PRESIDENT - 64ème Session
Assemblée générale des Nations Unies

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NOTE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE GENERALE

Nations Unies, New York, 24 septembre 2009

Le 24 Septembre 2009, au nom de leurs chefs d'État respectifs, les ministres des affaires étrangères de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) a approché le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, S.E. Dr Ali Abdussalam Treki.

Leur message est conforme à la note du président Treki reçu le jour même de SE M. Alexis Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères, écrit en sa qualité de Chef de la délégation de la République démocratique du Congo et Représentant du Président du développement de l'Afrique australe (SADC) à la soixante-quatrième session de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Dans cette note, la protestation la plus forte a été soulevée au nom de la SADC à l'invitation adressée à M. Andry Nirina Rajoelina à participer à la soixante-quatrième session de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Il a également été rappelé que :

La SADC des chefs d'États et de gouvernements à l'occasion du Sommet qui s’est tenu à Kinshasa le 8 Septembre 2009:

1. Ont noté avec inquiétude les tentatives de saper les Accords signés à
MAPUTO par tous les mouvements politiques malgaches, le 9 août 2009;

2. Ont rejeté et condamné dans les termes les plus forts toutes les décisions unilatérales qui violent l'esprit des Accords de MAPUTO. Ils ont également réitéré leur décision de suspendre Madagascar de la SADC jusqu'à ce qu'un ordre constitutionnel soit rétabli dans ce pays;

3. Ont réaffirmé leur soutien au dialogue politique existant à Madagascar et a exhorté tous les acteurs politiques à appliquer intégralement les accords MAPUTU.

Le président de l'Assemblée générale a rappelé  "les efforts de la SADC visant à rétablir l'ordre constitutionnel dans ce pays." À cet effet, la SADC a placé toute sa confiance dans la médiation de Son Excellence le Président Joaquim Chissano, personnalité éminente et médiateur pour la politique de dialogue à Madagascar. "

Conformément aux dispositions pertinentes de l'Acte constitutif de l'Union africaine, notamment des articles 3 (buts) et 4 (principes), qui condamnent et rejettent les changements anticonstitutionnels du gouvernement, l'Union africaine avait demandé à la communauté internationale dans son ensemble de soutenir la mise en œuvre de ses décisions et que les autorités malgaches sont donc isolées. La SADC a demandé le retour à la légalité constitutionnelle, et faute de la restaurer, ce serait soumettre les souverains de Madagascar à des sanctions.

Sur les traces de l'Union africaine, la SADC avait décidé, à nouveau en Mars 2009, de ne pas reconnaître le gouvernement auto-proclamé de Madagascar. La SADC est plutôt engagée dans un processus de médiation pour le retour de l'ordre constitutionnel à Madagascar.

« Tant que l'ordre constitutionnel n’est pas rétabli, la SADC ne reconnaîtra pas le gouvernement de Madagascar. »

La SADC a lancé un appel à la haute autorité du Président et à l'organe qu'il préside. La SADC a indiqué que « la Communauté se fonde sur l'Assemblée générale afin que les efforts de la sous-région d'Afrique australe ne soit pas compromise en souhaitant la bienvenue aux auteurs d'un coup d'Etat à Madagascar. L'Organisation des Nations Unies doit prendre en charge uniquement les gouvernements élus et ne pas prendre une position à effet contraire ».

À la lumière de ce qui précède, le 24 Septembre 2009, le Président de l'Assemblée générale a consulté et rencontré les représentants de Madagascar, dont M. Andry Rajoelina. Toutefois, le Président Treki est lié par les règles et procédures de l'Assemblée générale. En outre, l'Assemblée générale est maître de ses décisions. Celle concernant cette situation réside dans les mains de l'ensemble des Membres de l'Assemblée générale. Le président de l'Assemblée générale poursuivra ses consultations le 25 Septembre afin de trouver une solution satisfaisante.