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Aperçu de la 56e Conférence
Le thème de la Conférence "Sécurité et dignité humaines: tenir la promesse des Nations Unies" a été déterminé lors d'une réunion-débat de représentants d'ONG associées, tenue en novembre 2002 au Siège de l'ONU. En décembre, le Comité exécutif ONG-DPI a nommé Présidente de la Conférence Mme Fannie Munlin, représentante du National Council of Negro Women auprès de l'ONU. Celle-ci coprésidait, avec le Chef de la Section des ONG, le Comité de planification de la Conférence, qui a commencé à tenir des réunions hebdomadaires en janvier 2003. Le Comité de planification, qui comptait 33 membres a tenu au total 40 réunions, y compris une réunion, après la Conférence consacrée aux enseignements tirés. Il a pris ses décisions finales en consultation avec le Comité exécutif et le Secrétaire général adjoint à la communication et à l'information. Les organisateurs de la Conférence ont invité les représentants des 1 400 ONG travaillant avec le Département ou dotées par le Conseil économique et social du statut consultatif auprès de l'Organisation à participer à cette manifestation de trois jours. La Conférence, considérée comme la plus importante réunion annuelle d'ONG à l'ONU, a tenu sept séances plénières ainsi que 31 ateliers de midi, où 190 orateurs ont pris la parole. La Conférence a été pour la première fois transmise en direct sur le Web. Accessible à partir de la page d'accueil de la Conférence et à partir du site du Comité exécutif, cette retransmission permettait aux représentants des ONG et au grand public du monde entier de suivre les débats et d'y participer. Les représentants des ONG des régions en développement (800 personnes) ont constitué 40 % de l'ensemble des participants, soit un pourcentage doublé par rapport à 2002. Plus de 3 500 ONG de 100 pays se sont inscrites à l'avance et, grâce à un programme spécial de sensibilisation par les ONG associées, un nombre record de jeunes (âgés de 16 à 25 ans) étaient présents. De plus, un public de membres des ONG et de fonctionnaires réuni dans les bureaux de l'ONU à Genève, Mexico, Vienne et Washington, a pu assister à la séance d'ouverture grâce à un système de visioconférence. Une des ONG associées au Département de l'information, le World Council of Peoples for the United Nations, a pris part au financement des dépenses de la Conférence. Plus de 87 ONG ou particuliers ont également fait des dons. La Conférence a mis en avant le récent Rapport sur la sécurité humaine publié par la Commission de la sécurité humaine et le Rapport du Secrétaire général sur la mise en oeuvre de la Déclaration du Millénaire (2003), ainsi que diverses pratiques optimales de l'ONU et des ONG ayant trait à la sécurité humaine axée sur les droits de l'homme. Lors de la Conférence sont intervenus plus de 20 hauts fonctionnaires de l'ONU représentant le Département des affaires économiques et sociales, le Bureau du Pacte mondial, le Bureau de liaison auprès des ONG, le Bureau du Conseiller spécial pour l'Afrique, ou encore l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), l'Office pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, l'Organisation internationale du Travail (OIT) et la Banque mondiale. Les membres du Groupe de personnalités éminentes sur les relations entre l'ONU et la société civile ont ainsi pu tenir diverses consultations avec des représentants d'ONG, et la Fédération mondiale des associations pour les Nations Unies (FMANU) a choisi cette date pour publier son rapport annuel sur la société civile et les objectifs du Millénaire en matière de développement et pour tenir la réunion annuelle de son conseil d'administration.
