Côte d'Ivoire
Déclaration prononcée par M. Bailly Niagri Guillaume, Conseiller, Mission permanente de Côte d'Ivoire auprès de l'Organisation des Nations Unies, lors du débat général de la 29ème session du Comité de l'information (2 mai 2007)
Vérifiez au prononcé
Monsieur le Président,
Ma délégation voudrait, avant tout vous féliciter pour votre élection
à la tête du Comité de l'information. Soyez assuré, vous et les membres de
votre Bureau, de notre entière coopération pour la réussite de votre mission.
je voudrais, en outre, adresser mes félicitations à M. Kiyo Akasaka,
Secrétaire général adjoint chargé de la Communication et de l'Information
publique, pour son excellente déclaration, et lui souhaiter plein succès
dans ses nouvelles fonctions.
Ma délégation s'associe, par ailleurs, à la déclaration faite par la
délégation du Pakistan au nom du Groupe des 77 et de la Chine.
Pour faire connaître ses activités, l'Information et la Communication
sont au cœur de la gestion stratégique de l'Organisation des Nations Unies.
Il est donc heureux à ce sujet de voir le Comité de l'information se réunir
chaque année en session pour le suivi de ses recommandations et des résolutions
de l'Assemblée générale.
Pour cette 29ème session, le Secrétaire général a soumis à l'appréciation
des délégations trois rapports qui nous éclairent sur les nombreux progrès
réalisés par le Département de l'Information (DPI), tant sur les activités
et les orientations stratégiques du réseau de centres d'information des Nations
unies, sur le site Web de l'ONU et
en particulier sur les évolutions et progrès récents en ce qui concerne la
parité entre les langues officielles, que sur les activités générales du
Département.
Pour ses efforts louables en faveur des populations les plus défavorisées
à travers sa stratégie permettant de toucher le plus vaste public possible
par une approche plus ciblée qui met l'accent sur la définition d'objectifs
précis, entre autres, ma délégation félicite le DPI et
l'encourage à persévérer dans cette voie.
Certes, le chemin à parcourir est encore long, malgré les avancées
significatives qui s'opèrent à tous les niveaux pour le renforcement des
liens entre le Département, le réseau des centres d'information des Nations
Unies, les autres bureaux et programmes et fonds des Nation Unies et un réseau
mondial de plus de 1500 organisations de la société civile.
Dans ce contexte, les centres d'information des Nations Unies jouent
effectivement un rôle-clef en donnant une dimension locale aux activités
du DPI. C'est pourquoi
au regard de la diversité et de la complexité des activités du Département
de l'information hors siège, mon pays milite en faveur de la rationalisation
du réseau des centres d'information des Nations Unies, qui revêtira différentes
formes selon les régions et selon les diversités culturelles pour mieux atteindre
les cibles visés.
Le Département doit par ailleurs, continué à promouvoir le Nouveau
partenariat pour le développement de l'Afrique par lequel l'Afrique a fait
de l'accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication
l'une de ses priorités majeures pour réduire le fossé numérique qui la sépare
des pays développés.
Le Secrétaire général a en outre mis en exergue les progrès réalisés
vers la parité entre les langues officielles sur le site Web de l'Organisation
des Nations Unies et la situation touchant l'accessibilité et la gestion
des contenus, ainsi que le développement, la mise à jour et l'enrichissement
du site. Le Département est, donc, à féliciter pour la bonne tenue de son
site Web mis en ligne depuis juin 1995 et aujourd'hui visité, selon le rapport
sur cette question, par des habitants de plus de 212 pays et territoires
qui accèdent chaque jour à plus d'1,1 million de pages.
Cependant, outre la diffusion sur internet, la Radio de l'ONU doit
continuer à bénéficier de tous les égards, en raison de son impact direct
sur les populations, particulièrement dans les pays en crise, et parce que
pouvant constituer une source d'information crédible et non partisane.
A ce niveau, avec l'expérience de la crise en Côte d'Ivoire, nous avons
pu faire le constat que dans les opérations de maintien de la paix, la Radio
joue un rôle actif dans le plaidoyer en faveur de la paix, de la réconciliation
et de la tolérance, principes dont elle fait la promotion à travers ses équipes
de terrain et ses diffusions.
En effet, ONUCI-FM lancée
le 15 août 2004 par l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire afin de
promouvoir la paix et la réconciliation nationales, en tant qu'instrument
des Nations Unies pour la promotion de la paix, s'efforce de donner la parole
à toutes les parties, en valorisant les activités favorables à la paix. Elle
essaie de lutter également contre les rumeurs et la désinformation en diffusant
des informations vérifiées. Elle est présente dans 17 villes du pays et selon
un sondage commandité par l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire
(ONUCI), 80% des Ivoiriens privilégient ONUCI-FM pour
s'informer. Son rôle sera encore plus grand dans le processus actuel de sortie
de crise entamée depuis l'Accord de Ouagadougou signé le 4 mars 2007 à l'issue
du dialogue direct, initié par le Président de la République avec son opposition
armée et qui porte déjà ses fruits.
Pour ma délégation, il y a lieu donc lieu de militer en faveur du renforcement
des capacités du DPI par
des ressources à la hauteur de ses objectifs afin de lui permettre de rationaliser
et d'optimiser encore davantage ses activités et de véhiculer dans toutes
les contrées du monde les messages de paix des Nations Unies.
Je vous remercie.