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Sommet
mondial pour le développement durable Département de l'information - Division de l'information et des médias - New York |
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| Johannesburg,
Afrique du Sud 26 août-4 septembre 2002 |
30 août 2002 |
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LE DEVELOPPEMENT DURABLE EN AFRIQUE PASSE PAR LE FINANCEMENT DE PROJETS AGRICOLES ET LE RENFORCEMENT DE L'AIDE AGRICOLE, SELON LA FAO
Le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), M. Jacques Diouf, a rappelé les synergies qui existent entre les cinq priorités définies par le Sommet sur le développement durable et les préoccupations de la FAO. En effet, a-t-il expliqué, 200 millions de personnes n'ont pas accès à de la nourriture, la plupart dans des zones rurales. Toute action pour réduire le nombre de personnes souffrant de la faim affecte directement l'agriculture et le développement durable.
M. Diouf a rappelé que 24 milliards de dollars sont nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par le Sommet de l'agriculture de 1996. La part de l'agriculture a diminué dans l'aide au développement, et sans renversement de cette tendance, nous n'atteindrons pas nos objectifs. Ces 24 milliards se composent de cinq milliards d'aide alimentaire, 3 milliards de prêts; le reste doit être fourni par les pays en développement et les pays développés.
Intervenant sur la crise alimentaire actuelle de l'Afrique australe, M. Diouf a dit que dès le mois d'avril, la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM) avaient envoyé une mission dans la région. En juin, les deux agences ont approuvé une opération d'urgence d'un montant de 507 millions de dollars, afin de nourrir 13 millions de personnes. Aujourd'hui, seulement 26 millions ont été mobilisés. Les agences recherchent également 24 millions pour des semences et des engrais afin que les agriculteurs puissent maintenir leur capacité productive jusqu'à la prochaine récolte.
Interrogé sur la question de l'importation par les pays qui souffrent de la famine en Afrique centrale d'organismes génétiquement modifiés, M. Diouf a indiqué qu'avant de refuser l'aide alimentaire contenant des OGM, les pays d'Afrique australe qui font face à une sécheresse dévastatrice devraient sérieusement considérer les évidences scientifiques dont nous disposons.
Il a rappelé qu'il n'existe aujourd'hui aucun accord international concernant les OGM. La FAO, conjointement à l'Organisation mondiale de la santé, a mis sur pied un comité ad hoc "codex alimentarius" qui doit lever certaines questions sur les OGM et chercher à mettre sur pied des normes appropriées. Cependant, la FAO ne peut imposer des accords et c'est aux gouvernements que revient la tâche de prendre des décisions et de les appliquer. C'est une question de souveraineté et on ne peut se substituer aux gouvernements en la matière. Dans un communiqué de presse récent, la Commission européenne a indiqué qu'après avoir testé sept variétés de maïs génétiquement modifié, aucune ne présentait davantage de risques que le maïs normal. M. Diouf a rappelé que pour l'instant, seulement 26 % de l'aide alimentaire qui sera nécessaire en Afrique australe a été recueillie et que les pays en danger devraient réfléchir aux conséquences avant de refuser les aliments génétiquement modifiés.
Cette position est partagée par l'Organisation mondiale de la santé et le Programme mondial pour l'alimentation.
Une correspondante a demandé de savoir quelles étaient les évaluations scientifiques auxquelles M. Diouf se référait et qu'il existe des scientifiques qui mettent en garde contre les dangers des OGM. M. Diouf a dit baser ses commentaires sur les informations que les gouvernements et leurs dispositifs d'évaluation de la qualité de la nourriture fournissent. Il n'y a pas de source scientifique autre que les organes gouvernementaux de contrôle de qualité de la nourriture.
A une correspondante qui se demandait si la Déclaration finale du sommet mondial de 1996 est encore en vigueur, M. Diouf a répondu par l'affirmative. Le dernier Sommet a servi à se pencher sur les questions de la volonté politique et de ce qui manquait pour atteindre des objectifs qui avaient été fixés en 1996. Il ne s'agissait pas de rouvrir les dossiers mais plutôt de trouver les ressources pour financer les objectifs.
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