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Directives
concernant la coopération entre
l’Organisation des Nations Unies et les entreprises
Publiées par le Secrétaire général
de l’Organisation des Nations Unies
17 juillet 2000
I. RAPPEL
1. Le secteur privé joue un rôle
actif au sein de l’Organisation des Nations Unies depuis que
celle-ci a été créée en 1945. Plusieurs organismes des Nations Unies
coopèrent avec succès avec le monde des affaires. Les récents
changements politiques et économiques ont stimulé et intensifié la
volonté d’établir des arrangements en matière de collaboration.
2. Les efforts que déploie le Secrétaire général
pour renouveler et réformer l’ONU doivent permettre de renforcer la coopération et
les partenariats entre l’Organisation et des acteurs autres que les États, notamment
ceux du monde des affaires [1].
Un cadre d’orientation de la coopération avec le secteur privé a été établi,
notamment par le biais de déclarations conjointes
[2].
3. Les relations avec le monde
des affaires revêtent d’autant plus d’importance que les entreprises
jouent un rôle accru dans le domaine de la création d’emplois et de
richesses par le biais du commerce, des investissements et des
finances et que les États Membres de l’Organisation mettent de plus
en plus l’accent sur l’importance de l’investissement privé pour le
développement.
4. Les entreprises apprécient
toujours davantage le rôle que joue l’ONU dans des domaines comme
le maintien de la paix et de la sécurité, l’établissement de normes
et de règles dans des secteurs aussi divers que le commerce,
la navigation, l’aviation, les télécommunications, les services
postaux et les statistiques, ainsi que dans l’étude des problèmes
liés à la vulnérabilité, à la pauvreté, à la dégradation de
l’environnement et aux conflits sociaux. Elles considèrent que toutes
ces activités contribuent à assurer un climat stable et propice aux
affaires et au développement.
II. OBJECTIF ET RAISON D'ÊTRE DES DIRECTIVES
5. La coopération avec le secteur privé doit être
appréhendée dans un contexte institutionnel approprié. L’ONU est une institution
mondiale responsable devant les États Membres. Les acteurs autres que les États
jouent un rôle important dans la réalisation des objectifs de l’Organisation.
Pour atteindre ces objectifs, il faudra s’attacher toujours davantage à mettre à
profit le savoir-faire et les capacités des entreprises
6. Les présentes directives ont pour
objet de faciliter la conception et la mise en oeuvre de la
coopération entre l’ONU et le monde des affaires, tout en préservant
l’intégrité et l’indépendance de l’Organisation.
7. Aux fins des présentes directives,
« entreprise » s’entend de toute entreprise à but lucratif.
8. Les présentes directives doivent
servir de cadre commun pour tous les organismes et institutions du
système des Nations Unies [3].
9. Les organismes des Nations Unies sont
encouragés à mettre au point des directives plus précises adaptées à leurs
mandats et activités spécifiques.
10. La coopération avec les entreprises
peut prendre diverses formes, notamment les activités de plaidoyer,
la collecte de fonds, la concertation, l’assistance humanitaire et la
coopération pour le développement. Les directives en matière de
coopération revêtent une importance particulière dans les cas où
les nouvelles formes de partenariat envisagées n’impliquent pas la
participation active et directe du gouvernement.
11. Souvent, les activités de
coopération diffèrent d’une situation à l’autre et doivent donc
être envisagées au cas par cas. Chaque organisme des Nations Unies
doit mettre en place des capacités propres et prendre sur lui de
concevoir, mettre en oeuvre et évaluer les arrangements en matière de
coopération avec les entreprises.
III. CHOIX DES PARTENAIRES
12. Le Pacte mondial, dont l’idée a été
lancée par le Secrétaire général en 1999 [4],
constitue un cadre général approprié pour la coopération avec le
monde des affaires. Les principes de ce
pacte (voir annexe 1) se fondent
sur des accords intergouvernementaux tout en étant pertinents pour
les entreprises. Les organismes des Nations Unies devraient s’y
référer lors du choix du partenaire.
a)
Les entreprises partenaires doivent faire preuve de sens civique en
appuyant les causes de l’ONU et les valeurs fondamentales inscrites
dans la Charte et d’autres conventions et traités pertinents.
b)
Dans leur sphère d’influence, les entreprises privées envisagées
devraient avoir fait la preuve de leur détermination à mettre en
oeuvre les principes du Pacte, voire à aller au-delà de ce qu’ils
exigent, en les transposant dans leurs activités de tous les jours.
c)
Les entreprises qui se font les complices de violations des droits de
l’homme, tolèrent le travail forcé ou obligatoire ou le recours au
travail des enfants [5], sont impliquées
dans la vente ou la fabrication de mines antipersonnel ou de leurs
composants, ou qui ne remplissent pas les obligations ou
responsabilités pertinentes établies par l’Organisation n’entrent
pas en ligne de compte pour un tel partenariat.
