L'ONU et les affaires humanitaires

Réfugiés en leur propre pays : les personnes déplacées

Sont considérées comme des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays les personnes qui ont été forcées de quitter leur foyer afin d’échapper à la guerre, à la violence généralisée, aux violations des droits de l’homme ou à des catastrophes d’origine naturelle ou humaine et qui n’ont franchi aucune frontière internationale.

Les guerres civiles ont entraîné des déplacements massifs de population dans le monde entier. C’est en premier lieu aux gouvernements que revient la responsabilité de subvenir aux besoins des personnes déplacées. Mais il arrive que les gouvernements n’aient pas la possibilité, ou la volonté, de s’acquitter de leurs responsabilités. Les réfugiés parviennent généralement à vivre en sécurité et à se procurer vivres et abri dans un deuxième pays. Ils sont protégés par un ensemble de lois et de conventions internationales précises et sont aidés par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et d’autres organisations. Les personnes déplacées vivent souvent dans des conditions beaucoup plus précaires. Dans certains cas, elles se trouvent au cœur d’un conflit interne durable, ou à la merci de belligérants qui rendent aléatoire, voire impossible, l’arrivée des secours. Leur sort dépend en dernier recours du gouvernement, qui les considère parfois comme des « ennemis de l’État ». Aucune convention internationale ne s’applique à leur cas, et, jusqu’à une date encore récente, les donateurs hésitaient à s’immiscer dans des conflits intérieurs pour leur porter secours.

Tout comme les réfugiés, les personnes déplacées ont besoin d’une protection et d’une assistance immédiates, ainsi que de solutions à long terme, par exemple le retour dans leur foyer ou la réinstallation dans un autre pays.

Il est particulièrement important de coordonner l’assistance apportée aux personnes déplacées, puisque aucun organisme international ne remplit à lui seul cette fonction. L’action entreprise dans ce domaine est menée conjointement par le Comité international de la Croix-Rouge, le HCR, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU *, le Représentant du Secrétaire général chargé de la question des personnes déplacées dans leur propre pays et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

En 1998, le Représentant du Secrétaire général, M. Francis M. Deng, a formulé des principes directeurs sur les personnes déplacées, qui en donnent une définition, présentent un ensemble de lois internationales en vigueur protégeant les droits fondamentaux de la personne humaine et définissent les responsabilités des États. Ces principes sont acceptés par un nombre croissant d’États

Populations vulnérables

* en anglais