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Journée
mondiale de l’eau 2006
En 2006, la Journée mondiale de l’eau aura
pour thème « L’eau et la culture ». En qualité
d’organisme des Nations Unies chargé de promouvoir la diversité
culturelle, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation,
la science et la culture (UNESCO) est l’institution du système
désignée pour coordonner les activités liées
à la célébration de la Journée mondiale de
l’eau dans le monde entier. Prière de consulter le site
Web officiel de la Journée mondiale de l’eau.
« L’eau n’est pas simplement un élément
essentiel de la vie, mais aussi un symbole spirituel présent dans
les prières, les coutumes et les rites des peuples du monde entier,
appartenant à des cultures, religions et valeurs spirituelles différentes.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau
2005, l’Organisation des Nations Unies a invité des chefs
spirituels et autochtones, des enfants et des personnes âgées,
à participer à une cérémonie pittoresque et
animée au Siège de l’Organisation à New York.
Les participants y ont présenté leurs propres manières
de vénérer l’eau et d’en apprécier l’importance,
grâce aux prières, aux chansons, à la danse et à
la poésie, preuve que l’eau permet d’unifier les peuples
et les croyances du monde entier. Ces façons, à la fois
différentes et communes, d’appréhender et de reconnaître
la valeur de l’eau soulignent l’importance d’une coopération
mondiale sur les questions liées à l’eau.
Trouvez
votre inspiration en découvrant quelques-unes des manifestations
organisées à cette occasion.
Message du Secrétaire général de
l’ONU, M. Kofi Annan, à l’occasion de la Journée
mondiale de l’eau,
le 22 mars 2006
Le
thème de la Journée mondiale de l’eau, cette année,
est « L’eau et la culture ». L’eau n’est
pas seulement indispensable à la vie, c’est également
une grande présence culturelle – elle inspire les artistes,
fait l’objet de recherches scientifiques et, dans beaucoup de traditions
et de religions, elle est un élément indispensable du rituel.
Malgré son importance et son caractère souvent sacré,
l’eau continue partout dans le monde à être gaspillée
et souillée, dans les villes comme dans les campagnes. À
ce jour, 18% de la population mondiale n’a pas l’eau potable;
40% n’ont pas de moyens d’hygiène élémentaires;
chaque jour, les maladies causées par l’eau souillée
font 6 000 morts, surtout des enfants.
C’est pourquoi l’Assemblée générale,
dans sa résolution proclamant la période 2005-2015 Décennie
internationale d’action sur le thème « L’eau,
source de vie », a préconisé une action concertée
pour atteindre les objectifs internationalement convenus d’accès
à l’eau et aux moyens d’assainissement.
L’Assemblée a également souligné qu’il
fallait faire participer les femmes au développement des ressources
en eau. Dans beaucoup de civilisations, en particulier dans beaucoup de
sociétés autochtones, ce sont les femmes qui ont la garde
de l’eau. Ce sont elles aussi qui doivent consacrer plusieurs heures
chaque jour à un travail harassant, la corvée d’eau.
Elles devraient pouvoir prendre une part plus appréciable aux décisions
sur la façon dont l’eau est utilisée et gérée,
de façon que leur pays puisse utiliser au mieux leurs connaissances,
leur savoir-faire, et leur travail.
Cette année, la célébration de la Journée
mondiale de l’eau coïncide avec le quatrième Forum mondial
de l’eau, organisé à Mexico. J’engage tous les
participants à ce forum à travailler ensemble pour adresser
au monde un message clair sur l’urgence et la gravité du
problème.
La Journée mondiale marque également le lancement de la
deuxième édition du Rapport
mondial sur la mise en valeur des ressources en eau, produit par le
Programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau,
mis en œuvre par les Nations Unies. Cette publication montre ce qu’il
faut faire, dans le monde, pour tenter de résoudre les problèmes
de la gestion de l’eau, et ce que le système des Nations
Unies peut faire à cet égard. J’en recommande la diffusion
la plus large.
En cette Journée mondiale de l’eau, il nous faut reconnaître
l’importance culturelle, environnementale et économique de
l’eau propre et faire plus pour protéger l’état
de nos rivières, de nos lacs, de nos nappes aquifères. Il
faut aussi que la répartition de l’eau soit plus équitable
dans le monde et qu’elle soit utilisée plus sagement, en
particulier dans l’agriculture. Pour parvenir à cet objectif,
engageons à un effort soutenu les organisations internationales,
les gouvernements, les collectivités locales, toutes traditions
et civilisations confondues.
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