13. Les organismes des Nations Unies sont
encouragés à établir des critères supplémentaires en fonction de leur
mission spécifique et de leur rôle en matière de plaidoyer.
IV. PRINCIPES GÉNÉRAUX
14. Nonobstant leur caractère
spécifique, les arrangements en matière de coopération devraient
s’inspirer des principes généraux ci-après, qui imposent de :
a)
Promouvoir les buts de l’ONU :L’objectif des arrangements devrait
être défini clairement et favoriser les buts de l’Organisation tels
que définis dans la Charte;
b)
Définir clairement les rôles et les responsabilités :
Les arrangements devraient être fondés sur une définition claire
des rôles et des attentes respectifs, ainsi que sur l’obligation
redditionnelle et une attribution claire des responsabilités;
c)
Préserver l’intégrité et l’indépendance :
Les arrangements ne devraient pas porter atteinte à l’intégrité,
à l’indépendance et à l’impartialité de l’Organisation;
d)
Respecter l’égalité de chances : Chaque entreprise devrait avoir
la possibilité de proposer des arrangements en matière de coopération
dans le cadre des dispositions des présentes directives.
La coopération ne devrait pas donner lieu à un traitement
préférentiel en faveur d’une entreprise donnée ou de ses produits
et services;
e)
Veiller à la transparence : La coopération avec le secteur privé
devrait être transparente. Les informations concernant la nature et
la portée des arrangements en matière de coopération devraient être
disponibles au sein de l’Organisation et pour le grand public.
Les organismes des Nations Unies devraient publier les informations
pertinentes sur le site Web ONU/Monde des affaires
V. UTILISATION DU NOM
ET DE L'EMBLÈME DE L'ONU
15. En vertu de la résolution 92 (I) de
l’Assemblée générale, en date du 7 décembre 1946, le nom et
l’emblème de l’Organisation ne peuvent être utilisés qu’à titre
officiel. L’Organisation a toujours interprété cette résolution
comme s’appliquant également à l’utilisation du nom et de l’emblème
des fonds et programmes des Nations Unies, lorsque leur nom comporte
les termes « Nations Unies » ou leur acronyme (voir annexe 2
pour des exemples).
16. Compte tenu des nouvelles relations
qui se dessinent avec le monde des affaires, on a établi les
principes généraux ci-après relatifs à l’utilisation par les
entreprises du nom et de l’emblème de l’Organisation et de ses fonds
et programmes (« nom et emblème ») dans le cadre d’un partenariat
avec le secteur privé.
a)
En principe, et sous réserve des
modalités appropriées, une entreprise peut être autorisée à utiliser
le nom et l’emblème à titre non exclusif;
b)
L’utilisation du nom et de l’emblème doit être expressément approuvée
à l’avance et par écrit, et elle doit être conforme aux modalités
qui auront été définies;
c)
L’utilisation du nom et de l’emblème par une entreprise peut être
autorisée, même à des fins lucratives, à condition que l’objectif
principal de cette utilisation consiste à appuyer les buts et
activités de l’Organisation, notamment la collecte de fonds et que
les bénéfices retirés par l’entreprise revêtent un caractère
secondaire;
d)
L’utilisation du nom et de l’emblème peut être autorisée aux fins
ci-après :
(i)
Appuyer les buts, les politiques et les activités de l’Organisation;
(ii) Contribuer à la collecte de fonds pour
l’Organisation;
(iii) Contribuer à la collecte de fonds pour les entités qui,
sans faire partie de l’Organisation, ont pour mission d’œuvrer à la réalisation de ses
objectifs et politiques ;[6]
e)
Lorsqu’elle est autorisée, l’utilisation du nom et/ou de l’emblème
doit se faire en conformité avec les conditions écrites établies par
l’organisme concerné;
f)
Moyennant un accord écrit et sous réserve des conditions relatives à la durée,
à la nature et à la portée de cette utilisation, l’utilisation d’un emblème de
l’ONU modifié peut être exclusivement autorisée à un nombre limité d’entreprises
pour promouvoir une manifestation ou initiative particulière, y compris la collecte
de fonds pour la manifestation ou l’initiative en question[7]
17. Dans l’état actuel, les autorisations
à l’effet d’utiliser le nom et l’emblème de l’Organisation sont données
par le Bureau des affaires juridiques.
