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Sommet
mondial pour le développement durable Département de l'information - Division de l'information et des médias - New York |
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| Johannesburg,
Afrique du Sud 26 août-4 septembre 2002 |
29 août 2002 |
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POUR L'UNION EUROPÉENNE, LES PARTENARIATS DOIVENT ETRE SUBORDONNÉS A DES OBJECTIFS POLITIQUEMENT DETERMINÉS ET FAIRE L'OBJET D'UN SUIVI
"Les partenariats de type II sont des instruments utiles et nécessaires pour promouvoir le développement durable, mais ils ne doivent pas être une excuse pour éviter les engagements gouvernementaux", a déclaré M. Hans Christian Schmidt, Ministre danois de l'environnement, (Présidence de l'Union europénne), lors d'une conférence de presse ce matin. "L'Union européenne souhaite que ce Sommet se solde par un accord politique clair, assorti d'objectifs bien définis qui puissent se traduire en actions concrètes. Nous sommes en faveur des partenariats avec le secteur privé et la société civile, car il faut agir à tous les niveaux, local, national, régional et international. Mais ces partenariats doivent compléter les engagements gouvernementaux, et non s'y substituer".
M. Schmidt a plaidé en faveur de l'établissement d'un mécanisme de suivi des partenariats. "Du fait des critiques adressées aux partenariats de la part des ONG, il faut, afin d'assurer la transparence du processus, que l'on dispose d'un mécanisme qui fournisse des informations sur le déroulement des partenariats et leur contribution aux objectifs fixés par le Sommet. Il est souhaitable que toutes les parties prenantes participent à ce suivi des résultats".
Pour M. Poul Nielson, Commissaire européen chargé du développement et de l'aide humanitaire, "la responsabilité essentielle du développement durable incombe aux gouvernements. Cependant, nous avons besoin d'instruments supplémentaires pour atteindre les objectifs fixés et les partenariats sont à cet égard utiles. Nous ne nous engagerons dans des partenariats que s'ils permettent d'avancer sur la mise en oeuvre des objectifs de l'agenda 21".
Citant l'exemple de nouveaux partenariats dans les domaines de l'eau et de l'énergie, que l'Union europénne annoncera la semaine prochaine, M. Nielson a indiqué que ces initiatives sont déterminées d'une part par les besoins des pays qui en bénéficieront et d'autre part par l'objectif de réduire de moitié d'ici à 2015 le nombre de personnes qui n'ont pas accès à l'eau potable.
L'Union européenne, a-t-il précisé, est déjà le principal donateur dans le domaine de l'accès à l'eau potable, avec une contribution de 1,4 milliards d'euros par an, et souhaite augmenter sa contribution. Les projets seront concentrés en Afrique et en Asie du Sud-Est.
En matière d'énergie, l'enjeu est de favoriser l'accès des populations les plus pauvres à des sources d'énergie, d'identifier les besoins en énergie et les moyens d'y répondre. L'Union européenne consacre 700 millions d'euros par an aux projets en énergie.
Mme Vasso Papandreou, Ministre grecque de l'environnement, a présenté les partenariats du type II que l'Union europénne a déjà conclus dans les domaines de l'eau, de l'énergie, de la santé, de l'agriculture, du respect de la bioversité. Un élément central de la réussite de ces partenariats est la participation de toutes les parties prenantes, a-t-elle expliqué.
Interrogés sur la position de l'Union européenne sur les énergies renouvelables, les panélistes se sont déclarés en faveur de l'établissement d'objectifs chiffrés au niveau mondial. L'Union europénne est en faveur d'un objectif de 15% pour 2010 et d'une augmentation de 2% de la production d'énergie renouvelable par an pour les pays développés. Les énergies renouvelables ne représentent pas nécessairement une charge économique, elles peuvent au contraire constituer des opportunités et des marchés nouveaux.
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