Côte d'Ivoire - MINUCI - Chronologie
  MINUCI : Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire
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3 mai 2003
Les Forces armées ivoiriennes (FANCI) et les forces rebelles concluent un cessez-le-feu complet pour l’ensemble du territoire de la Côte d’Ivoire.

13 mai 2003
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies adopte la résolution 1479 établissant la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (MINUCI).

23 juin 2003
Début du déploiement en Côte d’Ivoire du groupe de 26 officiers militaires de liaison autorisé par la résolution 1479 (2003).

26 juin – 5 juillet 2003
Une mission du Conseil de sécurité visite la Guinée-Bissau (27 et 28 juin), le Nigeria (28 et 29 juin), le Ghana (29 et 30 juin) et la Côte d’Ivoire (30 juin- 2 juillet). La mission recommande (S/2003/688) que la MINUCI accorde l’attention nécessaire aux enseignements importants tirés d’une expérience similaire en Sierra Leone.

23 septembre 2003
Les Forces Nouvelles, l’un des groupes armés de l’opposition, quitte le Gouvernement de Réconciliation nationale créé par l’Accord de Linas-Marcoussis signé le 23 janvier 2003 par toutes les forces politiques ivoiriennes. Le Secrétaire général de l’ONU appelle ce groupe à reprendre sa participation au gouvernement et à rechercher des solutions à ses revendications par la voie du dialogue et à travers les bons offices du Comité de suivi, qui supervise l’application de l’Accord de Marcoussis sous la présidence du Représentant spécial du Secrétaire général, Albert Tévoedjré.

3 octobre 2003
Les membres du Conseil de sécurité expriment leur préoccupation devant le ralentissement de l’application de l’Accord de Linas-Marcousis et la violence sporadique et appellent toutes les parties en Côte d’Ivoire, et en particulier les Forces Nouvelles, à adhérer à l’Accord de Marcoussis.

13 novembre 2003
Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la MINUCI pour une période de trois mois jusqu’au 4 février 2004 (résolution 1514).

24 novembre 2003
Une délégation ministérielle de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par la Ministre des affaires étrangères du Ghana, Madame Nana Akufo-Addo se rend au siège des Nations Unies et transmet un appel de l’organisation sous-régionale au Conseil de sécurité afin qu’il envisage un renforcement des effectifs de la CEDEAO en Côte d’Ivoire (ECOMICI) et leur conversion en une mission de maintien de la paix des Nations Unies. Le Secrétaire général informe le Conseil de sécurité de son intention d’envoyer une mission d’évaluation en Côte d’Ivoire afin de récolter les informations nécessaires sur le terrain.

3 - 11 décembre 2003
Une mission d’évaluation inter-départementale conduite par M. Hédi Annabi, Sous-Secrétaire général aux Opérations de maintien de la paix, visite la Côte d’Ivoire.

4 décembre 2003
Le Conseil de sécurité se déclare gravement préoccupé par les tentatives de franchissement de la ligne de cessez-le-feu par des éléments armés, observées les 29 et 30 novembre 2003 par les forces de la CEDEAO et les forces françaises et par les sérieuses conséquences qui pourraient en résulter.

5 décembre 2003
Dans son rapport sur la mise en oeuvre des recommandations de la Mission du Conseil de sécurité en Afrique de l’Ouest (S/2003/1147), le Secrétaire général exprime le “fervent espoir” que les membres du Conseil de sécurité accorderont toute l’attention voulue à l’appel pressant lancé par les dirigeants de la CEDEAO en faveur d’une augmentation des effectifs de la MINUCI et de sa conversion en une mission de maintien de la paix des Nations Unies.

7 décembre 2003
Les Forces Nouvelles libèrent 40 membres des FANCI et de la police qui avaient été faits prisonniers de guerre.

13 décembre 2003
Les FANCI et les Forces Nouvelles commencent à démanteler les barrages routiers et à retirer les armes lourdes de la “zone de confiance”.

22 décembre
Les Forces Nouvelles annoncent qu’elles ont décidé de mettre fin à la supension de leur participation au gouvernement.

6 janvier 2004
Pour la première fois depuis septembre 2003, les Forces Nouvelles participent au conseil des ministres. Le Secrétaire général salue cette initiative et formule l’espoir que le retour des Forces Nouvelles au gouvernement relancera le processus de paix.

Le Secrétaire général recommande que, au cas où les parties ivoiriennes auraient enregistré suffisamment de progrès à la date du 4 février 2004, le Conseil de sécurité envisage d’autoriser le déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies multidisciplinaire en Côte d’Ivoire.

4 février 2004
Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la MINUCI jusqu’au 27 février 2004 et renouvelle jusqu’à la même date les mandats de l’ECOMICI et des forces françaises de l’opération Licorne. Le Conseil demande également au Secrétaire général, dans l’attente d’une décision sur le renforcement de la présence des Nations Unies en Côte d’Ivoire, de préparer le déploiement possible d’une opération de maintien de la paix dans les cinq semaines suivant une telle décision du Conseil.

27 février 2004
Le Secrétaire général affirme au Conseil de Sécurité que des développements positifs se sont produits en Côte d’Ivoire et que la mise en place d’une mission de maintien de la paix de l’ONU montrera clairement que la communauté internationale appuie le processus de paix ivoirien et est résolue à jouer pleinement son rôle dans le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique.

Agissant conformément à ses recommandations, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1528 (2004), qui établit l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) pour une durée initiale de 12 mois à compter du 4 avril 2004. Le Conseil prie également le Secrétaire général de transférer, à cette date, l’autorité de la MINUCI et des forces de la CEDEAO à l’ONUCI, et décide en conséquence de proroger le mandat de la MINUCI jusqu’au 4 avril 2004 . La force composée de 6240 militaires, en coordination avec les forces françaises, s’acquittera du mandat suivant: observer et surveiller de l’application de l’accord de cessez-le-feu global du 3 mai 2003 et les mouvements des groupes armés; aider à exécuter le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement et réinstallation; assurer la protection du personnel des Nations Unies, des institutions et des civils; appuyer les opérations humanitaires; appuyer la mise en oeuvre du processus de paix; fournir une assistance dans les domaines des droits de l’homme, de l’information et de l’ordre public.



Page préparée par la Section de la paix et de la sécurité du Département de l'information en collaboration avec
le Département des opérations de maintien de la paix. 
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