VI. TYPES D'ARRANGEMENT
18. Les modalités d’établissement de
partenariats avec les entreprises, à ne pas confondre avec les activités
d’approvisionnement, doivent être souples afin de refléter les buts et objectifs
spécifiques de ces partenariats.
a)
Contribution directe de l’entreprise partenaire :
Un arrangement portant sur une contribution directe à des
fins spécifiques revêtira la forme d’un accord avec le partenaire
pour l’ouverture d’un fonds d’affectation spéciale ou d’un compte
spécial. L’accord devra être conforme au Règlement financier
applicable, c’est-à-dire que les objectifs de la contribution
devront aller dans le sens des politiques, buts et activités de
l’Organisation et que, de manière générale, la contribution n’aura
aucune incidence financière pour l’Organisation.
b)
Contribution indirecte de l’entreprise partenaire à travers la création d’une organisation ou fondation
charitable :; Dans le cadre d’un tel arrangement, un accord sera conclu entre
l’ONU et l’organisation ou la fondation charitable pour définir les modalités de la
relation, notamment tout ce qui concerne l’utilisation du nom et de l’emblème,
la responsabilité, le règlement des différends et les privilèges et immunités de l’ONU .
[8]
c)
Partenariat dans le cadre de projets d’assistance technique : Un tel
arrangement peut comporter la conclusion soit de deux accords bilatéraux directs,
l’un avec l’entreprise concernée et l’autre avec le gouvernement du pays où l’assistance sera fournie, soit d’un accord tripartite entre l’entreprise, l’ONU et le gouvernement.
d)
Partenariat destiné à promouvoir les buts et activités de
l’Organisation : Ce type d’arrangement, par lequel l’entreprise
partenaire offre un espace pour la diffusion d’informations relatives
à l’Organisation, suppose la conclusion avec l’entreprise partenaire
d’accords directs définissant les modalités de l’arrangement,
notamment le contrôle par l’ONU des informations à diffuser et tout
ce qui concerne l’utilisation du nom ou de l’emblème,
la responsabilité, le règlement des différends et les privilèges et
immunités de l’ONU.
e) Partnership
Partenariat dans le cadre de projets de coopération : Selon
un tel arrangement, l’ONU et une entreprise partenaire mettent au
point en commun un produit ou un service compatible avec les buts,
les politiques et les activités de l’Organisation et concluent des
accords définissant les modalités de l’arrangement, notamment la
contribution de chacune des parties à la mise au point du produit
ou du service, et tout ce qui concerne l’utilisation du nom et de
l’emblème, la responsabilité, le règlement des différends et les
privilèges et immunités de l’ONU.
VII. CAPACITÉS INSTITUTIONNELLES
19. Les arrangements en matière de
coopération entre l’Organisation des Nations Unies et les entreprises
ont souvent évolué en fonction des circonstances. Les organismes des
Nations Unies doivent mettre en place les cadres et capacités
institutionnelles qui sont nécessaires pour gérer ces arrangements
de façon satisfaisante.
a) Développer des capacités
institutionnelles : Les organismes des Nations Unies qui associent
les entreprises à leurs activités doivent mettre en place les
compétences nécessaires pour dûment évaluer et orienter ces relations
de travail. Il est nécessaire à cet effet d’établir, au sein de
chaque organisme, un centre de coordination chargé d’assurer la
transparence de ces relations, de recueillir des informations et de
promouvoir une meilleure compréhension du rôle et des objectifs des
entreprises, en veillant à ce qu’ils soient compatibles avec les
objectifs des Nations Unies.
b) Responsabilités des centres de
coordination : Les centres de coordination seront chargés d’établir
des directives concernant les liens avec les entreprises, sur la base
des règles, règlements et autres textes administratifs de
l’Organisation des Nations Unies afin de promouvoir la transparence
dans l’établissement et le maintien de ces liens. Les centres de
coordination devront afficher les renseignements pertinents sur le site web
ONU/Monde des affaires.
c) Échange de données d’expérience :
Les centres de coordination devraient systématiquement échanger des
données d’expérience et s’employer à constituer des banques de
données communes et à mettre au point des guides et des techniques
de résolution des problèmes.
