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Contributions du système des Nations Unies
au maintien de l'ordre commercial et à son
ouverture
Les marchés internationaux on besoin
d'un code de la route au niveau mondial.
Pour le monde des affaires qui doit
chaque jour gérer les difficultés
d'opérer au travers des frontières et dans de distantes régions,
c'est un véritable truisme.
Ce qui est moins reconnu c'est l'ampleur du cadre réglementaire - comme l'appelle le
Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, qui est déjà
en place pour faciliter les échanges internationaux de marchandises, de fonds
et d'information.
- Lorsque les navires naviguent librement sur les mers
et traversent les détroits internationaux ils sont protégés
par les réglementations légalisées au sein des conférences
de l'ONU.
- Les lignes aériennes commerciales
ont le droit de traverser les frontières en
vol et d'atterrir en cas d'urgence grâce à
des accords négociés par l'Organisation
de l'aviation civile internationale qui fait partie
du système de l'ONU.
- L'Organisation mondiale de la santé
établit des critères de contrôle
de qualité pour l'industrie pharmaceutique
et standardise les noms des médicaments.
- Les protocoles de l'Union postale universelle préviennent les pertes et permettent au courrier
de traverser les frontières.
- L'attribution de fréquences par l'Union internationale des télécommunications
empêchent la complète saturation des ondes et les interférences de transmission
radio sont ainsi évitées.
- Les données rassemblées
et re-distribuées aux États Membres
par l'Organisation météorologique mondiale
rend possible les bulletins météorologiques
mondiaux aussi bien que locaux.
- La Convention des Nations Unies sur
les contrats de vente internationale de marchandises
et la Convention des Nations Unies sur le transport
de marchandises par mer contribuent à établir
des droits et obligations pour vendeurs et acheteurs
en matière de transactions commerciales internationales.
En bref, sans ces biens publics et d'autres générés
par le système des Nations Unies ce serait un véritable
capharnaüm pour les pays en voie de développement,
industrialisés ou en transition, qui tenteraient
de faire du commerce international. 28
organisations font partie du système de l'ONU et
pratiquement tous ces organismes contribuent d'une manière
ou d'une autre au maintien de l'ordre commercial et à
son ouverture.
L'établissement des droits juridiques des états clarifie
l'autorité politique que détient de façon légitime chaque nation
sur terre, mer et dans les airs. Cela permet, par exemple, les investissements dans
la prospection et le forage pétrolier ou la traversée des océans et continents
par les navires et les avions.
Sans les négotiacions et les mises en applications
des droits à propriété intellectuelle
des entreprises faites conjointement par l'Organisation
mondiale de la propriété intellectuelle
et l'Organisation mondiale du commerce, il serait impossible
d'établir des filiales étrangères.
De même exporter des produits de haute technologie
serait très risqué et les marques déposées
et brevets ne seraient pas respectés.
Un domaine crucial et pourtant assez méconnu
de la standardisation pour tout marché est celui de l'accord
sur la définition des termes économiques ainsi que l'
établissement de normes pour
les concepts économiques.
Pratiquement tous les organismes de contrôle de l'ONU
contribuent d'une manière ou d'une autre à la standardisation
de la terminologie du commerce.
La standardisation des technologies et des procédures internationales
de commerce réalisées par l'Organisation maritime
internationale, l'Organisation de l'aviation civile internationale,
l'Union internationale des télécommunications et l'Union postale universelle
assure la connectivité dans le mouvement mondial des marchandises et de l'information.
Avant que les Nations Unies ne prennent en main l'établissement
de lois internationales qui régissent les marchés
la standardisation étaient promue par diverses
organisations internationales. Aujourd'hui la Commission
des Nations Unies pour le droit commercial international
est le principal organisme dans ce domaine et l'accord
sur des règles communes comme celles qui ont découlées
de la Convention des Nations Unies sur les contrats de
vente internationale de marchandises de 1980 facilitent
le commerce et réduisent les coûts d'opérations.
Les entreprises ne peuvent pas s'engager dans des opérations
commerciales internationales sans accords préalables
pour prévenir tous dommages aux transporteurs,
aux marchandises et à l'information qui transite
entre les pays. Un bon nombre des activités de
l'Organisation maritime internationale, de l'Organisation
de l'aviation civile internationale, de l'Union internationale
des télécommunications et de l'Union postale universelle
axent leurs travaux sur ce domaine.
Lorsqu'il y a des accidents au cours d'un transit international
il est important que les entreprises puissent compter
sur un dédommagement pour pertes financières.
Un secteur capital dont s'occupe la Commission des Nations
Unies pour le droit commercial international est la responsabilité
et l'indemnisation pour les produits endommagés
. L'Organisation maritime internationale et l'Organisation
de l'aviation civile internationale se préoccupent
de la même question dans le domaine du transport
maritime et aérien.
La collecte et l'analyse d'informations économiques
aident les états et les entreprises à développer
des directives dans divers domaines y compris ceux liés
à des accords régulatoires internationaux.
La plupart des organismes de l'ONU paricipent à
la collecte et à l'analyse de l'information et
dans certains cas ils sont perçus comme les sources
de données internationales les plus fiables.
Outre l' établissement de normes et de conventions,
les Nations Unies se préoccupe avant tout des intérêts
internationaux nouveaux et pressants.
Une de ces préoccupations sont les dégâts
transfrontières accidentels parce que si les réglementations
sont imposées nationalement et non pas internationalement
un désavantage concurrentiel pourrait s'instaurer.
Ces dégâts lorsque causés par des
activités industrielles nationales ou internationales
peuvent avoir pour conséquence une diminution de
l'ozone, une pollution ou des changements climatiques
mais il concernent aussi la transmission de maladies par
des voyageurs internationaux.
Un autre problème international important dont
s'est récemment occupé le Système
de l''ONU est le blanchiement d'argent par des organisations
ou des particuliers. Le blanchiement d'argent constitue
un fardeau supplémentaire d'impôts pour les
entreprises légitimes, promeut la corruption, fausse
la concurrence et gonfle artificiellement les taux d'échange
des monnaies.
Un des projets de l'Organisation mondiale de la propriété
intellectuelle (OMPI) est celui de réglementer
un secteur au enjeux élevés - les noms de
domaines internet - dans l'espoir d'égaliser les
chances de l'espace cybérnétique des pays
en voie de développement. Récemment présenté
à la communauté internaute, les grandes
lignes concernent la pratique de cybersquattérisation
vont dans le sens de l'objectif de l'OMPI, celui de promouvoir
la propriété intellectuelle dans l'âge
digital.
En resumé, il n'est pas effectif de négocier
des réglementations commerciales au coup par coup.
Dans le monde d'aujourd'hui de près de 200 états, il est
important de gagner le soutien universel ou presque des normes
économiques ainsi que des comportements politiques.
Les régimes internationaux ont besoin de légitimité
et le consentement et la participation volontaire de la communauté
internationale est obtenue de façon plus fiable par l'intermédiaire
des Nations Unies.
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