
Préparé par le Département de l'Information des Nations Unies
Dernière mise à jour le 31 août 1997
Ce texte n'est pas un document officiel des Nations Unies
FONCTION:
Etablie comme mission de suivi pour succéder à UNAVEM III, la MONUA doit aider les parties angolaises à consolider la paix et la réconciliation nationales, renforcer la confiance et instaurer un climat propice à la stabilité, à l'évolution démocratique et au relèvement du pays. Le mandat initial de la MONUA courra jusqu'au 31 octobre 1997, en comptant que la mission sera achevée le 1er février 1998.
La MONUA a pour mandat de mener à bien le processus de démobilisation, l'incorporation des ex-combattants de l'Union Nationale pour l'Indépendance totale de l'Angola (UNITA) dans les Forces armées angolaises (FAA) et la Police nationale angolaise, l'intégration d'éléments de l'UNITA dans tous les niveaux de l'administration de l'Etat, l'élimination de tous les obstacles à la libre circulation des personnes et des biens, de même que le désarmement de la population civile.
Avec le retrait des militaires des Nations Unies et la normalisation progressive de l'administration de l'Etat dans le pays, la composante de police civile de la mission continuerait à vérifier la neutralité de la Police nationale angolaise, l'incorporation des éléments de l'UNITA dans la police nationale, ainsi que le cantonnement et le déploiement éventuel de la police d'intervention rapide, selon le rapport du Secrétaire général. Cette unité vérifierait la collecte des armes récupérées auprès de la population civile, superviserait leur destruction ou leur entreposage et et contrôlerait les dispositions prises pour assurer la sécurité des dirigeants de l'UNITA. Après le retrait des principales unités d'infanterie en août-septembre, un effectif réduit d'observateurs militaires resteraient en Angola afin de mener des enquêtes sur les allégations de mouvements de troupes offensifs, la présence d'éléments armés de l'UNITA et l'existence de caches d'armes.
HISTORIQUE:
Par sa résolution 1118 du 30 juin 1997, le Conseil de sécurité a créé la Mission d'observation des Nations Unies en Angola (MONUA), avec effet au 1er juillet 1997. UNAVEM I (Janvier 1989--mai 1991) a vérifié le retrait total des troupes cubaines d'Angola. UNAVEM I I (Juin 1991--février 1995) a vérifié les arrangements de paix convenus par le Gouvernement angolais et l'UNITA, conformèment aux accords de paix pour l'Angola, et fut chargée par la suite d'observer et de vérifier les élections qui se sont tenues en septembre 1992. Après la reprise des combats entre les forces de l'UNITA et le Gouvernement à la suite des élections, UNAVEM II a maintenu sa présence en Angola avec des effectifs réduits.
La signature du Protocole de Lusaka le 20 novembre 1994 a marqué une nouvelle phase dans le processus de paix en Angola et a conféré un rôle aux Nations Unies, sur la base duquel le Conseil de sécurité a mis en place UNAVEM III le 8 février 1995.
Dans ses commentaires généraux sur les développements en Angola dans la phase finale d'UNAVEM III, le Secrétaire général nota que la formation du Gouvernement d'unité et de réconciliation nationale, le retour des députés de l'UNITA à l'Assemblée nationale, le début de la normalisation de l'administration d'Etat et la démobilisation des ex-combattants constituaient des étapes importantes dans la mise en oeuvre du Protocole de Lusaka. Mais le chemin qui mène à une paix durable en Angola reste ardu et les tensions récentes dans le nord du pays ont mis en évidence l'instabilité de la situation qui règne dans certaines régions.
En établissant la MONUA, le Conseil en a appelé au Gouvernement d'Angola, et en particulier à l'Union Nationale pour l'Indépendance totale de l'Angola (UNITA) à coopérer pleinement avec la MONUA. Il a demandé très instamment au Gouvernement d'Angola et à l'UNITA de parachever les aspects politiques et militaires du processus de paix.
Le Conseil a exprimé l'espoir que les questions qui retardent actuellement la mise en oeuvre intégrale du Protocole de Lusaka pourront être résolues à l'occasion d'une réunion, sur le territoire national, entre le Président de l'Angola et le chef du principal parti d'opposition. Il a demandé instamment à la communauté internationale d'apporter l'assistance voulue à la démobilisation des combattants et leur réinsertion dans la société, ainsi qu'à la reconstruction de l'économie nationale afin de consolider les acquis du processus de paix.
EMPLACEMENT: Angola
QUARTIER GENERAL: Luanda
DUREE: Depuis juillet 1997
EFFECTIF AUTORISE: 193 membres des contingents militaires, 86 observateurs militaires et 345 contrôleurs de police civile, appuyés par du personnel civil comptant quelque 310 fonctionnaires internationaux
EFFECTIF ACTUEL: 3 163 (en phase de réduction d'UNAVEM III)
REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL ET CHEF DE MISSION: M. Alioune Blondin Beye (Mali)
COMMANDANT DE LA FORCE: Général de Division Phillip Valerio Sibanda (Zimbabwe)
PAYS FOURNISSANT DES EFFECTIFS au 31 août 1997:: Bangladesh, Brésil, Bulgarie, Congo, Egypte, Fédération de Russie, France, Guinée-Bissau, Hongrie, Inde, Jordanie, Kenya, Malaisie, Mali, Namibie, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République de Corée, République slovaque, Roumanie, Sénégal, Suède, Tanzanie, Ukraine, Uruguay, Zambie, Zimbabwe.
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