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Rôle de l'ONU

Le Programme d'action adopté par la Conférence sur les femmes insiste fréquemment sur le rôle central que le système des Nations Unies doit jouer dans le contrôle de son application, mais aussi pour en faciliter l'exécution dans de nombreux domaines grâce à ses propres programmes et politiques. Il a été clairement établi qu'on attend des responsables de l'ONU aux échelons les plus élevés qu'ils s'engagent à veiller à intégrer une perspective sexospécifique dans toutes les activités du système des Nations Unies et à promouvoir les femmes au sein de l'Organisation elle-même. Le Programme a également noté que la réforme et la revitalisation en cours de l'Organisation sont essentielles pour le suivi effectif des engagements pris à Beijing.
La Conférence de Beijing a insisté en particulier sur une interaction plus efficace entre les principaux organismes des Nations Unies qui relèvent du Conseil économique et social et qui axent leurs activités sur les problèmes des femmes, notamment l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW), le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), la Division des Nations Unies pour la promotion de la femme, la Commission de la condition de la femme et le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes.

Le Conseil économique et social est responsable du contrôle de la coordination à l'échelle du système de la mise en ouvre du Programme et il présente des recommandations, en se fondant en grande partie sur des rapports de la Commission de la condition de la femme. Le Conseil consacrera son segment de coordination à l'intégration des perspectives sexospécifiques dans tous les programmes et politiques du système des Nations Unies. Il prévoit de consacrer au moins un segment de haut niveau, d'ici à l'an 2000, à la promotion de la femme et à l'application du Programme d'action avec la participation d'institutions spécialisées, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI); et de consacrer au moins un segment d'activités opérationnelles à la coordination des activités de développement liées aux problèmes sexospécifiques, sur la base d'un plan quinquennal à l'échelle du système, en vue d'établir des principes directeurs et des procédures afin que les fonds et programmes du système des Nations Unies appliquent le Programme.

La responsabilité de la coordination de la politique des Nations Unies pour l'exécution du Programme d'action incombe au Secrétaire général, en sa qualité de Président du Comité administratif de coordination (CAC), dont les membres comprennent tous les directeurs d'institutions et de programmes à l'échelle du système. Comme il avait été demandé à Beijing, le Secrétaire général a proposé la mise en place d'un comité interinstitutions sur les femmes et l'égalité des sexes, ce qui a été accepté par le CAC en avril 1996. Ce comité fait partie intégrante des dispositions mises en place sous l'égide du CAC pour le suivi intégré et coordonné, à l'échelle du système, des récentes conférences des Nations Unies. Le Secrétaire général a également nommé un sous-secrétaire général qui sera son conseiller spécial pour tous les problèmes concernant la condition de la femme et l'aidera à veiller à la mise en ouvre du Programme d'action dans l'ensemble du système, en collaboration étroite avec la Division pour la promotion de la femme. Le Secrétaire général a proposé que son conseiller principal préside, à ce titre, le Comité interinstitutions du CAC sur les femmes et l'égalité entre les sexes, qui sera étroitement associé aux autres équipes spéciales interorganisations.


Le suivi des Nations Unies

La Division pour la promotion de la femme joue un rôle de coordination pour le plan à moyen terme, 1996-2001, dans l'ensemble du système et sert de secrétariat à la coordination interinstitutions pour la promotion de la femme. La Division, qui fait partie du Département de la coordination des politiques et du développement durable (DCPDD), est la principale unité au sein du Secrétariat des Nations Unies à s'occuper des problèmes concernant la promotion de la femme, mais il existe également une antenne qui s'intéresse à la question au sein de l'Organisation et qui opère dans le Bureau de la gestion des ressources humaines. La Division pour la promotion de la femme supervise les efforts menés pour renforcer la coordination et améliorer les services de fond et les décisions à l'échelon mondial qui sont proposés à la Commission de la condition de la femme, au Comité pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et autres organismes intéressés. La décision, prise par le Secrétaire général au cours de la restructuration des secteurs économiques et sociaux, de placer la division au sein du DCPDD, visait à assurer que l'on tienne compte des questions sexospécifiques lors de l'élaboration des politiques et de la coordination, notamment pour le service des mécanismes intergouvernementaux.

Le plan à moyen terme à l'échelle du système pour la promotion de la femme pour la période 1996-2001, qui reflète les propositions d'action faites par le système des Nations Unies pour le suivi de Beijing ainsi que pour d'autres conférences mondiales, offre au système des Nations Unies le moyen d'appliquer le Programme d'action et d'autres recommandations qui en découlent sur les questions sexospécifiques soulevées par d'autres conférences. Toujours au cours de cette période de cinq ans, l'exécution des mandats interdépendants de la Conférence internationale sur la population et le développement, du Sommet mondial pour le développement et de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, en particulier, rendra nécessaire la mise au point d'indicateurs concernant les femmes et les hommes dans les contextes du secteur non structuré, de la prise de décisions, du travail non rémunéré, de la pauvreté, de la fillette et de la violence à l'encontre des femmes. Il faudra également compiler et diffuser les données de base et les méthodologies qui servent de fondement à ces nouveaux indicateurs et offrir une assistance technique au niveau national dans les pays en développement.

Le rôle opérationnel de l'UNIFEM dans le suivi de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes a été renforcé. Il continue de concentrer ses activités au niveau des pays dans le cadre du système du résident coordinateur du Programme des Nations Unies pour le développement. L'UNIFEM donne la priorité à l'émancipation des femmes aux niveaux économique et politique, soutient les organisations féminines en vue d'offrir aux femmes de meilleures chances de diriger, prendre des décisions et promouvoir leur cause.

Dans le même esprit, l'INSTRAW identifie les types de recherche et les méthodologies de recherche auxquels il faut accorder la priorité. Il renforce également les moyens d'action au niveau national pour mener des études sur les femmes et sur la recherche sexospécifique, notamment sur la condition de la fillette, et il met sur pied un réseau d'institutions de recherche qui s'acquitteront de ces tâches.

Les institutions financières internationales et les banques régionales de développement ont été invitées à examiner leurs dons et leurs prêts et à les affecter aux programmes qui mettent en ouvre le Programme d'action dans les pays en développement, en particulier en Afrique et dans les pays les moins avancés. Le FMI, l'Organisation mondiale du commerce et la Banque mondiale, ainsi que les organisations et organismes du système des Nations Unies, assistent les pays à économie de transition dans la conception et la mise en place des politiques et programmes pour la promotion de la femme.



 


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Copyright Organisation des Nations Unies 23 mai 1997 [Département de l'information]