Document non officiel - Pour information seulement. [Août 2005]

Fiche analytique No 9
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Les Nations Unies ont-elles un hymne ?

Bien que de nombreux chants aient été écrits sur les Nations Unies ou sur des thèmes connexes, l’Organisation n’a pas d’hymne officiel. Un hymne a néanmoins été composé et joué à l’ONU le 24 octobre 1971, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de l’Organisation, par le célèbre compositeur et chef d’orchestre espagnol Pablo Casals. C’est le poète britannique W. H. Auden qui en a écrit les paroles.

Les deux artistes, qui ne s’étaient jamais rencontrés, ont été réunis dans le cadre de cette collaboration hors du commun par le Secrétaire général de l’époque, U Thant. Alors que depuis des siècles, poètes et musiciens chantaient les louanges de la guerre et célébraient des batailles victorieuses, U Thant s’était étonné du fait qu’il n’existait aucun hymne à la paix. Il a donc demandé à son ami Pablo Casals, qui a accepté sans hésiter, d’en composer la musique. Le Secrétaire général souhaitait que ce chant s’inspire du préambule de la Charte des Nations Unies. Il n’était pas question d’en faire l’hymne officiel des Nations Unies, mais U Thant espérait qu’il serait interprété lors de certaines manifestations.

Quoique séduit par les idées contenues dans le préambule, Pablo Casals n’est pas parvenu à mettre ce document en musique. L’écriture d’un poème sur le thème de la paix et des idéaux inscrits dans le préambule a été confiée à W. H. Auden, alors considéré comme le plus grand poète anglais vivant. Contacté par un représentant du Secrétaire général, il a immédiatement accepté cette tâche et a écrit en trois jours l’hymne aux Nations Unies (A hymn to the UN), qui a ensuite été mis en musique par Pablo Casals.

Le 24 octobre 1971, l’orchestre du Festival Casals, dirigé par le maestro lui-même, a interprété l’hymne pour la première fois au Siège de l’Organisation.

Hymne aux Nations Unies

Musique : Pablo Casals……………………Paroles : W. H. Auden

Eagerly, musician.
Sweep your string,
So we may sing.
Elated, optative,
Our several voices
Interblending,
Playfully contending,
Not interfering
But co-inhering,
For all within
The cincture
of the sound,
Is holy ground
Where all are brothers,
None faceless Others,
et mortals beware
Of words, for
With words we lie,
Can say peace

When we mean war,
Foul thought speak- fair
And promise falsely,
But song is true :
Let music for peace
Be the paradigm,
For peace means to change At
the right time, as the World-
Clock
Goes Tick- and Tock.
So may the story
Of our human city
Presently move
Like music, when
Begotten notes
New notes beget
Making the flowing
Of time a growing
Till what it could be,

At last it is,
Where even sadness
Is a form of gladness,
Where fate is freedom,
Grace and Surprise