L'agriculture africaine, « vecteur de croissance » :
Après des dizaines d'années de stagnation économique et alors que le nombre de sous-alimentés chroniques atteint les 200 millions, les dirigeants africains intensifient leurs efforts pour trouver des solutions durables à la famine et la pauvreté, a déclaré le Président du Nigéria, Olusegun Obasanjo (janvier 2004). Le cadre principal de ces efforts est, à son avis, le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) qui stipule que « l'agriculture sera le vecteur de la croissance en Afrique ».
>> En savoir plusAugmenter les rendements:
L'amélioration de la fertilité des sols et l'utilisation plus judicieuse des ressources en eau constituent des moyens relativement simples d'accroître les rendements agricoles africains. En 2004 seuls 12,6 millions d'hectares de terres agricoles bénéficiaient d'une politique d'aménagement et de maîtrise de l'eau. La plupart des terres agricoles sont soumises aux aléas climatiques - précipitations insuffisantes ou inondations qui privent les terres de leur couche arable - ou aux pratiques agricoles précaires qui épuisent progressivement les éléments nutritifs des sols.
>> En savoir plusTechnologie pour le développement:
Pour être couronnés de succès, les efforts de l'Afrique pour accroître sa production agricole doivent s'appuyer sur une plus grande utilisation de la science et de la technologie, qui représentent le quatrième pilier - à long terme - du plan d'action . A présent, environ 20% seulement des terres agricoles d'Afrique sont cultivées avec des espèces céréalières améliorées. De nombreuses variétés de maïs et de riz ont été mises au point en laboratoire, mais devront être mieux adaptées aux conditions environnementales du continent, comme c'est le cas du Nouveau Riz pour l'Afrique (voir l'article « Un riz 'miracle' africain »).
>> En savoir plusAide alimentaire:
L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a prévenu (en décembre 2004) que 23 pays subsahariens risquaient de souffrir de pénuries alimentaires en 2004. Les raisons sont variées : sécheresses durables en Somalie et dans d'autres pays, y compris certaines régions de l'Ethiopie et de la Tanzanie, conflits civils en Côte d'Ivoire, au Zimbabwe, en République démocratique du Congo et en Angola.
>> En savoir plusFamine et sida, un duo mortel:
L'infection au VIH/sida en Afrique australe s'accompagnant d'une famine généralisée, la région se trouve confrontée à la fois à maladie et à la famine, mais aussi à une menace à long terme qui pèse sur ses économies et sociétés. Ce double fléau de la maladie et de la faim a de graves conséquences sur les familles, les communautés et les systèmes de production. Principale activité économique africaine, l'agriculture est particulièrement touchée.
>> En savoir plusAccélérer l’application du plan agricole de l’Afrique:
Les gouvernements africains s’accordent généralement à reconnaître que « l’agriculture doit être le moteur du développement économique », a déclaré le Président ghanéen, John Kufuor, à des responsables et experts agricoles africains et internationaux lors d’une réunion à Accra, en mai2005. « Mais la triste vérité est que l’Afrique ne semble pas avoir le savoir-faire nécessaire et le secteur agricole ne bénéficie pas de l’appui voulu ».
>> En savoir plusDans les campagnes africaines la pauvreté gagne du terrain:
Selon un rapport du Fonds international de développement agricole des Nations Unies (FIDA) *, il faut que la communauté mondiale accorde une plus grande attention aux besoins des populations pauvres des zones rurales, car la majorité des pauvres continueront de vivre dans les campagnes jusqu'en 2035 au moins.
>> En savoir plusVoir également la désertification >>