La Présidente de la Conférence élue par le Comité exécutif ONG-DPI, Mme Fannie Munlin, a annoncé lors de la séance d'ouverture, dans la salle de l'Assemblée générale, que la communauté des ONG souhaitait dédier la cinquante-sixième Conférence aux fonctionnaires de l'ONU qui avaient été attaqués en Iraq et dans d'autres points chauds du monde. La séance d'ouverture de la Conférence a été dirigée par Shasi Tharoor, Secrétaire général adjoint à la communication et à l'information. Ont pris la parole à la Conférence des personnalités aussi éminentes que Fernando Henrique Cardoso, ancien Président du Brésil et Président du Groupe de personnalités éminentes sur les relations entre l'ONU et la société civile; Danny Glover, acteur et Ambassadeur itinérant du PNUD; Jeffrey Sachs, économiste de renom, spécialisé dans les questions de développement et Conseiller spécial auprès du Secrétaire général; Mme Sadako Ogata, qui a été Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Coprésidente de la Commission de la sécurité humaine; ainsi que le Président de la cinquante-septième session de l'Assemblée générale, S. E. M. Jan Kavan. En raison de conflits d'horaire, le Secrétaire général a été représenté à la session d'ouverture par la Vice-Secrétaire générale, Mme Louise Fréchette. Les débats étaient animés notamment par Giandomenico Picco, Représentant personnel du Secrétaire général pour l'Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations; Cream Wright, chef du Module éducation à l'UNICEF; Danny Glover; Alfredo Sfeir-Younis, de la Banque mondiale; Barbara Crossette, correspondante au UN Wire. Dans la mesure où il n'est pas réaliste d'organiser la Conférence dans d'autres parties du monde, les organisateurs ont encouragé les ONG et les centres d'information des Nations Unies d'autres pays à organiser des manifestations parallèles, généralement sous la forme de séminaires d'une journée traitant des thèmes et des questions de fond de la Conférence. Cette année, les centres d'information des Nations Unies à Islamabad, Mexico et Yaoundé et le Service d'information des Nations Unies à Genève ont organisé de telles manifestations. Les ateliers de midi restent l'une des facettes les plus populaires de la Conférence. Ces séminaires, organisés par les représentants des ONG au Comité de planification, indépendamment de la section des ONG, ont offert aux ONG 31 possibilités de se réunir pendant une heure et demie pour parler de thèmes liés à la Conférence. Au total, 155 orateurs ont pu prendre la parole lors de ces réunions. Le jour d'ouverture
de la Conférence, Mme Nane Annan a donné une réception-déjeuner
pour des orateurs à la résidence du Secrétaire général. Le lendemain soir,
le Comité des jeunes a organisé une manifestation de la
jeunesse dans le parc Dag Hammarskjöld, en face de l'ONU. Cette rencontre
comportait un programme de présentations culturelles à l'intention
des jeunes qui faisaient partie des délégations des ONG
à la Conférence. Cette année, la Conférence a bénéficié d'une couverture médiatique exceptionnelle. Ceci s'explique par un travail plus ingénieux et plus intensif du Sous-Comité des médias et, peut-être, un intérêt accru pour les travaux de l'ONU en ces temps difficiles pour l'Organisation. Les organisateurs ont pris soin de rapprocher les participants prestigieux des médias accrédités auprès de l'Organisation des Nations Unies et des autres médias, notamment la presse ethnique métropolitaine new-yorkaise et les services de presse et d'information des Nations Unies, la télévision, la radio et des publications internes dans diverses langues. Comme toujours, un effort a été fait pour mobiliser les journaux travaillant avec les ONG, les magazines, bulletins, sites Web et autres médias. Le Sous-Comité des médias a, en outre, organisé trois conférences de presse auxquelles ont participé six orateurs de la Conférence. En novembre 2003, plus de 45 articles ont été publiés au sujet de la Conférence. En outre, il y a eu 19 émissions de radio et 5 présentations à la télévision. World Chronicle, le programme télévisé interne de rencontre avec la presse a diffusé un entretien avec Kingsley Moghalu, responsable de la mobilisation des ressources et des partenariats au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et des articles pour UN Chronicle, Africa Recovery et Secretariat News sont en cours de rédaction. Danny Glover est également passé à la radio et à la télévision. Par ailleurs, la couverture médiatique était importante et très diversifiée : radio, presse et services d'information du monde entier. Des services de presse brésilien, espagnol et ukrainien notamment ont diffusé des entretiens avec certains orateurs. Les messages diffusés par l'intermédiaire d'UN Wire, de l'agence de presse Swiss Press Agency, du Pakistan Newswire, du Press Trust en Inde, d'All Africa et d'Interpress Service ont également joué un rôle important en répandant l'information dans tout le Moyen-Orient, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique. La Conférence a également été présentée par de nombreuses agences d'information, telles que Globo TV (Brésil), Norwegian Broadcasting Corp. et Black Entertainment Television (États-Unis). Dans la presse écrite, on peut mentionner l'hebdomadaire ukrainien Meest et le journal ghanéen Accra Mail. Pour que les représentants d'ONG n'ayant pas pu assister à la Conférence et le public, en général, puissent suivre les travaux de la Conférence, les sept séances plénières ont été, pour la première fois, retransmises sur le site de l'ONU à partir de la page d'accueil de la Conférence et sur le site du Comité exécutif ONG-DPI. Ces sites Web interactifs ont permis aux ONG et au grand public de suivre en direct les débats, en mode audio ou vidéo, à partir de