VIII. EXAMENS FUTURS
20. Les relations avec les entreprises
sont influencées par l’évolution de la situation politique et
économique. Pour conserver leur validité, les directives devront
régulièrement faire l’objet d’un examen critique et être mises à
jour en tant que de besoin.
Annexe 1
Les neuf principes du Pacte mondial
Le 31 janvier 1999, lors du Forum économique mondial de Davos, Kofi A.
Annan, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, a
engagé les dirigeants des grandes sociétés internationales à
« embrasser, promouvoir et faire respecter » un ensemble de valeurs
fondamentales dans le domaine des droits de l’homme, des normes du
travail et de l’environnement.
Droits de l’homme
Principe 1
Les entreprises doivent promouvoir et respecter les droits de l’homme
reconnus sur le plan international.
Principe 2
Les entreprises ne doivent pas se faire complices de violations des droits
fondamentaux.
Normes du travail
Principe 3
Les entreprises devraient respecter l’exercice de la liberté
d’association et reconnaître le
droit à la négociation collective.
Principe 4
Élimination de toutes les formes de travail forcé et obligatoire.
Principe 5
Abolition effective du travail des enfants.
Principe 6
Élimination de la discrimination en matière d’emploi et d’exercice d’une profession.
Environnement
Principe 7
Promouvoir une approche prudente des grands problèmes touchant l’environnement.
Principe 8
Prendre des initiatives en faveur de pratiques environnementales plus responsables; et
Principe 9
Encourager
la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement.
Annexe
2
Note explicative concernant l’utilisation du
nom et de l’emblème
Section V sur le nom et l’emblème
1. Les principes généraux exposés
dans la section V du projet de directives sur la coopération entre l’
Organisation des Nations Unies et les entreprises (« les directives »)
se fondent sur les communications présentées au Groupe de travail sur
le partenariat avec le secteur privé (« le Groupe de travail ») par le
Bureau des affaires juridiques ainsi que par d’autres bureaux et
services des Nations Unies, y compris les fonds et programmes
représentés au sein du Groupe de travail, ainsi que sur les débats qui
ont eu lieu sur ce sujet au sein du Groupe de travail. Comme l’indiquent
le mémorandum du 4 décembre 1997 transmis par le Conseiller juridique
au Secrétaire général et la note versée au dossier qui l’accompagne
(voir copie ci-jointe), les principes et la pratique de l’Organisation
des Nations Unies en ce qui concerne l’utilisation du nom et de l’
emblème de l’Organisation se fondent sur la résolution 92 (I) de l’
Assemblée générale, en date du 7 décembre 1946. Bien que nous ayons
également pris en compte la pratique de l’Organisation au cours des
années, nous nous sommes surtout attachés dans nos travaux aux
principes et aux pratiques qui ont été suivis ces dernières années
ainsi qu’aux intérêts et préoccupations exprimés par les services
participant aux débats du Groupe de travail.
2. Pour ce qui est des principes
directeurs qui sont mentionnés à la section V, il convient de relever
les éléments ci-après :
- Les principes directeurs ne concernent
que l’utilisation du nom et de l’emblème par des entreprises
commerciales. L’utilisation du nom et de l’emblème par
des organisations non gouvernementales (ONG) et des
entités privées à but non lucratif n’est donc pas examinée,
bien qu’il semble que des principes similaires puissent
s’appliquer à de telles organisations et entités. .
