L’île après le cyclone : la Grenade
se débat pour se remettre de la dévastation
Ce n'est pas uniquement une question d’argent ! Trois mois avant
que le tsunami ne fasse la une, l’île paradisiaque de Grenade
a été dévastée par le cyclone tropical Ivan.
Le monde a réagi avec générosité à
l’époque, mais sept mois plus tard, la plupart des habitations
sont en ruine; ce qui montre bien que le relèvement, après
une catastrophe, nécessite un appui soutenu de la part de la communauté
internationale.
Sujet
A des océans du tsunami de décembre dernier, la petite île
de Grenade, dans les Caraïbes, est la preuve vivante de la difficulté
de transformer le déversement de l’aide internationale en
relèvement et en reconstruction. En septembre 2004, le cyclone
tropical a détruit 80% de l’infrastructure de la Grenade,
ravageant sur son passage les industries des épices et du tourisme.
Le monde a réagi avec générosité à
la calamité, qui a fait 39 morts parmi les 103,000 habitants de
l’île et a détruit 90 % des foyers. Mais sept mois
plus tard, « l’île des épices », connue
pour sa muscade, son macis, sa cannelle, son gingembre et ses girofles
se débat toujours pour s’en remettre.
La plupart des muscadiers qui font de la Grenade le deuxième producteur
mondial de noix de muscade ont été arrachés par Ivan
et bien que les bateaux de croisière soient de retour, avec les
touristes, la plupart des habitants n’ont pas encore reconstruit
leurs habitations. « Tout va très, très lentement
» d’après Michelle Gyles-McDonnough, Coordonnatrice
du bureau de liaison pour le Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD) à la Barbade. « Les capacités techniques, même
avant l’ouragan, étaient modestes dans la plupart des secteurs.
A présent, les progrès ont été gravement entravés.
Nous devons reconstruire certains systèmes de base jusqu'à
un niveau qui puisse nous permettre d’aller de l’avant ».
L’expérience de Grenade est identique à celle de
la ville de Bam (Iran) qui lutte pour se remettre du séisme de
2003. Ces deux cas illustrent clairement que le relèvement est
une affaire à long terme qui nécessite un appui soutenu
de la part de la communauté internationale.
Contexte
- L’objectif de la Grenade en matière de logements est
la reconstruction de 1,000 foyers en 2005. Au mois de mars, seules 23
habitations avaient été reconstruites avec l’aide
du gouvernement, tandis que 50 autres sont en chantier. On estime qu’il
faudra construire quelque 10 000 habitations, avec l’aide publique.
- Des milliers de personnes ont été traumatisées
par la catastrophe et la nécessité d’aborder la
dimension psychosociale de la crise constitue un élément
important du processus de relèvement, ce que le gouvernement
essaie de faire, en élaborant un programme destiné au
bien-être de la population.
- Parmi les faits positifs nouveaux, le secteur de l’éducation
est sur la voie du redressement, après avoir reçu un financement
relativement élevé et une attention importante de la part
de la communauté internationale. Tous les établissements
scolaires ont rouvert, bien que certains fonctionnent par roulement.
La plupart des bâtiments ont procédé à des
réparations au moins temporaires.
POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS
Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) :
Gerard Gomez, Conseiller en matière d’intervention à
des catastrophes régionales (Panama), Tél : +507 317 1748,
Courriel : gomezg@un.org
Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
:
Theo Gittens, Responsable de la communication (New York), Tél :
+1 212 906 5013, Courriel : thomas.gittens@undp.org;
Victor Arango, Expert en communications, Amérique latine et la
région des Caraïbes, et expert pour les questions du secteur
du privé et du développement, Tél : +1 212 906 6127,
Courriel : victor.arango@undp.org;
Michelle Gyles-McDonnough, Coordonnatrice, Bureau de liaison du PNUD,
St. George's, Grenade, Tél : +473 439 5599, Courriel : michelle.gyles.mcdonnough@undp.org
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