| En août
1947, l'Inde et le Pakistan devinrent indépendants. Selon
le plan de partition inscrit dans la Loi d'indépendance
de l'Inde de 1947, le Cachemire était libre de se rattacher
à l'Inde ou au Pakistan. Son rattachement à l'Inde
provoqua un différend entre les deux pays et des combats
éclatèrent plus tard dans l'année.
En janvier 1948, le Conseil de sécurité établit,
par sa résolution 39
(1948), la Commission des Nations Unies pour l'Inde et le
Pakistan, afin d'enquêter et de servir d'intermédiaire
dans le différend. En avril 1948, par sa résolution
47
(1948), le Conseil décida d'augmenter le nombre de
membres de la Commission et de recommander différentes
mesures, dont le recours à des observateurs, afin d'arrêter
les combats. En juillet 1949, l'Inde et le Pakistan signèrent
l'accord de Karachi établissant une ligne de cessez-le-feu
devant être surveillée par des observateurs. Le
30 mars 1951, après la fin de la Commission, le Conseil
de sécurité, par sa résolution 91
(1951) décida que l'UNMOGIP devait continuer à
surveiller le cessez-le-feu au Cachemire. Les fonctions de l'UNMOGIP
étaient de surveiller et faire rapport, enquêter
sur les plaintes de violations de cessez-le-feu et en transmettre
les conclusions à chaque partie ainsi qu'au Secrétaire
général.
A la fin de 1971,
les hostilités reprirent entre l'Inde et le Pakistan.
Lors du retour d'un cessez-le-feu, un certain nombre de positions
avaient changé de mains de chaque côté de
la ligne de cessez-le-feu. En juillet 1972, l'Inde et le Pakistan
signèrent un accord définissant une ligne de contrôle
au Cachemire qui suivait à peu près exactement
le même tracé que la ligne de cessez-le-feu mise
en place par l'Accord de Karachi en 1949. L'Inde soutint que
le mandat de l'UNMOGIP était caduc, puisqu'il se référait
spécifiquement à l'Accord de Karachi. Le Pakistan,
quant à lui, n'accepta pas cette position.
Devant le désaccord
existant entre les deux parties au sujet du mandat et des fonctions
de l'UNMOGIP, la position du Secrétaire général
fut que seule une décision du Conseil de sécurité
pouvait mettre fin à l'UNMOGIP. Les autorités
militaires du Pakistan ont continué à présenter
des plaintes à l'UNMOGIP au sujet des violations de cessez-le-feu.
Les autorités militaires de l'Inde n'ont pas déposé
de plainte depuis janvier 1972 et ont limité les activités
des observateurs des Nations Unies au côté indien
de la ligne de contrôle. Ils ont toutefois continué
à fournir logement, transport et autres prestations à
l'UNMOGIP.
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