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Journée internationale de la femme 2003
L'égalité des sexes et les objectifs de développement
énoncés
dans la Déclaration du Millénaire
L'autonomisation
des femmes, garante de la réalisation des objectifs
du Millénaire pour le développement
UIT grands objectifs de
développement sont énoncés dans la Déclaration
du Millénaire. Si l'un d'entre eux vise expressément
à promouvoir l'égalité des sexes, il
ne fait aucun doute que l'autonomisation des femmes est absolument
vitale pour réaliser l'ensemble des objectifs fixés.
En septembre 2000, au Sommet du Millénaire, rassemblement
sans précédent de dirigeants du monde entier,
147 chefs d'État et de gouvernement et les 189 nations
représentées se sont mis d'accord sur un ensemble
novateur d'objectifs et de cibles chiffrés et assortis
de délais. Ces objectifs du Millénaire pour
le développement visent à lutter contre la pauvreté,
la faim, la maladie, l'analphabétisme, la détérioration
de l'environnement et la discrimination à l'égard
des femmes. La Déclaration du Millénaire énonce
également un vaste éventail d'engagements en
matière de droits de l'homme, de bonne gouvernance
et de démocratie.
Parmi les huit objectifs du Millénaire pour le développement,
l'Objectif 3 vise à rendre les femmes autonomes et
à promouvoir l'égalité des sexes, fixant
pour cela des critères précis - éliminer
d'ici à 2015 les disparités entre les sexes
à tous les niveaux de l'enseignement - avec des indicateurs
supplémentaires concernant l'emploi des femmes et la
proportion de sièges parlementaires occupés
par des femmes. On a toutefois le sentiment général
que l'égalité des sexes est une composante transversale
indispensable pour atteindre l'ensemble des objectifs fixés.
" Tel qu'il est clairement indiqué dans la Déclaration
du Millénaire, dans l'action que nous menons en vue
d'atteindre ces objectifs, l'égalité des sexes
n'est pas seulement un but en soi; elle est indispensable
pour atteindre tous les autres objectifs ", a déclaré
Kofi Annan, Secrétaire général de l'Organisation
des Nations Unies. " Toutes les études menées
jusqu'à présent ont montré qu'aucune
stratégie en matière de développement
ne saurait être efficace si l'on n'y accorde pas aux
femmes un rôle de premier plan ", a-t-il ajouté.
Objectifs
du Millénaire pour le développement à
atteindre d'ici à 2015 :
Objectif 1 -- Réduire de moitié l'extrême
pauvreté et la faim
Objectif 2 -- Assurer l'éducation primaire pour
tous
Objectif 3 -- Autonomiser les femmes et promouvoir
l'égalité des sexes
Objectif 4 -- Réduire de deux tiers le taux
de mortalité des enfants de moins de 5 ans
Objectif 5 -- Réduire de trois quarts le taux
de mortalité maternelle
Objectif 6 -- Inverser la tendance actuelle à
la propagation des maladies, en particulier du VIH/sida et
du paludisme
Objectif 7 -- Assurer un environnement durable
Objectif 8 -- Mettre en place un partenariat mondial
pour le développement, avec des objectifs en matière
d'aide, de commerce et d'allègement de la dette
Selon
la Banque mondiale, il est de plus en plus évident
que, lorsque l'égalité des sexes est mieux réalisée,
" la croissance économique tend à être
plus rapide, les pauvres sortent plus vite de la pauvreté
et les conditions de vie des hommes, des femmes et des enfants
s'améliorent ". De nombreuses études montrent
aussi que les politiques qui investissent dans les femmes
donnent des résultats tangibles et indiquent généralement
que l'égalité des sexes et la sensibilisation
à cette question constituent des moyens indispensables
du développement et l'un de ses objectifs. Dans les
débats portant sur le développement, on avait
jusqu'à présent tendance à s'intéresser
aux femmes essentiellement en leur qualité de mère,
surtout dans les domaines liés à la procréation
(services en matière de population, nutrition, éducation
et services en faveur des enfants, par exemple); elles étaient
absentes dans d'autres domaines, comme les programmes en faveur
de l'emploi et les programmes de réforme agraire, par
exemple. Les stratégies de développement doivent
accorder plus d'attention à l'égalité
des sexes dans le partage des bienfaits et des résultats
entre tous les objectifs en matière de développement.
