IMAGE et RÉALITÉ

Questions et réponses sur l'ONU

L'ONU constitue-t- elle un bon investissement?

Que fait l'ONU pour préserver son efficacité?

Au cours des dernières années, l'ONU a mis en oeuvre d'importantes réformes pour accroître son efficacité et sa productivité. On peut citer à cet égard la nomination d'un Secrétaire général adjoint pour les services de contrôle interne, la réduction des dépenses de fonctionnement, la réduction du nombre de postes de rang élevé et la suppression d'un millier de postes. Le budget ordinaire de l'ONU a été soumis pendant huit ans à une croissance nominale nulle, qui a été suivie d'une très légère augmentation pour l'exercice biennal en cours, laquelle représente cependant une diminution en termes réels par rapport à l'exercice précédent.

La cadence des réformes s'est accélérée de manière spectaculaire au cours du premier mandat du Secrétaire général Kofi Annan (1997-2001), qui a lancé le train de réformes le plus vaste jamais proposé à l'Assemblée générale. Parmi ces réformes, figurent :

Les efforts de réforme se sont poursuivis en 2002 avec l'examen de toutes les activités des départements de l'Organisation ainsi que de certaines questions administratives, telles que les services de conférence et la documentation et le processus d'allocation des ressources dans le budget de l'Organisation. L'objectif est d'assurer une affectation optimale des ressources disponibles en simplifiant les procédures, réduisant les doubles emplois, améliorant l'efficacité, modernisant les fonctions du Secrétariat et mettant fin aux activités qui ne sont plus utiles. Le Secrétaire général a décidé des réformes dans tous les domaines relevant de son autorité. Pour les autres, les décisions doivent être prises directement et collectivement par les États Membres.

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Combien coûte l'ONU?

Le budget ordinaire de l'ONU s'élève à 1,3 milliard de dollars par an. Il couvre les activités de l'Organisation, les dépenses de personnel et l'infrastructure de base, mais non les opérations de maintien de la paix, qui font l'objet d'un budget distinct. Tous les États Membres de l'ONU sont tenus aux termes de la Charte, qui est un traité international, de contribuer au budget. La quote-part de chaque État est calculée sur la base de sa part de l'économie mondiale.

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Quelles sont les dépenses annuelles de l'ensemble du système des Nations Unies?

Le système des Nations Unies dépense quelque 12 milliards de dollars par an, si l'on prend en compte l'ONU, les opérations de maintien de la paix, les divers programmes et fonds ainsi que les institutions spécialisées, mais non la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et le Fonds international de développement agricole (FIDA). Un peu plus de la moitié de ce montant provient de contributions volontaires des États Membres, le reste correspondant à leurs quotes-parts obligatoires.

L'ONU et ses institutions, fonds et programmes (essentiellement le Programme des Nations Unies pour le développement, le Programme alimentaire mondial, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance et le Fonds des Nations Unies pour la population) dépensent près de 6,5 milliards de dollars par an en activités opérationnelles pour le développement, surtout dans le cadre de programmes économiques, sociaux et humanitaires visant à aider les pays les plus pauvres. En outre, la Banque mondiale, le FMI et l'IFAD fournissent chaque année sous forme de prêts des milliards de dollars pour aider à éliminer la pauvreté, favoriser le développement et stabiliser l'économie mondiale.

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Comment les travaux de l'ONU bénéfient les entreprises?

Les travaux de l'Organisation des Nations Unies bénéficient aux entreprises du monde entier.

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Le budget de l'ONU par rapport à ceux d'autres organisations

Pour placer dans leur perspective les dépenses des Nations Unies (1,3 milliard de dollars par an pour la seule ONU et environ 12 milliards de dollars pour l'ensemble du système des Nations Unies), il faut les comparer à celles de certains gouvernements et autres organismes :

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Comment se prennent les décisions concernant le budget de l'ONU?

Les dépenses de l'ONU sont déterminées selon un processus rigoureux auquel participent tous les États Membres.

Le projet de budget est proposé initialement à l'Assemblée générale par le Secrétaire général, après examen minutieux des demandes des différents départements de l'ONU. Il est ensuite analysé par le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires qui comporte 16 membres, et par le Comité du Programme et de la coordination, qui en compte 34. Les recommandations de ces deux comités vont à la Commission administrative et budgétaire de l'Assemblée générale, dont tous les États sont membres et qui examine à nouveau le budget. Enfin, celui-ci est envoyé à l'Assemblée générale pour examen final et approbation.