- En ce qui concerne le principe général
a) énoncé à la section V (voir le paragraphe 16 des
principes directeurs), il convient de noter qu’il est
depuis longtemps d’usage pour le Secrétaire général
de ne pas autoriser des entités ne relevant pas du système
des Nations Unies à utiliser l’emblème des Nations Unies
sous sa forme non modifiée. Par ailleurs, pour autant
que nous le sachions, aucune entreprise commerciale
n’a jamais été autorisée à utiliser l’emblème des Nations
Unies, accompagné des mots « United Nations » ou « UN
», inscrits au-dessus de l’emblème, ainsi que des mentions
« We believe » ou « Our hope for mankind » au-dessous
de l’emblème;
- Actuellement, c’est le Bureau des affaires
juridiques qui est chargé d’autoriser l’utilisation
du nom et de l’emblème des Nations Unies. La question
de savoir quel doit être le bureau ou service qui aura
à l’avenir la responsabilité d’autoriser l’utilisation
du nom et de l’emblème sera examinée en temps voulu;
- Le principe de l’utilisation non exclusive
concerne les activités que mène une entreprise pour
son propre compte et non les situations où l’Organisation
des Nations Unies demande à une société d’agir en son
nom, comme par exemple dans le cas de la boutique-cadeaux
de l’ONU avec laquelle a été passé un contrat [voir
le principe général a)]. De plus, le principe de l’
utilisation non exclusive n’empêcherait pas un service
d’autoriser une entreprise à utiliser l’emblème dans
tous les cas, par exemple dans le cas où une seule société
demanderait cette autorisation, ou bien dans le cas
d’un programme pilote;
- Il convient de distinguer « l’utilisation
commerciale » du nom et de l’emblème de leur « utilisation
par une entité commerciale » [voir le principe général
c)]. En effet, dans le premier cas, cette utilisation
sert les fins d’une entreprise à but lucratif alors
que, dans le second cas, l’utilisation du nom et de
l’emblème de l’ONU par une entité commerciale, même
si elle réalise des profits, a pour principal objet
d’appuyer les activités et les objectifs de l’ONU, y
compris la collecte de fonds destinés à l’Organisation,
la réalisation de profits n’ayant plus alors qu’un caractère
accessoire;
- L’emblème modifié de l’ONU auquel il
est fait référence dans le principe général f) concerne
les emblèmes qui sont conçus pour des manifestations
exceptionnelles. Il ne s’agit pas d’emblèmes de l’ONU
modifiés par l’inscription des termes « United Nations
» au-dessus et des mentions « We support » ou « We believe
» au-dessous, qui sont généralement réservés aux ONG;
- Dans la version
actuelle, le terme « exclusivement » auquel il est fait
référence dans le principe général f) vise à inclure
plus d’une entité commerciale. Dans le cas du cinquantenaire
de l’ONU, par exemple, plusieurs entités commerciales
(en nombre toutefois limité) ont été autorisées à utiliser
l’emblème du cinquantenaire des Nations Unies pour les
activités de collecte de fonds qu’elles ont menées à
cette occasion. Il faut cependant reconnaître qu’il
peut exister des situations où une seule entité commerciale
est, de fait, autorisée à utiliser un emblème modifié
de l’ONU; par exemple, lorsqu’une seule entité commerciale
indique qu’elle souhaiterait utiliser l’emblème dans
le cadre d’une initiative donnée ou que le service de
l’ONU concerné souhaite que cette autorisation ne soit
accordée qu’à un petit nombre d’entités commerciales
ou éventuellement à une seule dans le cadre d’un programme
pilote.
Section VI sur les modalités
3. La modalité b)
qui figure dans la section VI semble être la méthode
préférée des États Membres , y compris les États-Unis,
où les donateurs qui versent une contribution directe
à l’Organisation des Nations Unies ne bénéficient pas,
à ce titre, d’une déduction fiscale.
4. L’accord entre
l’Organisation des Nations Unies et la Fondation pour
les Nations Unies, en date du 12 juin 1998 illustre
la modalité b). Cet accord contient les dispositions
suivantes : « Objectif » (art. I); « Fonds d’affectation
spéciale » (art. II); « Sélection des projets et activités
à financer » (art. III); « Contributions de la Fondation
» (art. IV); « Exécution et supervision : rapports à
présenter » (art. V); « Collecte des fonds » (art. VI);
« Utilisation du nom et de l’emblème officiel de l’Organisation
des Nations Unies » (art. VII); « Statut des parties
» ( art. VIII); « Réexamen des dispositions » (art.
IX); « Règlement des litiges » (art. X); « Privilèges
et immunités » (art. XI); « Validité » (art. XII); et
« Notification » (art. XIII).
5. Parmi les autres
exemples illustrant la modalité b) figurent, outre la
Fondation pour les Nations Unies ayant permis à Ted
Turner de faire une contribution, la Net Aid Foundation
UK Ltd., grâce à laquelle la société Cisco Systems Inc.
a fourni un financement au PNUD, et la Fondation pour
le cinquantenaire de l’ONU, qui a notamment été pour
Goldstar (Corée du Sud) et Swatch (Suisse) le moyen
d’apporter une contribution.
