Que fait l'ONU pour promouvoir le développement?
- Que fait l'ONU pour promouvoir le développement?
- Qu'est-ce que le Pacte mondial?
- Que peut faire l'ONU que les autres soient incapables de faire?
- Que fait l'ONU pour protéger l'environnement?
- Comment l'ONU lutte-t-elle contre l'épidémie du sida?
- L'ONU fournit-elle des fonds pour l'avortement?
- Que fait l'ONU pour lutter contre le trafic de drogues?
- Comment l'ONU coordonne-t-elle les secours d'urgence?
Que fait l'ONU pour promouvoir le développement?
En tant que premier artisan du développement dans le monde, le système des Nations Unies a amélioré les conditions de vie dans les régions les plus pauvres du monde en mettant en place divers programmes concrets.
Aucune autre organisation n'a accompli autant en faveur du développement. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a plus de 130 bureaux répartis dans le monde et les organismes des Nations Unies dépensent près de 6,5 milliards de dollars par an pour des activités opérationnelles de développement dans des domaines tels que l'aide aux réfugiés, la lutte contre la faim et la pauvreté, la survie de l'enfant, la protection de l'environnement, la lutte contre la criminalité et la drogue, la protection des droits de l'homme, l'égalité des sexes et la démocratie. De plus, la Banque mondiale consacre chaque année des milliards de dollars à des prêts au développement (plus de 17 milliards de dollars à plus 100 pays en développement en 2001). Par contraste, les dépenses militaires mondiales se chiffrent à environ 800 milliards de dollars par an.
L'ONU s'efforce aussi activement d'ouvrir les marchés mondiaux aux pays en développement. Le Secrétaire général a exprimé son soutien à un cycle de négociations commerciales réservé au développement afin d'éliminer les subventions indûment accordées aux producteurs des pays riches et d'assurer le plein accès des marchés aux exportations des produits des pays pauvres faisant appel à une main-d'oeuvre abondante. Il a demandé que soient prises des mesures afin de mobiliser l'investissement privé dans les pays en développement d'une manière respectueuse de l'environnement et par conséquent durable. En 2001-2002, ces questions ont été abordées lors de trois conférences mondiales : la quatrième Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce à Doha (Qatar), la Conférence internationale sur le financement du développement, à Monterrey (Mexique) et le Sommet mondial pour le développement durable à Johannesburg (Afrique du Sud).
Toutefois, tant que ces efforts n'aboutiront pas et ne permettront pas aux pays en difficulté de sortir de l'ornière du sous-développement, l'ONU restera une source principale d'assistance technique et financière. Pour des millions d'habitants des pays pauvres, ces programmes d'aide représentent la réalité de l'ONU. Le drapeau de l'Organisation est respecté parce qu'il symbolise l'entraide pour l'édification d'un monde juste et durable.
Qu'est-ce que le Pacte mondial?
Lors du Forum économique mondial de Davos, le 31 janvier 1999, le Secrétaire général Kofi Annan a exhorté les chefs d'entreprise du monde entier à se joindre à un « Pacte mondial » afin d'aider à préserver les droits de l'homme, les normes du travail et l'environnement - à la fois dans leurs propres pratiques et en soutenant des politiques gouvernementales appropriées. Le Secrétaire général leur a demandé :
- D'appuyer et de respecter dans leur domaine d'activité la protection des droits de l'homme internationalement reconnus;
- De veiller à ne pas être complices de violations des droits de l'homme;
- De soutenir la liberté d'association et le droit de négociation collective;
- De soutenir l'abolition du travail des enfants;
- De soutenir l'élimination de la discrimination en matière d'emploi et de profession;
- D'appuyer l'application du principe de précaution dans le domaine de l'environnement;
- De promouvoir une plus grande responsabilité à l'égard de l'environnement;
- D'encourager la mise au point et la diffusion de techniques respectant de l'environnement.
Que peut faire l'ONU que les autres soient incapables de faire?
L'ONU possède des caractéristiques uniques qui la rendent particulièrement efficace dans la promotion du développement :
- Son universalité : chaque pays dispose d'une voix lorsqu'il faut prendre des décisions d'importance majeure;
- Son impartialité : elle ne représente aucun intérêt national ou commercial particulier, et elle peut donc tisser des liens de confiance spéciaux avec les pays et les populations pour fournir une aide sans conditions;
- Sa présence dans le monde : elle dispose du plus grand réseau de bureaux nationaux pour l'acheminement de l'aide au développement;
- Son mandat général, qui porte sur les besoins socioéconomiques et les besoins d'urgence;
- Son engagement envers « tous les peuples des Nations Unies ».
Que fait l'ONU pour protéger l'environnement?
L'ONU est à la pointe de l'action internationale menée pour protéger l'environnement.
