Le Fonds central pour les interventions d’urgence a été créé en décembre 2005 par l'Assemblée générale, dans le cadre du processus de réforme de l'ONU. L'objectif du fonds et d'améliorer la coordination de l'aide humanitaire, notamment en cas d'urgence.
Il complète le dispositif du Fonds autorenouvelable d'urgence. Créé en 1991, celui-ci avait pour vocation d’accorder des prêts aux organismes remplissant les conditions requises, pour leur permettent de répondre rapidement et de façon coordonnée aux demandes d’aide d’urgence.
L’Assemblée générale a décidé, dans sa résolution 60/124, de compléter le Fonds en ajoutant une composante dons qui permette de mettre immédiatement à disposition les ressources nécessaires pour intervenir rapidement en cas d’urgence humanitaire. Les composantes prêts et dons du Fonds sont administrées séparément. La nouvelle appellation retenue par l’Assemblée générale, à savoir le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires, englobe ces deux composantes.
Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence fait fonction de directeur du Fonds.
L’Organisation des Nations Unies, ses fonds et programmes, et les institutions spécialisées, ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), sont admis à solliciter des fonds.
La composante prêts du Fonds, dotée d’un montant de 50 millions de dollars, fonctionne comme un mécanisme d’autofinancement permettant aux organismes du système d’intervenir rapidement et de façon coordonnée.
La composante dons du Fonds permet de faire des dons à tout organisme admissible, de sorte qu’il puisse réagir de manière plus prévisible et en temps voulu aux urgences humanitaires, sur la base des besoins avérés et des priorités définies en consultation avec l’État affecté. Elle reçoit des donations d’Etats, d’organisations privées et de particuliers. Voir les informations pour faire un don * .
Elle permet avant tout de mettre immédiatement à disposition les ressources nécessaires pour répondre rapidement à des besoins essentiels en cas d’urgences humanitaires.
Deux tiers des ressources servent à répondre à des besoins essentiels en cas d’urgences humanitaires résultant de catastrophes soudaines (ou de la rapide exacerbation de crises existantes). Un tiers, au maximum, doit permettre de répondre aux besoins humanitaires essentiels en cas d’interventions humanitaires chroniquement sous-financées.
Interventions humanitaires sous-financées :
Formuler la demande (Présentation Microsoft PowerPoint)
Critères et procédures (Document Microsoft Word)
Demandes de subventions - Boîte à outils *
Les ressources de la composante seront versées sur la base des besoins avérés recensés à l’occasion des appels de l’Organisation des Nations Unies ou par les équipes de pays chargées des opérations humanitaires. Les coordonnateurs résidents et coordonnateurs de l’action humanitaire, en consultation avec les équipes de pays, définiront les besoins vitaux prioritaires en vue d’aider le Coordonnateur à sélectionner les programmes de pays pouvant prétendre à un financement au titre de la composante dons.
Le Coordonnateur, aidé en cela par les coordonnateurs résidents et coordonnateurs de l’action humanitaire, veillera à ce que les dons consentis aux organismes opérationnels n’aient pas vocation à remplacer les mécanismes d’appel humanitaire existants, qui demeurent les principaux mécanismes de financement des interventions d’urgence. Il s’assurer également que le programme ou projet ne fait pas l’objet d’un double financement.
Tout organisme ayant bénéficié d’un prêt ou d’un don doit satisfaire aux dispositions de ses propres règlements financiers et règles de gestion financière, ainsi qu’à ses procédures d’audit interne et externe. Il transmet au Coordonnateur un rapport annuel comportant des données et analyses concernant les activités menées et les résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés, ainsi que des informations financières sur les dépenses. S’il ressort du rapport que tel don octroyé à l’organisme opérationnel n’a pas été et ne sera pas entièrement utilisé, le Coordonnateur veille à ce que le montant non utilisé soit rétrocédé à la composante dons du Fonds dès l’achèvement du programme ou projet considéré.
En outre, l’organisme doit soumettre des rapports de situation périodiques, qui sont publiés sur le site Web du Fonds *.
Section du site Internet de l'ONU, Département de l'information © ONU
* en anglais
Pour en savoir plus, consulter le site du Fonds central pour les interventions d’urgence en anglais.