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UNE TRIBUNE DE NEGOCIATIONS MULTILATERALES
Créée par la Charte des Nations Unies en 1945, l’Assemblée générale est le principal organe de délibération de l’Organisation des Nations Unies et elle offre une tribune où échanger des vues sur toutes les questions internationales qui sont évoquées dans la Charte. Elle se compose des représentants de tous les Etats Membres de l’Organisation et tient chaque année une session ordinaire de septembre à décembre; elle se réunit par la suite en fonction des besoins.
FONCTIONS ET POUVOIRS DE L’ASSEMBLEE GENERALE
Aux termes de la Charte, les fonctions et pouvoirs de l’Assemblée générale des Nations Unies sont les suivants :
LA RECHERCHE D'UN CONSENSUS
Chaque Etat Membre dispose d’une voix à l’Assemblée. Les décisions sur certaines questions importantes, telles que les recommandations relatives à la paix et à la sécurité et l’élection des membres du Conseil de sécurité, sont prises à la majorité des deux tiers des Etats Membres, mais les décisions sur les autres questions sont prises à la majorité simple. Ces dernières années, on a fait un effort particulier pour prendre les décisions par consensus plutôt que de les mettre aux voix, ce qui a contribué à donner plus d’autorité aux décisions de l’Assemblée. Le Président consulte les délégations pour déterminer si elles sont prêtes à adopter une résolution sans vote. Dans l’affirmative, il peut proposer formellement le recours à cette procédure pour l’adoption de la résolution.
REUNIONS OFFICIEUSES DE L’ASSEMBLEE GENERALE
A sa cinquante-deuxième session, l’Assemblée générale adopté une nouvelle façon de procéder pour dégager es consensus en débattant de la réforme de l’Organisation des Nations Unies en réunions officieuses de la plénière de l’Assemblée générale. Cette façon de procéder pourrait être maintenue à l’avenir.
LES SIX GRANDES COMMISSIONS
Après l’élection de son président et de ses vice-présidents, et après l’adoption de son ordre du jour, l’Assemblée générale commence sa session par un débat général d’une durée de deux semaines, qui offre aux Etats Membres la possibilité d’exprimer leurs vues sur les principales questions internationales. Depuis la cinquante-deuxième session, le Secrétaire général présente son rapport annuel sur l’activité de l’Organisation juste avant le débat général. Après la clôture du débat général, l’Assemblée entame l’examen des questions de fond inscrites à son ordre du jour. Comme elle doit étudier un grand nombre de questions (163 points étaient inscrits à l’ordre du jour de la cinquante-deuxième session), elle renvoie la plupart des questions de fond à ses six grandes commissions, qui les examinent, en essayant, dans la mesure du possible, d’harmoniser les diverses positions des Etats, et soumettent ensuite des projets de résolution à l’Assemblée plénière. La Commission des questions de désarmement et de la sécurité internationale (Première Commission) s’occupe des questions de désarmement et des questions connexes relatives à la sécurité internationale. La Commission des questions
politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) traite de diverses questions politiques qui ne sont pas renvoyées à la Première Commission et des questions relatives à la décolonisation. La Commission économique et financière (Deuxième Commission) s’occupe des questions économiques, la Commission des questions sociales, humanitaires et culturelles (Troisième Commission) des questions sociales et humanitaires, la Commission des questions administratives et budgétaires (Cinquième Commission) de l’administration et du budget de l’Organisation, les questions juridiques internationales étant renvoyées à la Commission des questions juridiques (Sixième Commission). Toutefois, pour un certain nombre de points, par exemple la question de Palestine et la situation au Moyen-Orient, l’Assemblée prend des décisions directement en séance plénière. L’Assemblée dispose également d’un bureau, composé du Président et des 21 Vice-Présidents de l’Assemblée ainsi que des Présidents des six grandes commissions, qui lui fait des recommandations sur l’adoption de l’ordre du jour, la répartition des points de l’ordre du jour entre les commissions et l’organisation des travaux. Une commission de vérification des pouvoirs est nommée par le Président à chaque session; elle fait rapport à l’Assemblée sur les pouvoirs des représentants.
