promotion des instruments internationaux
Pour les Nations Unies, la promotion signifie l’encouragement à l’adhésion universelle aux accords ou aux « instruments » internationaux existants qui interdisent ou limitent le recours aux mines terrestres.
Parmi ces accords, le principal est la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, (Convention d' Ottawa) ouverte à la signature en 1997.
L’Organisation des Nations Unies ne se contente pas d’encourager tous les pays à adhérer à la Convention, elle assure aussi le suivi de son application. En outre, elle participe et apporte son soutien aux réunions régulières des États Parties à la Convention.
Un autre instrument important est la Convention sur l’interdiction de certaines armes classiques et du Protocole II modifié. Cet instrument porte sur l’utilisation des mines piégées ainsi que des mines antichars et antivéhicules. L’ONU apporte son expertise technique lors des réunions des États Parties à cette Convention.
L’ONU aide aussi les pays à développer leur capacité d’application des instruments internationaux.
Une mine terrestre en Afghanistan. Suite à la guerre civile en Afghanistan, le pays est l'un des plus touchés par le problème des mines dans le monde.
Photo ONU
Pour chacun des 14 différents corps des Nations Unies qui soutiennent l’action antimines, la promotion prend un sens légèrement différent. Dans certains cas, un travail de promotion similaire est entrepris par plusieurs institutions :
- Le SLAM : Service de la lutte antimines de l'ONU coordonne la promotion en faveur des instruments juridiques internationaux relatifs aux mines terrestres et aux « restes explosifs de guerre » ainsi que ceux relatifs aux droits des victimes. Il se charge aussi d’informer le public sur le problème des mines et sur sa réponse à l’échelle mondiale.
- Le Bureau des affaires de désarmement EN de l'ONU aide les États Parties à respecter les prescriptions de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel et celles de la Convention sur l’interdiction de certaines armes classiques. Il encourage par ailleurs l’adhésion des États non signataires.
- L’UNICEF plaide pour une interdiction totale des mines antipersonnel, pour l’élimination des « armes frappant sans discrimination » les personnes, pour des instruments nouveaux sur les restes explosifs de guerre, et pour la protection et la promotion des droits des femmes et des enfants victimes d’un conflit armé. En outre, l’UNICEF plaide pour la promotion des droits des personnes handicapées et pour l’intégration de l’aide aux victimes dans les programmes de santé publique, d’éducation et dans les autres programmes sociaux.
- Le Bureau de la Conseillère spéciale pour la parité des sexes établit des stratégies pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et autonomiser les femmes dans tous les secteurs, y compris l’action antimines. Le rôle du Bureau concerne principalement la promotion et le soutien aux politiques d’« intégration de la dimension de genre » dans tout le travail des Nations Unies.
- Le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, en collaboration avec le Service de la lutte antimines et d’autres institutions, a participé à l’élaboration de la Convention pour les droits et la dignité des personnes handicapées.
- Le Haut-Commissariat pour les réfugiés fait partie des nombreuses institutions de l'ONU qui prônent l’interdiction totale des mines terrestres antipersonnel.