Eveline Herfkens, Coordonnatrice exécutive de la Campagne
sur les objectifs du Millénaire pour le développement,
a souligné que, les femmes étant majoritaires
dans la population qui vit avec moins d'un dollar par jour
- la mesure de l'extrême pauvreté - aucun des
objectifs ne pourra être atteint tant que l'Objectif
3 n'aura pas été réalisé. Qualifiant
cette stratégie de " stratégie où
tout le monde est gagnant ", elle a dit que tous cautionnaient
les objectifs du Millénaire pour le développement
comme un dispositif visant à gagner du temps et à
recentrer l'action menée sur l'être humain. Elle
a ajouté que, pour réaliser ces objectifs, il
faudrait commencer à considérer les femmes comme
des acteurs du développement, et non plus uniquement
comme des victimes ou des bénéficiaires.
Bien
que, dans la Déclaration du Millénaire, il soit
énoncé que l'égalité des droits
et des chances des femmes et des hommes doit être assurée,
la Banque mondiale rapporte que, dans aucune région
du monde en développement, les femmes ne disposent
des mêmes droits que les hommes sur les plans juridique,
social et économique. Si, au cours de ces 20 dernières
années, certains progrès ont été
réalisés en matière d'égalité
des sexes dans les domaines de la santé et de la scolarisation,
d'importantes disparités persistent dans certains pays.
L'éducation est beaucoup plus accessible aux garçons
qu'aux filles. Pour assurer l'éducation primaire pour
tous, il faut prendre d'autres mesures pour promouvoir la
scolarisation des filles et changer les croyances et les stéréotypes
culturels qui, associés à l'extrême pauvreté,
sont souvent responsables d'un fort taux d'abandon scolaire
chez les filles.
Les disparités entre femmes et hommes sont fréquentes
en matière d'accès aux ressources et de leur
maîtrise, de perspectives économiques ou encore
de pouvoir et de représentation politique. À
ce jour, seuls quatre pays (la Suède, le Danemark,
la Finlande et la Norvège) sont parvenus à combiner
un taux de scolarisation dans l'enseignement secondaire sensiblement
égal pour les filles et pour les garçons, un
taux d'occupation par les femmes des sièges parlementaires
au moins égal à 30 % et un taux d'occupation
par les femmes des emplois rémunérés
dans les secteurs non agricoles d'environ 50 %.
Dans la plupart des pays, l'accès aux services sociaux
et aux ressources productives demeure plus difficile pour
les femmes que pour les hommes :
-
Les
femmes restent largement sous-représentées
dans les assemblées nationales et les conseils municipaux,
avec en moyenne seulement 14 % des sièges au parlement
national.
-
Dans
la majorité des pays à faible revenu, les
filles ont moins de chances que les garçons de fréquenter
l'école. Même lorsque les taux de scolarisation
des garçons et des filles sont identiques au départ,
ces dernières courent davantage le risque d'abandonner
leur scolarité.
-
Dans
les pays industrialisés, la rémunération
des femmes du secteur salarié représente en
moyenne 77 % de celle des hommes; dans les pays en développement,
le pourcentage est de 73 %.
Figure
1
Dans aucune région du monde, les femmes ne jouissent
des mêmes droits que les hommes sur les plans juridique,
social et économique

Source
: Banque mondiale, 2001.
Figure
2
La proportion de sièges parlementaires occupés
par des femmes demeure faible

Source
: Union interparlementaire, 2003.
Les
femmes et la pauvreté
Le nombre de personnes qui vivent dans l'extrême pauvreté
à l'échelle mondiale, soit avec moins d'un dollar
par jour, dépasse 1,3 milliard. Les femmes, en particulier
dans les pays en développement, souffrent davantage
de la pauvreté. Bien qu'il soit difficile d'en déterminer
avec précision la proportion, du fait de l'absence
de statistiques sur la question, il est communément
admis que la majorité des pauvres sont des femmes (60
à 70 %).
De surcroît, l'écart entre les femmes et les
hommes victimes du cycle de la pauvreté n'a cessé
de se creuser au cours des 10 dernières années.
Les
femmes qui vivent dans la pauvreté se voient souvent
refuser tout accès aux ressources essentielles, telles
que le crédit, la terre et l'héritage. Bien
souvent, leur travail n'est pas récompensé et
n'est pas pris en compte. Leurs besoins en matière
de soins médicaux et de nutrition ne sont pas jugés
prioritaires, elle n'ont pas suffisamment accès à
l'éducation ou aux services d'appui, et leur participation
à la prise de décisions au sein de la famille
ou de la communauté est très réduite.