LES GROUPES DE TRAVAIL DE L’ASSENBLEE GENERALE
Le Groupe de travail à composition non limitée chargé d’examiner la question de la répartition équitable au Conseil de sécurité et de l’augmentation du nombre de ses membres et autres questions relatives au Conseil de sécurité poursuivra ses travaux pendant la cinquante-troisième session. Quant au Groupe de travail de haut niveau à composition non limitée sur la situation financière de l’Organisation des Nations Unies, il poursuivra éventuellement ses travaux pendant la cinquante-troisième session.
LES GROUPES REGIONAUX
Plusieurs groupes régionaux officieux se sont formés progressivement au sein de l’Assemblée générale pour faciliter les consultations et accélérer les décisions sur les questions de procédure. Ces groupes sont les suivants : Etats d’Afrique, Etats d’Asie, Etats d’Europe orientale, Etats d’Amérique latine et des Caraïbes et Etats d’Europe occidentale et autres Etats. Pour les élections, on considère que les Etats-Unis appartiennent au Groupe des Etats d’Europe occidentale et autres Etats. La Turquie, qui fait partie de ce groupe pour les élections, est également membre du Groupe des Etats d’Asie. La présidence de l’Assemblée générale revient à tour de rôle à chacun des groupes régionaux (pendant la cinquante-troisième session, elle sera assurée par le Groupe des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes).
SESSIONS EXTRAORDINAIRES ET SESSIONS EXTRAORDINAIRES D'URGENCE
En dehors de ses sessions ordinaires, l’Assemblée peut se réunir en sessions extraordinaires ou en sessions extraordinaires d’urgence. A l’occasion de situations exceptionnelles, l’Assemblée a tenu 20 sessions extraordinaires sur des questions qui réclamaient une attention particulière, notamment les problèmes posés par la Palestine, les finances de l’ONU, la Namibie, le désarmement, la coopération économique internationale, l’apartheid, la drogue et l’environnement. La vingtième session extraordinaire de l’Assemblée générale, également connue sous l’appellation Sommet sur le problème de la drogue dans le monde et qui a eu lieu du 8 au 10 juin 1998, était consacrée à l’étude des mesures propres à renforcer la coopération internationale en vue de combattre la production, le trafic et la consommation de drogues illicites. A sa session extraordinaire, l’Assemblée générale a approuvé une Déclaration sur les principes fondamentaux de la réduction de la demande de drogues, qui préconise l’adoption de mesures d’évaluation, de prévention, de traitement et de réadaptation sociale, de démarches collectives ainsi que d’autres solutions possibles pour le traitement des délinquants. Elle a souscrit aux propositions visant à renforcer le contrôle des stimulants de type amphétamine et des produits chimiques précurseurs nécessaires à la production de drogues. Elle a également souscrit à des mesures visant à promouvoir la coopération judiciaire, à lutter contre le blanchiment de l’argent et à éliminer les cultures de plantes servant à fabriquer des drogues illicites par la mise en œuvre de programmes qui offriraient d’autres moyens de subsistance aux collectivités
qui produisent de la drogue. Dans une déclaration politique, les Etats Membres se sont engagés à adopter une démarche équilibrée associant réduction de l’offre et réduction de la demande de drogues. Pour la première fois, ils ont fixé des buts et objectifs précis et assortis d’un calendrier et ont demandé à la Commission des stupéfiants de suivre les progrès accomplis au regard de ces buts et objectifs. Dix sessions extraordinaires d’urgence ont été organisées à l’occasion de crises qui avaient conduit le Conseil de sécurité dans
une impasse concernant : le Moyen-Orient (1958 et 1967), la Hongrie (1956), Suez(1956), le Congo (1960), l’Afghanistan (1980), la Palestine (1980 et 1982), la Namibie(1981), les territoires arabes occupés (1982) et les mesures illégales prises par Israël à Jérusalem-Est occupée et dans le reste du territoire palestinien occupé (1997 et 1998). L’Assemblée a également décidé de clore à titre provisoire sa dixième session extraordinaire d’urgence et d’autoriser le Président de l’Assemblée à reprendre les séances sur la demande des Etats Membres.
SUITE DONNEE AUX DECISIONS DE L’ASSEMBLEE GENERALE
Les travaux de l’Organisation découlent en grande partie des décisions de l’Assemblée générale et sont exécutés :
Présidents de l'Assemblée générale
Dossier de presse