Message de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU
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L’Holocauste a été une tragédie unique indéniable. Des décennies plus tard, l’extermination de millions de Juifs et d’autres personnes continue de choquer par sa brutalité.  Le fait que le nazisme puisse gagner des sympathisants malgré son caractère profondément dépravé demeure effrayant.  Par dessus tout, la douleur perdure: pour les survivants âgés et pour tous ceux d’entre nous, membres de la famille humaine, qui ont été les témoins de cette descente dans la barbarie.
Le travail de mémoire rend hommage à ceux qui ont péri; mais il joue aussi un rôle vital pour nos efforts visant à barrer la route à la cruauté humaine. Il maintient notre vigilance face à de nouvelles flambées d’antisémitisme et d’autres formes d’intolérance.  De plus, cela constitue une réponse essentielle à ces individus malavisés qui prétendent que l’Holocauste n’a jamais eu lieu ou a été exagéré.
La Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste est donc une journée durant laquelle nous devons réaffirmer notre attachement aux droits de l’homme, dont la cause a été brutalement profanée à Auschwitz et par des génocides et des atrocités perpétrés depuis.
Nous ne devons pas également nous contenter du souvenir et faire en sorte que les nouvelles générations connaissent cet événement historique.  Nous devons appliquer les leçons de l’Holocauste au monde d’aujourd’hui.  Et nous devons mettre tout en œuvre pour que tous les peuples puissent bénéficier des protections et des droits que l’ONU défend.
En cette journée internationale, je réaffirme notre volonté ferme d’accomplir cette mission, et j’exhorte tous à se joindre à notre quête commune de dignité humaine.
Permettez-moi de tous vous remercier d’être venus au Siège de l’ONU pour cette cérémonie. La présence de personnes handicapées, de Roms et de Sintis, également victimes des nazis, montre qu’aujourd’hui encore, le fait de témoigner peut révéler l’horreur de l’Holocauste sous des angles nouveaux. En outre, la participation de jeunes souligne combien il importe de ne pas se contenter du souvenir, et de faire en sorte que les nouvelles générations connaissent cet événement historique.
Lorsque vous vous réunirez à New York, je serai parti pour Addis-Abeba, où je dois participer à un sommet de l’Union africaine. L’une des principales questions à son ordre du jour est l’arrêt de la violence au Darfour. Tous les peuples doivent en effet bénéficier des protections et des droits que l’ONU défend. J’ai hâte d’œuvrer avec vous à l’accomplissement de notre quête commune de dignité humaine. Je vous souhaite de tout cœur de participer à une cérémonie inoubliable.