La discrimination à l'égard des femmes tend
à se renforcer à mesure que l'on descend dans
l'échelle des revenus. Les femmes qui vivent dans la
pauvreté sont rendues plus vulnérables du fait
qu'elles ne disposent pas des mêmes possibilités
d'accès aux ressources productives ou de maîtrise
de leur propre travail et de leurs revenus que les hommes.
Non seulement l'inégalité entre les sexes aggrave-t-elle
la pauvreté, mais la pauvreté aggrave, elle
aussi, les disparités entre hommes et femmes. L'écart
entre filles et garçons en matière d'accès
à l'éducation ou aux soins de santé est
plus grand parmi les groupes défavorisés que
parmi ceux qui ont des revenus plus élevés.
Les hommes pauvres ont généralement moins d'influence
que les autres hommes au niveau local, et ce sont les femmes
pauvres qui en ont le moins. De telles disparités pénalisent
les femmes et les filles et entravent leur capacité
de participer au développement et d'en bénéficier.
Le
problème de l'accès à l'eau potable illustre
clairement la façon dont les disparités entres
les hommes et les femmes viennent aggraver la pauvreté
chez les femmes. Plus d'un milliard de personnes n'ont pas
accès à l'eau potable, soit environ un sixième
de la population mondiale, et 2,4 milliards (40 % de la population
mondiale) n'ont pas accès à des services d'assainissement
adéquats. Sans accès immédiat à
l'eau salubre, les pauvres et, en particulier, les femmes
et les filles, consacrent une grande partie de leur temps
à tenter d'en trouver. Quelque 6 000 enfants meurent
chaque jour de maladies associées à la consommation
d'eau insalubre et à des conditions sanitaires et d'hygiène
déplorables. L'insalubrité de l'eau et l'absence
d'hygiène sont responsables d'environ 80 % de l'ensemble
des maladies qui frappent les pays en développement.
Ce sont les femmes et les filles qui souffrent le plus de
l'absence d'installations sanitaires.
Collecte
de l'eau de pluie : autonomisation des femmes au Kenya
Les
femmes Masai ont participé à une nouvelle
initiative pilote de lutte contre la sécheresse
qui devrait permettre de réduire considérablement
le temps passé à chercher et à recueillir
de l'eau propre et salubre en quantité suffisante.
Ce projet prévoit la collecte de l'eau de pluie
au moyen de réservoirs spéciaux peu coûteux
et de mini-réservoirs creusés dans le sol.
Les femmes peuvent ainsi recueillir de l'eau douce non
polluée devant chez elles, au lieu d'être
contraintes de parcourir de longues distances.
Le projet s'inscrit dans le cadre plus vaste d'une initiative
internationale, financée par le Gouvernement suédois
et exécutée par EarthCare Africa, qui a
mis au point le projet pour le compte du Programme des
Nations Unies pour l'environnement. Des projets analogues
sont en cours au Népal, en Inde, au Bhoutan et
aux Tonga.
Des équipements pouvant contenir plus de 520 000
litres d'eau de pluie ont déjà été
installés en trois endroits au Kenya. La création
de jardins potagers est l'une des retombées escomptées
du projet, la présence d'un sol humide autour des
mini-réservoirs produisant les conditions idéales
pour la croissance de petites parcelles de cultures. |
L'analphabétisme
chez les femmes
Les
deux tiers des 876 millions d'analphabètes qui existent
dans le monde sont des femmes. Sur les 113 millions d'enfants
d'âge scolaire qui ne sont pas scolarisés dans
l'enseignement primaire, près des deux tiers sont des
filles. Ces statistiques montrent une situation déplorable,
mais il y a eu des avancées. Au cours de la seconde
moitié du XXe siècle, le taux de scolarisation
des filles dans l'enseignement primaire a pratiquement doublé
en Asie du Sud, en Afrique subsaharienne, en Afrique du Nord
et au Moyen-Orient, augmentant plus rapidement que celui des
garçons. Toutefois, le nombre de filles terminant leurs
études primaires est inférieur à celui
des garçons. Lorsque les filles atteignent 18 ans,
leur scolarisation est plus courte de 4,4 années en
moyenne que celle des garçons.