L'ONU a contribué à l'élaboration de traités sur l'environnement qui ont permis durant les années 80, par exemple, de diminuer de 60 % la pollution par les hydrocarbures provenant des navires, de réduire la pollution transfrontière en Amérique du Nord et en Europe et d'arrêter dans les pays industrialisés et les pays en développement la production d'un grand nombre de gaz destructeurs de la couche d'ozone. Depuis la première Conférence des Nations Unies sur l'environnement, en 1972, les organismes et les programmes des Nations Unies ont aidé à élaborer plus de 300 traités et accords internationaux concernant les espèces menacées d'extinction, la pollution marine, l'appauvrissement de la couche d'ozone, les déchets dangereux, la diversité biologique, les changements climatiques, la désertification, les pêches et les pesticides et produits chimiques industriels.
- Le programme « Action 21 », négocié lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (le « Sommet Planète Terre »), qui s'est tenue en 1992 à Rio, présente les grandes lignes d'un développement écologiquement rationnel et est devenu le fondement de nombreux plans nationaux et initiatives locales. Le Sommet mondial pour le développement durable, tenu en 2002 à Johannesburg, a permis de définir des domaines où étaient nécessaires de nouveaux efforts et de nouvelles décisions orientés vers l'action et de renouveler les engagements politiques.
- La Commission du développement durable de l'ONU* encourage les changements sociaux et économiques nécessaires au développement « durable », qui vise à apporter maintenant de réelles améliorations à la qualité de vie tout en préservant les ressources pour les générations futures. Elle examine comment Action 21 et les autres accords du Sommet Planète Terre sont mis en oeuvre aux niveaux international, régional et national. Elle encourage aussi le dialogue et met en place des partenariats entre les gouvernements et les principaux groupes s'occupant du développement durable. Afin d'aider les pays à recueillir et diffuser des données indispensables pour mesurer le chemin parcouru, elle a élaboré une série d'indicateurs du développement durable, qui ont été acceptés au niveau international, et encourage les gouvernements à créer des organes nationaux de développement durable et à fixer des objectifs dans ce domaine.
- Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) aide les pays à améliorer la gestion de l'environnement, suit la santé écologique de la planète et édifie un consensus à l'égard des traités et programmes d'action internationaux.
- Des organismes techniques parrainés par l'ONU surveillent l'état de l'environnement. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, qui constitue un réseau mondial d'au moins 1 000 spécialistes de plus de 120 pays, évalue l'état des connaissances sur les changements climatiques à l'échelle mondiale - leurs causes, leurs conséquences et la possibilité de les atténuer et de s'y adapter. Des organes scientifiques et techniques analogues fonctionnent également au titre des traités internationaux portant sur la couche d'ozone. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) surveille de son côté les stocks de poisson au niveau mondial et met en garde les pays contre les dangers de la surpêche. Le bilan du Millénaire relatif aux écosystèmes, qui est parrainé par l'ONU et auquel participent 1 500 des plus grands spécialistes mondiaux, examine les processus qui entretiennent la vie sur Terre, tels les prairies, les forêts, les cours d'eau et les lacs, les terres cultivées et les océans. Les décideurs pourront ainsi disposer des connaissances scientifiques voulues concernant l'effet des changements des écosystèmes mondiaux sur les moyens d'existence des êtres humains et l'environnement.
- Le Fonds pour l'environnement mondial, qui est administré par le PNUD, le PNUE et la Banque mondiale, a affecté plus de 3,5 milliards de dollars et réservé un montant supplémentaire de 8 milliards à des mesures visant à réduire les risques de changements climatiques, à conserver et utiliser durablement la biodiversité, à protéger les eaux internationales et à éliminer progressivement les substances qui appauvrissent la couche d'ozone et les polluants organiques persistants dans plus de 150 pays en développement ou en transition.
Comment l'ONU lutte-t-elle contre l'épidémie du sida?
Le syndrome d'immunodéficience acquise (sida) est devenu une catastrophe sanitaire qui a pris des proportions pandémiques. Quelque 40 millions de personnes sont atteintes du sida ou contaminées par le virus (VIH) qui le provoque. L'épidémie a frappé plus de 60 millions de personnes et continue de se propager à raison de 5,3 millions de cas nouveaux par an. C'est la quatrième cause principale de décès dans le monde.
Le Programme commun de lutte contre le VIH/sida (ONUSIDA), qui regroupe les compétences de huit organismes et programmes des Nations Unies, est le principal moyen de combat à l'échelle mondiale. Il dirige et soutient les activités visant à prévenir la transmission du VIH, à réduire la vulnérabilité des individus et des communautés, à offrir un appui et des soins et à atténuer l'impact de l'épidémie. Il encourage la recherche, mobilise l'appui du secteur privé et encourage la constitution de partenariats entre les gouvernements et l'industrie pharmaceutique. Il fait aussi appel aux efforts des principaux fabricants de médicaments, qui sont convenus de réduire le coût du traitement et des soins antivirus afin de le rendre abordable dans les pays en développement.
