Le Pacte mondial

Lutte contre la corruption

  • Principe 10 : les entreprises sont invitées à agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l'extorsion de fonds et les pots-de-vin.

L'origine des principes de lutte contre la corruption

Le 24 juin 2004, au cours du Sommet des dirigeants du Pacte mondial au siège de l’ONU, les 480 représentants formant le plus grand rassemblement de chefs d’entreprise, de représentants gouvernementaux et de responsables de la société civile et du monde du travail se sont penchés sur la responsabilité civique des entreprises. Les chefs d’entreprise ont fait la une en s’engageant à combattre la corruption à l’échelle mondiale, concluant que « toutes les entreprises devraient agir contre toutes les formes de corruption, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin ». L’adoption de ce code contre la corruption marque le dixième principe universel approuvé par le Pacte mondial en vue d’améliorer la responsabilité des entreprises.

Le Sommet a également été un succès au niveau opérationnel, alors que dix Bourses ont annoncé qu’elles participeraient à la campagne de sensibilisation avec leurs entreprises membres. Elles se sont engagées à adopter les principes du Pacte dans les domaines de la gestion des investissements, de l’approvisionnement, de la gestion des services et des ressources humaines. De même, la Confédération des entreprises de Chine a déclaré qu’elle défendra les droits de l’homme, les normes du travail, la responsabilité vis-à-vis de l’environnement et luttera contre la corruption en Chine. L’initiative de création d’entreprises durables, lancée pour combattre la pauvreté dans les pays moins développés en mettant en liaison les chefs d’entreprise et le personnel du PNUD , a reçu le soutien d’un grand nombre de chefs d’entreprises.

Les actions entreprises pour mettre en œuvre la Convention peuvent améliorer la qualité de vie dans de nombreux pays. Le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, est mieux placé que quiconque pour le comprendre. Quand, il y a plusieurs années, il a lancé le « Pacte mondial » pour renforcer la responsabilité sociale des entreprises, il a été pris à parti pour ne pas avoir placé comme principe de base du Pacte mondial la lutte contre la corruption sur le même plan que la protection de l’environnement, le travail et les droits de l’homme. Il a répondu qu’il œuvrerait pour le changement mais qu’il fallait, en premier lieu, garantir le soutien de l’ensemble du système à la lutte contre la corruption. Il a tenu sa promesse.

Agences Droits de l'homme OIT PNUE PNUD ONUDi