| Table des matières | Introduction | Partie 1 | Partie 2 | Partie 3 | Partie 4 | Partie 5 | Annexe 1 | Annexe 2 |
Le 29 juin 1998, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, S. E. M. Kofi Annan, a fait paraître l'annonce suivante : "À l'invitation du Gouvernement algérien, le Secrétaire général a établi aujourd'hui un Panel de personnalités éminentes ayant pour mandat de recueillir des éléments d'information sur la situation en Algérie. Le Panel établira ensuite un rapport à l'intention du Secrétaire général qui le rendra public. Le Gouvernement algérien s'est engagé à assurer aux membres du Panel l'accès libre et entier à toutes les sources d'information dont ils pourraient avoir besoin dans l'exercice de leurs fonctions en vue d'avoir une vision claire et une perception précise des réalités algériennes d'aujourd'hui dans toutes leurs dimensions."
Le Groupe était composé des personnalités suivantes : M. Mário Soares, ancien Président du Portugal (Président); M. I. K. Gujral, ancien Premier Ministre de l'Inde; M. Abdel Karim Kabariti, ancien Premier Ministre et Ministre de la défense de la Jordanie; M. Donald McHenry, ancien Représentant permanent des États-Unis d'Amérique auprès de l'Organisation des Nations Unies; Mme Simone Veil, ancienne Ministre d'État de la France et ancienne Présidente du Parlement européen; et M. Amos Wako, Ministre de la justice du Kenya.
Le Groupe s'est rendu au Siège de l'Organisation des Nations Unies à New York, le 8 juillet 1998, pour s'entretenir avec le Secrétaire général et d'autres hauts responsables de l'Organisation, notamment le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. Il a ensuite séjourné à Lisbonne, du 20 au 22 juillet, pour organiser la mission. À Lisbonne comme à New York, il s'est entretenu avec des experts internationaux spécialistes de l'Algérie. Le Groupe s'est ensuite rendu en Algérie, où il a séjourné du 22 juillet au 4 août 1998.
Après avoir quitté Alger, le Groupe a de nouveau séjourné à Lisbonne, les 5 et 6 août, pour tenir de nouvelles réunions et élaborer son rapport. Il a ensuite approuvé le présent rapport à l'intention du Secrétaire général.
Nous étions conscients, en abordant notre tâche, d'avoir pour mission de réunir sur la situation en Algérie des informations permettant d'en donner une image plus claire, dans l'espoir d'aider par là les Algériens à progresser dans la paix, l'harmonie et la justice. Nous percevions notre mission comme complémentaire mais distincte des procédures spéciales du programme des Nations Unies relatif aux droits de l'homme.
Durant notre séjour en Algérie, nous avons organisé notre programme au fur et à mesure de nos travaux et nous nous sommes mis directement en rapport avec les personnes et les organisations que nous souhaitions rencontrer. Nous avons pris les dispositions nécessaires pour que nos collaborateurs puissent recevoir des messages du public, et nous nous sommes efforcés d'y donner suite dans toute la mesure possible. Le manque de temps nous a toutefois empêchés de répondre à beaucoup de ces messages. Nous n'avions pas les moyens de mener nos propres investigations, et n'étions pas mandatés pour le faire.