Des solutions favorables à toutes les parties

L'ONU recherche l'appui de ses partenaires commerciaux pour relever le défi le plus important adressé à la communauté internationale, à savoir l'établissement d'une croissance durable sur toute la planète. En particulier, elle reconnaît que le secteur privé a un rôle de premier plan à jouer dans l'intégration des pays en développement à l'économie mondiale; intégration qu'il importe de réussir pour améliorer les conditions de vie dans ces pays et atténuer la pauvreté.

Dans une déclaration conjointe publiée à l'occasion d'une réunion tenue en février 1998, le Secrétaire général de l'ONU et la Chambre de commerce internationale ont souligné le rôle essentiel que joue l'ONU dans l'établissement d'un cadre réglementaire mondial qui favorise les échanges commerciaux et les investissements internationaux. Au nombre des participants à cette réunion figuraient des représentants des sociétés suivantes : Alcatel Alsthom, Anglo Gold, BAT Industries, Bata, Coca-Cola, EdperBrascan, Goldman Sachs, Henkel, Koç Holding, McDonald's Worldwide, Reemtsma, Rio Tinto, Unilever et US West.

Le Secrétaire général de l'ONU et la Chambre de commerce internationale ont estimé qu'il serait utile que la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) établisse une série de guides relatifs à l'investissement dans les 48 pays les moins avancés afin de faire connaître les possibilités qu'ils offrent aux entreprises et d'y accroître les apports de capitaux privés. A l'heure actuelle, les pays les moins avancés attirent moins de 1 % des investissements étrangers.


En permettant aux milieux d'affaires de faire entendre leur voix et d'engager un dialogue avec les décideurs et les autres acteurs du monde entier, l'ONU donne au secteur privé la possibilité de s'attaquer aux problèmes de dimension mondiale en position de partenaires plutôt que d'adversaires des autres parties intéressées.


Avec l'appui de l'ensemble des milieux d'affaires, l'ONU prend des mesures énergiques pour lutter contre la corruption. En 1996, l'Assemblée générale a exhorté les gouvernements à criminaliser la corruption de fonctionnaires étrangers dans les transactions financières internationales et à réexaminer la déductibilité fiscale des sommes versées dans cette intention. L'Assemblée ayant ouvert la voie, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a approuvé en 1997 des mesures très strictes pour remédier à ce problème.

En réponse à la demande pressante de la Commission du développement durable de l'ONU, certains industriels supervisent déjà l'évaluation d'initiatives prises par des chefs d'entreprises en vue de protéger l'environnement. La demande de la Commission s'appuyait sur une proposition formulée lors d'un échange de vues constructif organisé en avril 1998 entre des chefs d'entreprises, des représentants syndicaux, les porte-parole d'associations de protection de l'environnement et des responsables gouvernementaux.


Les milieux d'affaires mobilisent l'opinion en faveur de l'ONU, car ils savent que, si les restrictions budgétaires amoindrissent les capacités de l'Organisation, il sera plus difficile de faire face aux problèmes engendrés par la mondialisation. *** Dans la déclaration qu'elle a faite lors du Sommet des huit principaux pays industrialisés, en mai 1998, la Chambre de commerce internationale a rappelé aux chefs d'Etat que l'ONU et les autres organisations intergouvernementales ne pouvaient gérer les problèmes complexes de dimension mondiale qu'à condition de disposer des ressources nécessaires et de bénéficier d'une autorité accrue

Les organismes des Nations Unies renforcent leur collaboration avec les milieux d'affaires, ce qui est avantageux pour toutes les parties :

Activités de sensibilisation :
*** Préoccupées par la multiplication et le coût des catastrophes liées aux changements climatiques ou à d'autres activités humaines, plusieurs compagnies d'assurance aident le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) à sensibiliser l'opinion aux problèmes écologiques.
*** Une campagne de promotion portant la griffe du géant italien de la mode, Benetton, a été organisée à l'occasion du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Transfert de savoir-faire : *** Les sociétés d'informatique fournissent un appui technique à un système de procédures douanières automatisées créé par la CNUCED, qui a déjà permis d'accroître l'efficacité commerciale des pays en développement et de leur faire gagner plusieurs centaines de millions de dollars. *** L'aide alimentaire d'urgence que reçoivent plusieurs millions de personnes grâce au Programme alimentaire mondial (PAM) leur parvient plus rapidement et en meilleur état grâce à de nouvelles techniques d'emballage et de manutention mises au point par des sociétés privées.

Promotion des investissements :
*** Des banques d'envergure internationale aident le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à octroyer des crédits aux personnes en situation précaire pour qu'elles puissent créer leur propre entreprise. A l'heure actuelle, le projet MicroStart fonctionne dans 15 pays.
*** Grâce à l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), qui joue un rôle d'intermédiaire entre les fournisseurs de technologies et les pays en développement, plus de 80 pays, durant les quatre dernières années, ont pu bénéficier d'investissements et de transferts de technologies non polluantes, pour une valeur totale supérieure à un milliard de dollars.

Collecte de fonds :
*** Le chef d'entreprise américain Ted Turner s'est engagé à verser un milliard de dollars sur dix ans pour financer des programmes de l'ONU, ce qui représente pour l'Organisation un vote de confiance exceptionnel.
*** Les Rotary Clubs du monde entier, solidement appuyés par les milieux d'affaires, ont versé plus de 400 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'aider à éradiquer la polio.
*** En collaboration avec le projet "Quête pour les enfants" du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), de grandes compagnies aériennes telles que British Airways recueillent des pièces de monnaies étrangères auprès des passagers qui rentrent au pays. Depuis 1991, elles ont collecté plus de 18 millions de dollars pour les enfants et ont incité le public à appuyer leur action.




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