6. Pour la modalité
c), on peut citer l’exemple du projet « Construire,
exploiter et transférer » dans le cadre duquel le secteur
privé fournit des fonds et des experts, l’ONU met en
relation les gouvernements et les partenaires commerciaux
et facilite l’exécution du projet et les gouvernements
apportent l’assistance nécessaire et sont en dernière
analyse bénéficiaires du projet.
7. La modalité d)
est illustrée par l’accord entre l’ONU et Walt Disney
World Co., en date du 6 août 1999, concernant la participation
de l’ONU aux célébrations du millénaire à Walt Disney
World (« l’Accord »). L’Accord comporte les dispositions
suivantes : « Termes et conditions » (art. 1); « Présentation
du CD de l’ONU » (art. 2); « Participation de l’ONU
» (art. 3); « Apport de l’ONU et dépenses engagées »
(art. 4); « Modalités de fonctionnement de l’attraction
» (art. 5); « Absence de profit pour les responsables
» (art. 6); « Formation du personnel » (art. 7); « Communications
internationales » (art. 8); « Assurance et responsabilités
envers les tiers » (art. 9); « Droits d’auteur, brevets
et autres droits exclusifs » (art. 10); « Utilisation
du nom, de l’emblème ou du sceau officiel de l’Organisation
des Nations Unies » (art. 11); « Utilisation des noms
ou emblèmes de Worldco » (art. 12); « Admission dans
le parc d’attractions » (art. 13); « Règlement des litiges
» (art. 14); « Privilèges et immunités » (art. 15);
« Notification » (art. 16); « Pouvoir d’apporter des
modifications » (art. 17); « Produits ONU » (art. 18)
et « Divers » [art. 19, y compris une disposition sur
« l’indemnisation » (art. 19.6)].
8. Pour ce qui est
de la modalité e), on peut citer l’exemple de la Nomenclature
des produits et services standard des Nations Unies
(UN/SPSC), système de codification international des
biens et services qui a été mis au point conjointement
par le Bureau des services d’achats interorganisations
du PNUD et Dun & Bradstreet, ou encore, l’exemple du
projet NetAid qui a été conçu pour utiliser au mieux
les capacités d’Internet, se servir du rayonnement planétaire
de la télévision et de la radio et tirer parti de l’énergie
et de l’influence d’artistes renommés en vue de lutter
contre la pauvreté dans le monde. Le projet NetAid a
été mis en place par le PNUD, Cisco Systems Inc., Net
Aid Inc., la Net Aid Foundation UK Ltd. et Net Aid UK
Ltd.
[1] Voir Décision 17 du rapport présenté
par le Secrétaire général à l'Assemblée générale sur
la réforme de l' Organisation (document
A/51/950 "Renouveler l'Organisation des Nations Unies
: Un programme de réforme").
[2] Des déclarations conjointes du Secrétaire
général et des représentants des entreprises de la Chambre
de commerce internationale, et les principaux discours
du Secrétaire général et des chefs de secrétariat des
institutions des Nations Unies peuvent être consultés
sur le site ONU/Monde
des affaires.
[3] Secrétariat de l'ONU et fonds et
programmes des Nations Unies, notamment l'UNICEF, le
FNUAP, le PNUD, le PNUE, la CNUCED et les commissions
régionales.
[4] See Site du Pacte Mondial
[5] Tel que défini par la Convention
No 182 de l'OIT concernant l'interdiction des pires
formes de travail des enfants et l'action immédiate
en vue de leur élimination.
[6] À titre d'exemple, on peut
citer les associations pour les Nations Unies et les
comités nationaux pour l'UNICEF et pour le PNUD.
[7] Par exemple, le cinquantième
anniversaire de l' Organisation, l'Année internationale
des personnes âgées, etc.
[8] L'Accord entre l'Organisation
des Nations Unies et la Fondation pour les Nations Unies,
en date du 12 juin 1998 contient les dispositions suivantes
: " Objectif " (art. I); " Fonds d'affectation spéciale
" (art. II); " Sélection des projets et activités à
financer " (art. III); " Contributions de la Fondation
" (art. IV); " Exécution et supervision : rapports à
présenter " (art. V); " Collecte des fonds " (art. VI);
" Utilisation du nom et de l'emblème officiels de l'Organisation
des Nations Unies " (art. VII); " Statut des parties
" (art. VIII); " Réexamen des dispositions " (art. IX);
" Règlement des litiges " (art. X); " Privilèges et
immunités " (art. XI); " Validité " (art. XII); " Notification
" (art. XIII).
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