Angola - UNAVEM III

Préparé par le Département de l'information des Nations Unies
Dernière mise à jour le 30 juin 1997

Ce texte n'est pas un document officiel des Nations Unies

MISSION DE VERIFICATION DES NATIONS UNIES EN ANGOLA III


FONCTION :

Mise en place pour aider le Gouvernement angolais et l'União Nacional para a Independência Total de Angola (UNITA) à rétablir la paix et à réaliser la réconciliation nationale sur la base des Accords de paix pour l'Angola, signés le 31 mai 1991, du Protocole de Lusaka signé le 20 novembre 1994 et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Le mandat d'UNAVEM III comportait notamment les aspects suivants : fournir bons offices et médiation aux parties angolaises; contrôler et vérifier l'extension de l'administration publique à l'ensemble du pays et le processus de réconciliation nationale; superviser, contrôler et vérifier le dégagement des forces et contrôler le cessez-le-feu; vérifier les informations reçues du gouvernement et de l'UNITA concernant leurs forces et tous les mouvements de troupes; faciliter la création de zones de cantonnement; vérifier le retrait, le cantonnement et la démobilisation des forces de l'UNITA; superviser le rassemblement et le stockage des armes de l'UNITA; vérifier le cantonnement des forces armées angolaises (FAA) et l'achèvement de la mise en place des FAA; vérifier la libre circulation des personnes et des marchandises; vérifier et contrôler la neutralité de la police nationale angolaise, le désarmement des civils, le cantonnement de la police de réaction rapide et les mesures de sécurité prises pour les chefs de l'UNITA; coordonner, faciliter et soutenir les activités humanitaires directement liées au processus de paix, et participer aux activités de déminage; déclarer officiellement que toutes les conditions essentielles pour la tenue du deuxième tour des élections présidentielles ont été réunies; et appuyer, vérifier et contrôler le processus électoral.

HISTORIQUE :

UNAVEM I (janvier 1989-mai 1991) vérifia le retrait total d'Angola des troupes cubaines. UNAVEM I I (juin 1991-février 1995) vérifia les arrangements conclus par le Gouvernement angolais et l'UNITA, conformément aux Accords de paix pour l'Angola, et fut ensuite chargée d'observer et de vérifier les élections tenues en septembre 1992. Après la reprise des combats entre le Gouvernement et les forces de l'UNITA suivant les élections, UNAVEM II maintint sa présence en Angola et réduisit ses effectifs.

La signature du Protocole de Lusaka le 20 novembre 1994 fit entrer le processus de paix angolais dans une nouvelle phase. Le Protocole consistait en plusieurs documents, chacun traitant d'un aspect particulier du calendrier des négociations de paix, couvrant les questions juridiques, politiques et de police, de même que le rôle des Nations Unies.

Le 1er février 1995, le Secrétaire général recommanda au Conseil de sécurité qu'UNAVEM III succède à UNAVEM II afin d'aider les parties à rétablir la paix et à réaliser la réconciliation nationale. Le 8 février, le Conseil de sécurité autorisa la création d'UNAVEM III avec un effectif maximum de 7000 militaires et personnel d'appui, 350 observateurs militaires, 260 observateurs de police ainsi qu'environ 420 civils recrutés sur le plan international, 300 personnes recrutées localement et 75 Volontaires des Nations Unies. Février 1997 fut la date prévue par le Conseil pour l'achèvement du mandat d'UNAVEM III.

En dépit de nombreux développements positifs, le processus de mise en oeuvre prit un retard substantiel, et le manque de confiance réciproque entre le Gouvernement et l'UNITA mit en péril la réalisation d'une paix durable. Par sa résolution 1075 du 11 octobre 1996, le Conseil de sécurité souligna que les retards continuels et les promesses non suivies d'effet dans la mise en oeuvre des calendriers successifs pour la résolution de problèmes militaires et politiques essentiels, en particulier de la part de l'UNITA, n'étaient plus acceptables.

Après la présentation par l'UNITA d'une liste de tâches à effectuer avant le 15 novembre 1996 (retardé plus tard au 20 novembre), UNAVEM III prépara un calendrier global de mise en oeuvre, comprenant toutes les activités en cours dans le domaine militaire, politique et de police, devant être accomplies par les deux parties. Dans son rapport au Conseil le 19 novembre 1996, le Secrétaire général déclara que l'accord sur un calendrier consolidé pour la réalisation des tâches pressantes avait mis en évidence les questions les plus urgentes. Certains progrès avaient été effectués, mais la mise en oeuvre du calendrier avait toujours du retard.

Pendant ce temps, considérant la date prévue de fin de mission, des plans pour la réduction méthodique et progressive d'UNAVEM III furent mis au point. Ces plans comprennent le retrait à la fin de décembre 1996 de quatre unités d'infanterie et de soutien des Nations Unies, portant l'effectif total à un chiffre compris entre 600 et 700 personnes. Le 30 juin, le Conseil de sécurité décidait d'établir, à partir du 1er juillet, la Mission d'observation des Nations Unies en Angola (MONUA). La nouvelle mission remplacerait UNAVEM III. Par une résolution votée à l'unanimité, le Conseil a également décidé que le mandat initial de la nouvelle mission se terminerait le 31 octobre 1997. Le Conseil a demandé très instamment au Gouvernement angolais et, en particulier à l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), de parachever les derniers éléments politiques du processus de paix, y compris la normalisation de l'administration de l'Etat sur l'ensemble du territoire national, la transformation de la station de radio de l'UNITA en une radio non partisane et celle de l'UNITA elle-même en un parti politique. Conjurant chacune des deux parties de s'abstenir de tout recours à la force pouvant faire obstacle à la mise en oeuvre intégrale du processus de paix, le Conseil a "demandé très instamment aux parties de parachever l'enregistrement et la démobilisation de tous les militaires non encore dissous, l'élimination de tous les obstacles à la libre circulation des personnes et des biens, et le désarmement de la population civile".

EMPLACEMENT : Angola

QUARTIER GENERAL : Luanda

DUREE : Février 1995 au 30 juin 1997

EFFECTIF (au 30 juin 1997) : 4 220 hommes au total, dont 283 observateurs militaires, 3 649 militaires et 288 policiers civils.

REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL ET CHEF DE MISSION : M. Alioune Blondin Beye (Mali)

COMMANDANT DE LA FORCE : Général de Division Phillip Valerio Sibanda (Zimbabwe)

PAYS FOURNISSANT DES EFFECTIFS (au 31 mars 1997) : Bangladesh, Brésil, Bulgarie, Congo, Egypte, Fédération de Russie, France, Guinée Bissau, Hongrie, Inde, Jordanie, Kenya, Malaisie, Mali, Namibie, Nouvelle Zélande, Nigéria, Norvège, Pakistan, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Slovaque, Roumanie, Sénégal, Suède, Tanzanie, Ukraine, Uruguay, Zambie et Zimbabwe.


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