A propos de la Journée : Mettre
fin à l’impunité
des auteurs d’actes de violence
à l'égard des femmes et des filles
« Il
reste à accorder à la violence contre les femmes l’attention
prioritaire et les ressources requises à tous les niveaux pour s’y
attaquer avec le sérieux et la visibilité voulus »
Étude
approfondie du Secrétaire général
sur toutes les formes
de violence à l'égard des femmes (2006)
(A/61/122/Add.1)
La violence contre
les femmes et les filles, qui se manifeste de diverses façons selon
le contexte historique, le milieu social et culturel et la situation économique,
demeure de toute évidence une réalité dévastatrice
dans toutes les régions du monde. Les données et les recherches
ainsi que les témoignages de femmes et de filles recueillis dans le
monde entier en apportent la preuve effrayante. Cette violence est une violation
généralisée des droits fondamentaux et un obstacle de
taille à l’égalité des sexes, au développement
et à la paix.
Perpétrée
par l’État ou ses agents, au sein de la famille, ou bien par des étrangers,
dans la sphère publique ou privée, en temps de paix ou de guerre,
cette violence est inacceptable.
Des cadres juridiques
et des plans directeurs ont été mis en place, aux niveaux international,
régional et national, pour lutter contre les nombreuses formes de cette
violence perpétrée en public comme en privé. Cependant,
les progrès réalisés dans l’élaboration de
politiques, règles et normes juridiques internationales n’ont
pas été accompagnés d’avancées comparables
dans leur application, laquelle demeure insuffisante et incohérente
partout dans le monde.
Les États
ont l’obligation de protéger les femmes et les filles contre la
violence, d’amener les coupables à répondre de leurs actes
et d’assurer justice et réparation aux victimes. Il serait inacceptable
qu’ils se dérobent à cette obligation. Lorsque l’État
ne parvient pas à tenir les auteurs de violences responsables de leurs
actes et que la société les tolère, officiellement ou
non, cette impunité non seulement entraîne d’autres violences,
mais en outre véhicule l’idée que la violence masculine
contre les femmes est à la fois acceptable et normale. Elle a aussi
pour effet de nier toute justice à chaque victime ou survivante et d’accentuer
les inégalités entre les sexes.
L’élimination
de la violence contre les femmes demeure l’un des défis les plus
préoccupants et les plus pressants de notre époque. Face à la
violence, notre devoir à tous est d’agir. Chacun d’entre
nous doit promouvoir un milieu politique et social qui exclue à tout
jamais la violence contre les femmes et les filles; où amis, parents,
voisins, hommes et femmes, agissent pour que les auteurs de tels actes ne restent
pas impunis.
Un débat
sur ce thème marquera la célébration officielle, le 8 mars
2007, de la Journée internationale de la femme, organisée par
l’ONU. On examinera à cette occasion des pratiques ayant fait
leurs preuves ainsi que divers moyens possibles d’éliminer la
violence et de mettre un terme à l’impunité à tous
les niveaux, local aussi bien que mondial. Cette initiative permettra de recueillir
les vues de parlementaires, de responsables de l’application des lois,
de représentants de la société civile et des médias
sur divers aspects du problème.
|