Éducation
Le droit à l’éducation fait partie intégrante des droits, devoirs et libertés contenus dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, adoptée en 1981. Dans son article 17, la Charte prévoit que « Toute personne a droit à l'éducation » et stipule que « la promotion et la 0protection de la morale et des valeurs traditionnelles reconnues par la Communauté constituent un devoir de l'État […] ».
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Alors que l'inscription scolaire s'est considérablement accrue au cours de ces 40 dernières années dans la plupart des pays en développement, il n'en a pas été de même pour de nombreux pays africains. Incapables d'enrayer les fortes tendances à la baisse qui se sont révélées très clairement lors de la crise économique des années 80, ces pays tracent un portrait de l'éducation alarmant : la moitié des enfants seulement vont à l'école primaire, le taux d'alphabétisation des adultes n'atteint pas 40%, et plus de 50% des femmes sont illettrées. Une telle situation pourrait avoir des répercussions sérieuses sur le développement de l'Afrique
L'école en crise
L'image d'une école africaine typique subsiste - un enseignant solitaire, face à 70 à 80 écoliers. Il existe peut-être un tableau noir et de la craie. Les écoliers ont parfois des pupitres, ou s'asseoient sur des bancs ou sur le sol. Egalement quelques manuels ou tables d'exercices. D'autres n'ont aucune salle de cours, mais doivent s'installer en plein air, sous un arbre. Deux écoliers africains sur cinq sont bien moins chanceux et n'ont aucune école où aller.
L'ONU dénonce les armées qui utilisent des enfants soldats
Rompant avec le passé, un rapport (novembre 2003) du Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan désigne 23 gouvernements et autres belligérants qui recrutent et utilisent des enfants comme soldats. « Pour la première fois dans un rapport présenté au Conseil de sécurité, ceux qui enfreignent les normes en matière de protection des enfants dans les zones touchées par la guerre ont été explicitement nommés et énumérés », souligne le Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés. Ce rapport constitue le troisième examen annuel des progrès réalisés en matière de protection des enfants touchés par les conflits. En nommant publiquement ceux qui recrutent des enfants soldats, conclut le rapport, la communauté internationale entend montrer qu'elle ne permettra pas à ces personnes de violer avec impunité les droits des enfants.
Exiger l’impunité contre les crimes visant les enfants dans les conflits armés
En 1996, une étude sur les enfants dans les conflits armés avait été effectuée pour le compte des Nations unies par Graça Machel. Un nouveau rapport des Nations unies met l'accent aujourd’hui sur les effets de dizaines de conflits sur la vie de millions d'enfants dans le monde. En 2006, à cause des guerres, plus de 18 millions d'enfants sont déplacés et plus de 43 millions ne sont pas scolarisés.
Les orphelins du sida
A la tragédie des 17 millions de personnes mortes du sida en Afrique viennent s’ajouter 12 millions d’enfants orphelins. Traumatisés par la mort de leurs parents, stigmatisés par la maladie qui les a touchés de près et souvent réduits à une misère terrible après le décès du chef de famille, ces orphelins toujours plus nombreux pèsent d’un lourd poids sur la famille élargie traditionnelle et surchargent les systèmes sanitaire et éducatif des pays les plus durement touchés.
La pauvreté à l'origine du travail des enfants
Dans toute l'Afrique, on estime qu'environ 80 millions d'enfants travaillent, chiffre qui pourrait atteindre 100 millions en 2015. Puisque le problème est lié à la pauvreté du continent et ne pourra être éliminé que grâce à une hausse des revenus des ménages et à l'accès à l'éducation, l'UNICEF, l'OIT et d'autres groupes concentrent actuellement leurs efforts sur les « pires formes » de travail des enfants, à savoir le travail forcé et l'esclavage, la prostitution, la participation au trafic de stupéfiants et autres activités criminelles, ainsi que sur les activités particulièrement dangereuses pour la santé et la sécurité des enfants.