Port-au-Prince, le 7 juin 1995
A l'occasion de la Journée de la presse, la Mission Civile Internationale (OEA/ONU) voudrait
rendre hommage au courage et au dévouement dont ont fait preuve les journalistes et les travailleurs
des médias pendant les trois années du coup d'Etat. Ce secteur a payé un lourd tribut à l'exercice de
la liberté d'expression, un des droits fondamentaux et sans lequel il ne peut exister de liberté de
presse.
Tout en soulignant le rôle primordial joué par la presse comme informateur et éducateur
privilégiés de la population, la Mission Civile rappelle que toute responsabilité spéciale comporte
également des devoirs spéciaux.
La Constitution haïtienne stipule que "le journaliste exerce librement sa profession dans le
cadre de la loi". Le législateur doit cependant légiférer dans ce domaine afin que les journalistes
puissent connaître quel est "le cadre de la loi".
La Mission Civile Internationale OEA/ONU souhaite aux journalistes et à l'ensemble Des
gens de média bonne chance dans la continuation d'un métier parfois ingrat mais nécessaire à
l'établissement d'une démocratie véritable.
(Ref. CP/95/7)