leur ordinateur personnel. Cette diffusion des travaux sur le Web a présenté un aspect dynamique avec l'ouverture, à chacune des séances plénières, d'un forum de discussion au cours duquel les ONG du monde entier ont pu se connecter et faire connaître leurs vues sur les questions ayant trait à la sécurité et à la dignité humaines. Une autre innovation a consisté à offrir aux participants non présents sur place la possibilité de poser des questions à l'animateur pendant les exposés en direct. Le site a enregistré plus de 1 000 connexions à partir de plus de 25 pays différents, dont l'Afrique du Sud, l'Australie, le Costa Rica, le Japon, le Mexique, la Norvège et la Pérou. Le Sous-Comité des médias interactifs a coopéré étroitement avec le Art Centre College of Design de Pasadena (Californie), où enseignants et étudiants du troisième cycle ont conçu et construit le site Web interactif. Le Art College a également conçu la page de couverture du programme de la Conférence ainsi que les imprimés publicitaires ayant trait à la Conférence. La télévision de l'ONU et le Service de l'Internet du Département de l'information se sont associés au représentant de l'Association internationale des Lions' Clubs auprès de l'ONU pour lancer la diffusion des travaux sur le Web. Les étudiants de troisième cycle de l'Université DePaul à Chicago ont suivi les séances en direct. Comme chaque année, la Conférence a été l'occasion d'interroger les participants sur l'utilité de la Conférence et la qualité des services offerts par la section chargée des ONG et le Comité exécutif ONG-DPI. Le questionnaire, préparé par le Groupe de la recherche en matière d'évaluation et de communication du Département de l'information et distribué à tous les participants, comportait 10 questions (pour les résultats complets du sondage, veuillez vous reporter à l'annexe 3). Le taux de réponse concernant la Conférence était de 20 %, inchangé par rapport à l'année dernière. On peut notamment signaler les résultats suivants :
Chaque année, le Comité de la planification de la Conférence tient une réunion consacrée aux " enseignements tirés " peu de temps après la Conférence pour examiner les points positifs et les problèmes qui se sont posés. Les organisateurs comptent aussi beaucoup sur les réactions dégagées du sondage effectué chaque année pendant la Conférence. Ceci permet d'apporter des modifications pour les conférences ultérieures. On trouvera ci-après quelques points saillants : Les inscriptions, surtout le matin du premier jour de la Conférence, quand plus de 1 200 participants doivent arriver et être installés dans la salle de l'Assemblée générale avant 10 heures du matin, se sont beaucoup mieux passées que les années précédentes. Comme 1 000 participants se sont inscrits à l'avance vendredi et dimanche, les encombrements du premier jour ont été considérablement réduits. Cette amélioration a été possible grâce à la présence d'un plus grand nombre de fonctionnaires spécialisés et de davantage de matériel pour les inscriptions. Les ateliers de midi demeurent l'une des facettes les plus populaires de la Conférence. Cette année, 31 ateliers ont été consacrés à des thèmes en rapport avec la Conférence. Ce sont plus de 100 propositions qui avaient été faites, soit un nombre important si l'on tient compte des locaux disponibles. Des directives très précises permettant de superviser l'organisation des ateliers vont donc être appliquées à l'avenir de façon à offrir à un grand nombre d'ONG situées hors des États-Unis la possibilité de faire des propositions et à permettre d'aborder une grande variété de thèmes. Si un grand nombre de participants venus de l'étranger ont pu assister à la Conférence, il est clair, d'après le nombre de personnes inscrites, que nombreux sont ceux qui n'ont pu se rendre à New York. Les représentants d'ONG de pays en développement, notamment, ont indiqué qu'il leur fallait un délai de plusieurs mois pour obtenir le visa auprès du pays hôte. Le Comité a donc décidé de préciser les procédures avec le pays hôte de sorte que les représentants puissent prendre plus facilement leurs dispositions. De nombreux participants continuent de réclamer davantage d'occasions de se rencontrer pendant la Conférence, afin de faire connaissance et de partager l'information. Cette année, le petit-déjeuner de prise de contact organisé le troisième jour de la Conférence, à la cafétéria de l'ONU, a été particulièrement bien accueilli. Les organisateurs ont décidé que, pour les conférences à venir, ils tiendraient chaque matin une réunion informelle autour d'un petit-déjeuner. Il a également été décidé d'élargir le projet Médias interactifs, en mettant l'accent sur la mobilisation et la promotion bien avant la Conférence, de façon à mieux informer les représentants des ONG et le grand public des retransmissions sur le Web et des possibilités de dialogue interactif. Sur le site, on devrait aussi pouvoir choisir de suivre les débats dans leur interprétation en français ou en espagnol. Le Comité de planification a décidé aussi d'intensifier ses activités de mobilisation de fonds de façon à ce que les centres d'information des Nations Unies des pays en développement puissent organiser davantage de séances parallèles en rapport avec la Conférence. Il a été recommandé que tous les membres du Comité de planification soient invités à participer activement aux travaux d'au moins un sous-comité. En principe, la cinquante-septième Conférence annuelle du Département de l'information et pour les organisations non gouvernementales aura lieu du 7 au 9 septembre 2004. La réunion-débat au Siège de l'ONU au cours de laquelle sont examinées les propositions de thèmes est prévue pour le 20 novembre 2003.
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