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DECLARATION DU PRESIDENT DU COMITÉ DE L'INFORMATION,
L'AMBASSADEUR AHMED CHOWDHURY,
A L'OUVERTURE DE LA VINGT-SIXIEME SESSION DU COMITE
26 AVRIL 2004Permettez-moi tout d’abord d’exprimer mes sincères remerciements au Secrétaire général adjoint, Shashi Tharoor, et par son intermédiaire au Département de l’information pour l’aide apportée aux membres du Bureau du Comité et à moi même au cours de l’année écoulée.
J’exerce la présidence du Comité depuis deux ans et je ne puis que me réjouir de savoir que le Département a à sa tête quelqu’un qui est connu non seulement pour ses qualités remarquables mais aussi pour son adhésion indéfectible aux idéaux de l’ONU, idéaux qui représentent nos espoirs communs et notre bonne volonté collective. Le Comité se réjouit à l’idée de travailler avec vous, M. Tharoor, et avec votre département, afin de poursuivre sur la voie de la transformation, porte ouverte à un renouveau dont les effets se font déjà sentir.
La coopération étroite qui s’est instaurée entre le Département et le Comité à l’occasion de la vingt-cinquième session s’est poursuivie tout au long de l’année. J’ai ainsi eu la possibilité de participer, à l’invitation du Département, au Forum mondial des médias électroniques, qui s’est tenu à Genève en décembre 2003. L’objectif principal de ce forum, organisé par le Département en marge de la première partie du Sommet mondial sur la société de l’information, était d’inciter les médias à jouer un rôle dans la société de l’information et de mettre en avant le principe de la liberté d’opinion et d’expression et son corollaire, la liberté de la presse. J’ai également eu l’immense honneur de représenter le Comité à la première partie de cet important sommet.
Comme vous le savez, je préside aussi la Deuxième Commission, ce qui m’a permis de constater que les travaux de la Commission et du Comité sont complémentaires, notamment pour ce qui est des questions prioritaires et de l’action à mener. Tant à la session précédente du Comité qu’à la Deuxième Commission, nous avons consacré beaucoup de temps à la crise en Iraq et à ses conséquences. La situation aujourd’hui n’est pas fondamentalement différente de ce qu’elle était l’année dernière, mais nous ne devons pas nous focaliser exclusivement sur l’Iraq. L’Iraq reste bien entendu une question prioritaire pour la communauté internationale mais cela ne doit pas nous empêcher de nous occuper d’autres problèmes. Le Secrétaire général a fréquemment appelé notre attention sur quelques-unes des menaces les plus immédiates qui pèsent sur l’immense majorité de la population mondiale, menaces auxquelles la Déclaration du Millénaire adoptée en 2000 tente d’apporter une réponse collective : extrême pauvreté, faim, eau insalubre, dégradation de l’environnement, maladies endémiques et contagieuses. Il serait bon qu’à l’occasion de cette vingt-sixième session, nous consacrions plus de temps aux objectifs du Millénaire pour le développement, d’autant qu’ils sont assortis de cibles et de délais précis.
La célébration du soixantième anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies sera l’occasion de dresser un bilan de l’action de l’Organisation et de la manière dont les États Membres l’aident à atteindre les objectifs fixés. À mon sens, les réalisations de l’ONU sont considérables, quelle que soit l’aune à laquelle on les mesure.
Je suis certain que les Cambodgiens, les Salvadoriens, les Guatémaltèques, les Mozambicains sont reconnaissants à l’ONU d’avoir apporté la paix dans leurs pays. Je suis certain aussi que les Sud-Africains lui sont reconnaissants d’avoir aidé à mettre fin à l’apartheid. Je pourrais aussi évoquer les millions de réfugiés et de déplacés à qui l’Organisation porte secours. Pour des millions de personnes touchées par la pauvreté, la dégradation de l’environnement, le VIH/sida et les maladies infectieuses, l’ONU offre la meilleure chance, voire la seule chance, de survivre et d’avoir un avenir meilleur.
Bien évidemment, l’Organisation est loin d’avoir réglé tous les problèmes qui déchirent le monde, mais si nous voulons nous en sortir, nous avons besoin de l’ONU plus que jamais. Cela vaut pour la crise au Moyen-Orient, la question de Palestine, Chypre et la situation en Afrique de l’Ouest, pour ne citer que quelques exemples.
La célébration du soixantième anniversaire de la fondation de l’Organisation des Nations Unies sera l’occasion de réaffirmer notre engagement envers les idéaux des Nations Unies. Cela sera aussi l’occasion de mieux faire connaître l’évolution du rôle de l’Organisation à l’opinion publique. Les cérémonies du soixantième anniversaire n’auront de sens que si les peuples du monde en ont connaissance et y prennent part. Le Comité de l’information doit engager une réflexion à ce sujet et fournir des directives au Département de l’information afin qu’il donne l’exemple et encourage par divers moyens la commémoration du soixantième anniversaire.
Venons-en brièvement aux travaux du Comité, qui, à mon sens, revêtiront une grande importance. Tout d’abord, la session actuelle sera l’occasion de voir où en sont les mesures prévues dans le programme de réformes de l’Organisation en matière d’information. Ces deux dernières années, des changements majeurs se sont produits au Département sur les plans structurel et opérationnel. Le rapport sur la poursuite de la réorientation des activités du Département nous permet de mesurer les effets des changements apportés et j’attends avec intérêt la déclaration du Secrétaire général adjoint, lequel fera le point sur les réformes entreprises, notamment la régionalisation des centres d’information des Nations Unies. Le Comité est saisi de six rapports, qui lui ont été remis bien avant l’ouverture de la session. Ces rapports donnent une image précise des changements apportés sous la direction du Secrétaire général adjoint et il y est tenu compte des directives formulées par le Comité, ce dont je me félicite. Je sais que vous les avez soigneusement examinés et qu’ils orienteront le débat général.
J’appelle également votre attention sur la note du Secrétaire général relative au projet de cadre stratégique pour l’exercice biennal 2006-2007. Le cadre stratégique remplacera le plan à moyen terme quadriennal. Cet important document, établi en application de la résolution 58/269 de l’Assemblée générale, définit l’orientation générale du Département et contient le projet de plan-programme pour l’exercice biennal 2006-2007. Il nous aidera à comprendre les objectifs que le Département compte atteindre avec ses quatre sous-programmes et les indicateurs de succès qui lui permettront de suivre les progrès accomplis pendant la période considérée. Comme vous le savez, l’Assemblée générale a souligné dans sa résolution 52/220 le rôle que jouent les organes intergouvernementaux compétents dans l’examen des textes explicatifs du projet de budget-programme. Il nous faut donc examiner la note du Secrétaire général avec attention et faire part de nos vues à l’Assemblée.
Est-il besoin de rappeler que cette année encore, notre objectif est de parvenir à un consensus d’ici à la fin de nos deux semaines de délibérations? Avec le nouveau mode d’organisation des travaux, nous disposons de plus de temps pour négocier le projet de résolution. Il nous appartient de tirer parti des possibilités ainsi offertes et de tendre vers notre objectif premier, qui est de formuler les meilleures orientations possibles à l’intention du Secrétaire général adjoint, M. Tharoor, de sorte que l’Organisation continue de trouver dans le Département de l’information un porte-parole dynamique.
En ma qualité de Président, je m’engage à faire de mon mieux, et je suis certain que vous en ferez de même.
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