Depuis 1988, le budget est approuvé par consensus, pratique qui donne aux pays le moyen de limiter les dépenses.

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Le budget augmente-t-il trop vite?

En termes réels, c'est-à-dire après avoir tenu compte de l'inflation et des fluctuations monétaires, le budget a sensiblement diminué au cours de la dernière décennie, malgré les demandes constantes de nouveaux programmes et activités de la part des États Membres.

Depuis 1994, année où l'Assemblée a adopté un budget biennal d'un peu plus de 2,6 milliards de dollars, le Secrétariat fonctionne avec un niveau de ressources équivalent ou inférieur, qui est tombé jusqu'à 2,5 milliards de dollars au cours de l'exercice 1998-1999. Même en valeur absolue, les dépenses n'ont jamais dépassé les niveaux de 1994-1995, le budget de 2002-2003 venant seulement de retrouver le niveau de 2,6 milliards de dollars, soit beaucoup moins en termes réels que le budget de 1994-1995, dont l'équivalent aux coûts actuels serait de 3,1 milliards de dollars. Le budget de l'exercice biennal en cours représente une réduction de 3 % en termes réels par rapport à celui de l'exercice 2000-2001.

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Qui contrôle les dépenses?

Des contrôles internes sont en place pour veiller à ce que les fonds ne soient dépensés qu'aux fins autorisées et aussi efficacement que possible.

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Comment les quotes-parts des pays membres sont-elles calculées?

Le principal critère utilisé par les États Membres dans le cadre de l'Assemblée générale est la capacité des pays à payer. Celle-ci est fondée sur une estimation de leur produit national brut (PNB), corrigée pour tenir compte de divers facteurs tels que la dette extérieure et la faiblesse du revenu par habitant. La quote-part de chaque État Membre est décidée par l'Assemblée générale selon cette méthodologie et va d'un minium de 0,001 % à un maximum de 22 %, la quote-part maximale pour les pays les moins avancés étant de 0,01 %. En 2002, les 43 pays dont les quotes-parts sont fixées au taux minimum ont dû payer chacun 11 104 dollars. La quote-part la plus élevée, celle des États-Unis, a été fixée à 283 076 321 dollars.

Les 10 États Membres qui ont versé les contributions statutaires les plus élevées au budget ordinaire de l'ONU en 2005

Quote-part et montant
Pays (%)
États-Unis 22
Japon 19,47
Allemagne 8,66
Royaume-Uni 6,13
France 6,03
Italie 4,89
Canada 2,81
Espagne 2,52
Chine 2,05
Mexique 1,88

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Les quotes-parts sont-elles équitables?

Comme les quotes-parts sont fondées sur le produit national brut (PNB), les pays riches paient généralement davantage et les pays pauvres paient moins, bien qu'il y ait quelques exceptions (par exemple le Brésil paie davantage que le Liechtenstein, bien que son revenu par habitant soit beaucoup plus faible, parce que son PNB est beaucoup plus élevé).

En 1974, l'Assemblée générale a fixé à 25 % la quote-part maximum, qui a été par la suite ramenée à 22 % à compter de 2001. À ce jour, ce plafond n'a bénéficié qu'aux États-Unis, qui interviennent pour environ 27 % du PNB total des membres de l'ONU. Sans ce plafond, leur quote-part serait encore plus élevée, puisque, comme les autres pays à revenu par habitant élevé, il leur aurait fallu contribuer au coût des réductions accordées aux pays dont le revenu par habitant est faible. Les quotes-parts des autres États Membres ont été relevées pour compenser la différence.

Le Japon vient au deuxième rang pour l'importance de sa quote-part avec un taux de 19,7 % pour 2002, soit un montant de 218,4 millions de dollars. Les 15 membres de l'Union européenne contribuent conjointement quelque 35 % du budget. Le barème des contributions est entièrement revu tous les trois ans sur la base des dernières statistiques du revenu national afin d'assurer que les quotes-parts soient équitables et exactes.

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Les pays industrialisés paient-ils trop?

Lorsque l'on range les États qui contribuent au budget ordinaire de l'ONU d'après l'importance de leur contribution, il apparaît clairement qu'un petit nombre d'entre eux paient une part importante des dépenses, ce qui traduit le fait qu'ils interviennent pour une part plus importante du revenu mondial. Cependant, si l'on utilise d'autres critères, on obtient un résultat différent. Si l'on considère, par exemple, les contributions par habitant, on constate que trois petits pays et les quatre pays scandinaves figurent parmi ceux dont les contributions sont les plus élevées.