L'analphabétisme des femmes résulte de nombreux
facteurs interdépendants. Dans de nombreux pays, on
considère que les filles doivent aider aux travaux
ménagers dès leur plus jeune âge, ce qui
les empêche de fréquenter l'école. Certains
pays considèrent qu'il n'est pas indispensable que
les femmes soient scolarisées et jugent parfois que
l'éducation est contraire au rôle traditionnel
qui est attendu d'elles. Si les facteurs sociaux et culturels
ont une influence majeure sur l'accès des femmes à
l'éducation, la pauvreté est le principal obstacle
à l'éducation, en particulier pour les filles.
Koïchiro Matsuura, Directeur général de
l'UNESCO, souligne les liens entre l'éducation et la
pauvreté lorsqu'il demande : " Comment éliminer
la pauvreté tant que les racines de l'ignorance restent
intactes? " L'alphabétisation, en particulier
celle des femmes, est l'un des facteurs les plus importants
pour parvenir à un développement durable et
équitable. Les femmes ayant fait des études
ont généralement des revenus plus élevés
que les autres et sont mieux en mesure de subvenir aux besoins
de leur famille. Les données publiées par l'ONU
montrent que les femmes qui ont fait des études ont
une famille moins nombreuse et espacent mieux les naissances
de leurs enfants. Les mères alphabétisées
ont plus tendance que celles qui sont analphabètes
à envoyer leurs enfants, y compris les filles, à
l'école.
Les études montrent que le niveau d'instruction de
la mère est l'un des facteurs ayant le plus d'impact
sur le taux de mortalité des enfants de moins 5 ans.
Ainsi, l'éducation des femmes a une importance fondamentale
pour la réalisation de l'objectif 4 parmi les objectifs
du Millénaire, qui est de réduire de deux tiers
la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Les mères
qui ont été scolarisées font des choix
plus judicieux en matière de nutrition et de santé
pour elles-mêmes et pour leurs enfants et leurs enfants
sont généralement en meilleure santé
que ceux des femmes sans instruction.
Figure
3
Augmentation des taux d'immunisation des enfants en fonction
du niveau d'instruction de la mère
Proportion d'enfants âgés de 12 à 23
mois ayant été vaccinés, en fonction
du niveau d'instruction de la mère

Source
: Banque mondiale, 2001.
Note : Toutes les valeurs régionales sont des moyennes
démographiques pondérées.
Bangladesh
: Éduquer les filles
Aussi
récemment qu'en 1991, le degré d'instruction
des femmes du Bangladesh était l'un des plus bas
au monde. Quatre-vingt pour cent d'entre elles étaient
analphabètes. Dotées d'une formation très
sommaire et mal informées en matière de
soins de santé, de planification familiale et de
nutrition, elles étaient prisonnières d'un
cycle de dépendance. Afin que les filles d'âge
scolaire, en particulier celles des zones rurales, reçoivent
une instruction, la Banque mondiale et le Gouvernement
ont lancé, au début des années 90,
un projet d'aide à la scolarisation des filles
dans l'enseignement secondaire. Dans le cadre de ce projet,
des incitations étaient offertes pour les maintenir
à l'école, ce qui a entraîné
une forte augmentation du nombre de filles inscrites dans
les établissements de l'enseignement secondaire.
Les participants, pour la plupart des filles issues de
familles rurales pauvres, reçoivent une modeste
allocation destinée à atténuer le
coût de leur éducation. Afin d'encourager
les écoles à accepter des filles, il a également
été versé à celles ayant décidé
de participer au programme une subvention au titre des
droits de scolarité. Dans les secteurs visés
par le projet, le taux de scolarisation des filles a plus
que doublé, passant de 462 000 en 1994, à
plus d'un million en 2001. Entre 1992 et 1995, le pourcentage
global des filles mariées précocement a
baissé dans ces secteurs, passant de 19 % à
14 % pour les filles âgées de 13 à
15 ans, et de 72 % à 64 % pour celles âgées
de 16 à 19 ans. Si l'éducation des filles
favorise leur développement personnel, elle a en
outre de nombreux autres avantages. Il a été
démontré qu'un degré d'instruction
élevé chez les filles atténuait des
problèmes tels que les taux de natalité
élevés, les pratiques sanitaires nocives
et les taux de mortalité infantile élevés.
Le projet continue d'appuyer l'effort très énergique
poursuivi par le Gouvernement du Bangladesh, afin de permettre
aux filles pauvres des zones rurales d'améliorer
leur propre vie et, en même temps, le bien-être
du pays.