En juin 2001, lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée générale sur le sida, les dirigeants mondiaux se sont engagés à veiller à ce que les ressources nécessaires à l'action mondiale contre le VIH/sida soient substantielles, soutenues et orientées vers l'obtention de résultats. L'Assemblée a appuyé, en même temps qu'un « plan de bataille » global contre la maladie, la création d'un fonds mondial pour la lutte contre le VIH/sida et pour la santé afin de financer des mesures plus larges contre l'épidémie, qui combinent la prévention, les soins, l'appui et le traitement. Le Fonds, qui est devenu opérationnel en janvier 2002 avec les premières annonces de contribution de sources gouvernementales et privées s'élevant au total à 2 millions de dollars environ, sera utilisé pour combattre la tuberculose et le paludisme.
L'ONU fournit-elle des fonds pour l'avortement?
Non. Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), qui est la principale institution des Nations Unies dans le domaine de la population, n'appuie ni n'encourage l'avortement dans aucun pays, et ne dispense pas non plus d'aide pour des services, du matériel et des fournitures dans ce domaine. Il se conforme rigoureusement au Programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement de 1994, dans lequel il est déclaré que « en aucun cas l'avortement ne devrait être encouragé en tant que méthode de planification familiale ». Le FNUAP s'attache à empêcher l'avortement grâce à la planification familiale et aide les pays à assurer des services aux femmes souffrant de complications à la suite d'avortements non médicalisés. Le Fonds aide les pays en développement à établir des programmes nationaux de santé en matière de reproduction et à réduire les maladies et les décès liés à la maternité, ainsi que dans le domaine de la planification familiale et de la prévention du VIH/sida. Il aide également les pays à rassembler des données démographiques fiables et à effectuer des recensements. Le FNUAP est la source internationale la plus importante en matière d'aide concernant la population et est entièrement financé au moyen de contributions volontaires.
Que fait l'ONU pour lutter contre le trafic de drogues?
Les gouvernements savent pertinemment que le problème des drogues illicites ne peut être résolu unilatéralement. Une action efficace contre l'abus des drogues nécessite une stratégie à l'échelle mondiale qui mobilise à la fois les pays producteurs et les pays consommateurs.
L'ONU aide les pays à lutter contre les drogues illicites de multiples façons :
- La Commission des stupéfiants de l'ONU est le principal organe directeur chargé de toutes les questions relatives aux drogues. Elle analyse la situation mondiale en matière d'abus et élabore des propositions en vue de renforcer le contrôle international des stupéfiants.
- L'Organe international de contrôle des stupéfiants s'efforce de limiter la production de ces substances aux seuls besoins médicaux et scientifiques, de prévenir leur détournement dans les réseaux clandestins et de lutter contre leur trafic.
- Le Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues * joue un rôle prépondérant dans la lutte mondiale contre les stupéfiants. Il s'attache à renforcer l'action internationale contre la production de drogues, ainsi que le trafic et la criminalité qui y sont associés, y compris le blanchiment d'argent. Il appuie la surveillance des cultures et aide les producteurs à se tourner vers des activités de substitution. Il élabore par ailleurs des statistiques précises et aide à élaborer des lois antidrogue et à former des juristes.
Comment l'ONU coordonne-t-elle les secours d'urgence?
À la suite d'une catastrophe, les organismes opérationnels des Nations Unies réagissent rapidement pour aider les populations touchées. Chaque jour, des équipes de secours d'urgence des Nations Unies, en collaboration étroite avec les ONG humanitaires, fournissent une assistance à des millions de victimes de l'action de l'homme et de la nature : guerres et conflits, inondations, sécheresses et récoltes désastreuses. Cette assistance est multiforme et va de l'aide du PAM (Programme alimentaire mondial), à la protection et aux abris du HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) *, aux secours d'urgence aux mères et aux enfants assurés par l'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'enfance), à la lutte menée par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) contre les épidémies telles que le virus Ebola, en passant par les activités du PNUD pour le développement à plus long terme.Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, dirigé par le Coordonnateur des secours d'urgence, coordonne tous les secours d'urgence des Nations Unies. Un Comité permanent interinstitutions réunit les organismes humanitaires des Nations Unies et les principales organisations extérieures de secours en vue de coordonner les interventions au niveau mondial. Les appels d'aide humanitaire lancés en 2001 ont permis de recueillir plus de 1,4 milliard de dollars dont ont bénéficié 44 millions de personnes dans le monde entier. Pratiquement toutes les activités de secours humanitaires des Nations sont financées au moyen de contributions volontaires.