| La Mission d´observation
des Nations Unies en Géorgie (MONUG) a été
créée le 24 août 1993, par la résolution
858 (1993) du Conseil de sécurité, pour :
vérifier le respect de l'Accord de cessez-le-feu du 27
juillet 1993 entre le Gouvernement géorgien et les autorités
abkhazes de Géorgie, en accordant une attention particulière
à la situation dans la ville de Soukhoumi; enquêter
sur les informations faisant état de violations du cessez-le-feu
et essayer de régler les incidents de ce genre avec les
parties concernées; et faire rapport au Secrétaire
général sur l'exécution de son mandat,
y compris sur les violations de l'accord de cessez-le-feu. L´effectif
autorisé était de 88 observateurs militaires.
Le mandat de la MONUG étant devenu caduc du fait de la
reprise des combats en Abkhazie en septembre 1993, la Mission
a été investie d'un mandat intérimaire.
Ainsi, aux termes de la résolution 881
(1993) du Conseil de sécurité en date du 4
novembre 1993, la MONUG a été chargée de
maintenir les contacts avec les deux parties au conflit et les
contingents militaires russes, de suivre la situation et de
faire rapport à ce sujet, notamment en rendant compte
de tout fait nouveau qui aurait un lien avec les efforts que
déployait l'ONU pour promouvoir un règlement politique
d'ensemble.
A la suite de la
signature, en mai 1994, de l'Accord de cessez-le-feu et de séparation
des forces par les parties géorgienne et abkhaze, le
Conseil de sécurité a, par sa résolution
937
(1994) en date du 27 juillet 1994, autorisé le renforcement
de l´effectif de la MONUG jusqu´à un maximum
de 136 observateurs militaires et décidé que le
mandat de la MONUG élargie serait de :
- Contrôler
et vérifier l'application par les parties de l'Accord
de cessez-le-feu et de séparation des forces signé
à Moscou le 14 mai 1994;
- Observer les
opérations de la force de maintien de la paix de la
Communauté d´Etats indépendants (CEI)
dans le cadre de l'application de l'Accord;
- Vérifier,
au moyen d'observations et de patrouilles, que les troupes
des parties ne restent ni ne reviennent dans la zone de sécurité
et que le matériel militaire lourd ne reste ni ne soit
réintroduit dans la zone de sécurité
ou dans la zone d'armement limité;
- Surveiller les
sites où est entreposé le matériel militaire
lourd retiré de la zone de sécurité et
de la zone d'armement limité, en coopération
avec la force de maintien de la paix de la CEI selon qu'il
conviendra;
- Surveiller le
retrait des troupes de la République de Géorgie,
depuis la vallée de la Kodori jusqu'à des zones
situées au-delà des limites de l'Abkhazie (République
de Géorgie);
- Effectuer régulièrement
des patrouilles dans la vallée de la Kodori;
- Enquêter
sur des violations signalées ou présumées
de l'Accord, et essayer de régler ou de contribuer
à régler les incidents de ce genre;
- Présenter
périodiquement, dans le cadre de son mandat, des rapports
au Secrétaire général, en particulier
sur l'application de l'Accord, sur toutes les violations et
les enquêtes menées à leur sujet par la
MONUG, et sur tout autre fait nouveau pertinent;
- Maintenir des
contacts étroits avec les deux parties au conflit et
coopérer avec la force de maintien de la paix de la
CEI et, par sa présence dans la zone, contribuer à
créer des conditions propices au retour des réfugiés
et des personnes déplacées dans l'ordre et la
sécurité.
Un Bureau des Nations
Unies pour les droits de l´homme en Abkhazie (Géorgie)
a été établi le 10 décembre 1996,
conformément à la résolution
1077 (1996) du Conseil de sécurité. Le personnel
du Bureau est fourni par le Bureau du Haut Commissaire aux droits
de l´homme et l´Organisation pour la sécurité
et la coopération en Europe (OSCE). Le Bureau fait partie
de la MONUG et est placé sous l'autorité du Chef
de mission de la MONUG, par l´intermédiaire duquel
il fait rapport au Haut Commissaire aux droits de l´homme.
Le Conseil de sécurité, par sa résolution
1582
(2005) du 28 janvier 2005, a prorogé le mandat de
la MONUG pour une nouvelle période de six mois prenant
fin le 31 juillet 2005.
Par la même
résolution, le Conseil a suivi les recommandations du
Secrétaire général qui préconisait
l'addition d'une force de police de l'ONU composée de 20
officiers, pour augmenter la capacité de la MONUG à
mettre en oeuvre son mandat et pour, en particulier, contribuer
à la création de conditions favorables à
un retour dans la dignité des personnes déplacées
et des réfugiés.
|