Suivant les objectifs du Millénaire pour le développement,
il faut parvenir à des taux de scolarisation égaux
pour les filles et les garçons dans l'enseignement
primaire et secondaire d'ici à 2005. En 1995, dans
les pays à faible revenu, les filles ne représentaient
que 43 % des effectifs bruts scolarisés dans l'enseignement
primaire. dans l'enseignement secondaire augmente plus
rapidement que celui des garçons, elles ne représenteront
que 47 % de l'ensemble des effectifs de l'enseignement
primaire d'ici à 2005. Les disparités entre
les filles et les garçons en matière d'éducation
varient considérablement d'un pays à l'autre.
Elles sont importantes en Afrique de l'Ouest, en Afrique
centrale et en Afrique du Nord, ainsi qu'en Asie du Sud.
Ainsi, en Inde, on note un écart de 16,6 % entre
les taux de scolarisation des filles et des garçons
âgés de 6 à 14 ans. Au Niger, le taux
d'inscription des garçons de 6 à 14 ans
est supérieur de 41 % à celui des filles.
©
2002 Groupe de la Banque mondiale
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L'extrême
gravité du problème du VIH/sida
Les femmes représentent environ la moitié des
40 millions de personnes séropositives ou atteintes
du sida dans le monde, dont 95 % dans les pays en développement
et 70 % en Afrique subsaharienne. Rien n'illustre mieux à
quel point il est vital de donner aux femmes des moyens d'action,
si l'on veut réaliser les objectifs du Millénaire
pour le développement, que les résultats d'une
mission sur le VIH/sida entreprise récemment en Afrique
australe, par divers organismes des Nations Unies, sous la
direction de Stephen Lewis, Envoyé spécial du
Secrétaire général sur le VIH/sida en
Afrique.
Statistiques
régionales et caractéristiques du VIH/sida,
fin 2002
Données ONUSIDA
|
Région
|
Personnes
infectées par le sida
|
Pourcentage de femmes parmi les adultes séropositifs
|
|
Afrique
subsaharienne
|
29.4
millions
|
58%
|
|
Afrique
du Nord et Moyen-Orient
|
550
000
|
55%
|
|
Asie
du Sud et Asie du Sud-Est
|
6.0
millions
|
36%
|
|
Asie
de l'Est et Pacifique
|
1.2
million
|
24%
|
|
Amérique
latine
|
1.5
million
|
30%
|
|
Caraïbes
|
440
000
|
50%
|
|
Europe
orientale et Asie centrale
|
1.2
million
|
27%
|
|
Europe
occidentale
|
570
000
|
25%
|
|
Amérique
du Nord
|
980
000
|
20%
|
|
Australie
et Nouvelle-Zélande
|
15
000
|
7%
|
|
Total
|
42
millions
|
50%
|
Les
résultats de la mission démontrent de manière
convaincante que l'Afrique australe connaît une nouvelle
variante de la famine, une faim de nature différente,
une pénurie de vivres et une catastrophe agricole,
aggravée par la sécheresse mais, dans une large
mesure, provoquée par le VIH/sida.
La mission a constaté que, partout, les femmes sont
affectées par ce fléau. Même si elles
ne sont pas infectées elles-mêmes, elles doivent
assumer la charge des soins à domicile, un travail
qui n'est ni reconnu ni rémunéré. Au
cours des 10 dernières années, la pandémie
de sida a tué plus de 7 millions d'ouvriers agricoles,
en grande majorité des femmes.
" Les femmes sont effroyablement vulnérables ",
a dit Stephen Lewis, ajoutant que " Partout où
le rôle des femmes a été déprécié,
le problème se pose avec plus d'acuité, en particulier,
en Afrique australe ".
Dans le message qu'il a adressé à l'occasion
de la Journée internationale de la femme, en 2003,
Kofi Annan, Secrétaire général de l'ONU,
a souligné la nécessité d'une action
urgente et déclaré : " Il n'y a pas de
temps à perdre si nous voulons atteindre les objectifs
du Millénaire pour le développement d'ici à
la date butoir de 2015. Ce n'est qu'en valorisant le rôle
des femmes que nous pourrons y parvenir. Quand les femmes
prospèrent, toute la société en tire
avantage et les générations nouvelles prennent
un meilleur départ dans la vie ".
Pour
des informations supplémentaires sur :
Les objectifs de développement
de l'ONU pour le Millénaire
Contact
pour les médias
Myriam Dessables
Division de la communication stratégique
Département de l'information de l'ONU
Courrier électronique : mediainfo@un.org
Publié par le Département de l'information de
l'ONU - DPI/2302 - février 2003
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