Table ronde : « Et si la Responsabilité de protéger avait existé en 1935? »
Vendredi 20 mai 2011, à 10 heures, en salle de conférence 4 (NLB) au Siège de New York.
Une conversation sur la prévention du génocide avec le SGA Francis Deng et John Prendergast du Enough Project

Le Secrétaire général adjoint Francis Deng a été nommé Conseiller spécial pour la prévention du génocide en 2007, un poste créé en 2004 pour combler les manques criants du système international qui ont permis que des tragédies telles que les génocides du Rwanda et dans les Balkans puissent arriver. Son rôle est de conseiller le Secrétaire général et d'être un élément catalyseur entre le système des Nations Unies et la communauté internationale pour empêcher les génocides et autres atrocités de masse. Au cours des dernières années, il s'est manifesté, avec le Conseiller spécial pour la responsabilité de protéger, pour faire part de ses inquiétudes quant à la situation des populations vulnérables en Guinée, en Côte d'Ivoire, au Kyrgyzstan, en Libye et au Soudan.

Le Secrétaire général adjoint M. Deng et M. Prendergast entameront un dialogue avec le public sur la prévention du génocide du point de vue social, politique et des droits de l'homme. Selon le concept de la Responsabilité de protéger (R2P), les États Membres s'engagent à protéger leurs populations du génocide, des crimes de guerre, de l'épuration ethnique et des crimes contre l'humanité. Que se serait-il passé si cette doctrine avait invoqué par la communauté internationale en 1935, pour empêcher Hitler de faire passer des lois raciales et de faire assassiner systématiquement tous les Juifs dans les pays qui étaient tombés sous la coupe des nazis en Europe ?
Cette question et bien d'autres ont été abordées pendant l'après-midi lors d'un atelier pour les éducateurs (13 h - 16 h), dirigé par le Programme de communication sur l'Holocauste et les Nations Unies, et Facing History and Ourselves, dont le but est d'examiner l'histoire de l'Holocauste et les leçons à en tirer pour construire et former les défenseurs des droits de l'homme dans les communautés contemporaines.