Une part importante des fonds que certains des grands pays industriels donnent au système des Nations Unies leur revient sous forme de dépenses effectuées sur leur territoire pour l'achat de biens, le versement de salaires et leur fonctionnement par les différents organismes. Sur les 3,7 milliards de dollars de biens et de services achetés par l'ensemble du système des Nations Unies en 2000, 64 % (soit près de 2,4 milliards de dollars), l'ont été dans les pays industrialisés. Les entreprises des États-Unis ont ainsi reçu 527 millions de dollars, soit plus du double de ce qu'a reçu le deuxième pays fournisseur de biens et de services et beaucoup plus que la plupart des États Membres.

Les 10 pays dont la contribution par habitant au budget ordinaire de l'ONU est la plus élevée (2005)

Pays (montant en dollars)
Luxembourg 3,49
Suisse 3,31
Japon 3,06
Liechtenstein 3,03
Norvège 3,01
Danemark 2,69
Islande 2,38
Qatar 2,14
Autriche 2,13
Pays-Bas 2,10

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Qu'en est-il des contributions non acquittées?

L'ONU est sortie récemment d'une crise financière - ce qui arrive lorsque des États Membres ne s'acquittent pas de leur part des dépenses concernant les programmes dont ils ont eux-mêmes décidé. Certains pays ne s'acquittent pas de leurs contributions dans les délais impartis pour des raisons de technique budgétaire ou simplement en raison de leur pauvreté. D'autres ne se sont pas acquittés de leur dette pour exercer des pressions sur l'ONU ou défendre une position politique. Aucun État, ni aucune entreprise ne pourrait fonctionner dans de telles conditions, avec des États Membres qui continuent à demander toujours davantage à l'Organisation, alors même que les sommes qui lui sont dues ne sont pas versées.

Les efforts faits par certains États pour s'acquitter de leurs arriérés ont sensiblement amélioré la situation financière de l'ONU, mais d'importants arriérés subsistent et les réserves de l'Organisation sont épuisées. À la fin de 2001, le montant des arriérés au titre du budget ordinaire s'élevait à 239,6 millions de dollars, dont 209,9 millions de dollars pour l'année en cours. Sur les 189 États Membres de l'Organisation, 54 (quelque 29 %) n'avaient pas versé en totalité leur contribution au budget ordinaire, mais seulement 22 avaient des arriérés allant au-delà de l'année en cours. À la fin de 2001 également, 43,8 millions de dollars étaient dus à l'Organisation au titre des Tribunaux internationaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda.

Cependant, si on y ajoute les opérations de maintien de la paix, le montant total des quotes-parts non acquittées bondit à 2,1 milliards de dollars, dont pas moins de 1,8 milliard de dollars pour le maintien de la paix lui-même. Sur ce montant, environ 38 %, soit 690,9 millions de dollars, représentent des contributions non acquittées par les États-Unis, dont 373 millions de dollars pour l'exercice en cours et 316,9 milliards de dollars pour les exercices antérieurs. Cependant, cette situation n'en constitue pas moins une amélioration : en 2001, l'ONU a été en mesure de ramener sa dette à l'égard de certains pays, essentiellement au titre des forces et équipements fournis pour les opérations de maintien de la paix, de quelque 1,1 milliard à 800 000 dollars.

Il est évident que les États Membres doivent faire un effort supplémentaire pour apurer leurs arriérés et honorer leurs obligations financières en totalité dans les délais impartis, si l'on veut que soit rétablie la stabilité financière de l'Organisation, qui seule peut garantir qu'elle sera en mesure de remplir ses nombreux rôles avec le maximum d'impact au bénéfice des habitants de la planète.

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Quelles sont les possibilités pour faire que les États Membres honorent leurs obligations financières?

En vertu de l'Article 19 de la Charte des Nations Unies, un État Membre ne peut participer au vote à l'Assemblée générale si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées. Plusieurs membres se sont vu imposer cette sanction au fil des années.

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L'ONU a-t-elle rendu le monde meilleur?

Si certaines réalisations du système des Nations Unies sont bien connues, nombre d'entre elles, dont tout le monde bénéficie, sont souvent considérées comme allant de soi :

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