l´aide humanitaire et l´Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de la démocratisation et de la création d´institutions. L´Union européenne s´occupe quant à elle de la reconstruction économique. |
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